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« Leur présence et leur intensité sont sans rapport avec le decré de l’altération atrophique ; on les constate même dans des museles qui ne seront jamais atrophiés (1). »
Leevenhard (2) explique les contractions fibrillaires par l’inégale distribution de Pinflux nerveux; les fibres altérées étant dans l'impossibilité de recevoir leur quantité normale d’influx nerveux, celui-ci est renvoyé par surcroit dans les fibres saines, qui sont alors excitées et se contractent. Cette théorie, basée sur l'existence de l’influx nerveux, n’est guère admissible. |
Vulpian (3) rapproche ces sautillements, ces palpitations des fibres et des faisceaux musculaires, des oscillations paralytiques que présentent, ainsi que l’ont démontré Brown-Séquard et Schiff, les muscles dont les nerfs sont coupés.
Remarquons tout d’abord que ce phénomène ne doit pas tenir au processus atrophique qui se passe dans le muscle, quelqu’en soit la nature, attendu qu’il ne se présente à aucune période de leur maladie chez certains atrophiques, et que par contre il existe dans des muscles qui ne seront jamais atrophiés, voire même chez des sujets parfaitement sains. Il faut donc chercher ailleurs que dans l’altération musculaire le point de départ de ce phénomène.
Il nous semble que les contractions fibrillaires sont de même nature que les crampes, les spasmes, douloureux ou non, que l’on trouve si souvent associés aux tremblements musculaires dans cette maladie. Or, ces crampes sont évidem-
(1) Duchenne cite le fait d’un médecin qui, pendant quatre ans, offrit des contractions fibrillaires dans divers muscles du tronc, sans que, cependant, ceux-ci présentassent une amyotrophie consécutive.
(2) Thèse de Paris (1867).
(3) Lec. sur l'appareil vaso-moteur, t. IL.