‹ Contribution à l'étude de l'atrophie musculaire progressiveChapitre 14 sur 17 · SN: RO · texte numérisé non relu

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ment leffet d’une irritation nerveuse; est-ce la moelle, est-ce les nerfs qui sont le siège de cette irritation ? On sait que la névrite donne lieu très souvent à des spasmes douloureux, à. des crampes passagères, qui sont la conséquence de l’altération progressive des filets nerveux. S'il était démontré que dans l’atrophie musculaire progressive, les terminaisons nerveuses sont toujours atteintes par le processus inflammatoire , on trouverait peut-être, jusqu’à un certain point, dans ce fait, l'explication suffisante de la production des contractions fibrillaires(1); mais il est loin d’en être ainsi. Et en admettant même que ces lésions des nerfs soient constantes dans tous les cas, comment expliquer l’absence des contractions fibrillaires coexistant avec une altération des nerfs, telle qu’on l’a rencontrée chez notre malade ? Force est donc encore de remonter plus haut pour avoir l’explication pathogénique du phénomène.

Nous savons que la contraction est la conséquence d’une irritation purement dynamique que détermine par voisinage linflammation des cordons latéraux dans les cellules des cornes antérieures de la moelle. Cette irritation ne doit pas aller jusqu’à altérer la cellule ; autrement, ïil s’en suivrait une paralysie musculaire et une atrophie rapide ; il est nécessaire pour que la contracture ou la contraction puissent se produire, que l’irritation de la cellule motrice coincide avec son intégrité, à peu près complète. Rien n’est donc plus propre à les produire que la sclérose du tissu conjonctif, qui entoure les cellules motrices, peut-être aussi les filets radiculaires antérieurs. Il est à remarquer que dans la plupart des cas où se produisent les contractions fibrillaires, elles

(4) Cependant, d’après Hammond (Mal. du système nerveux),il n’y a jamais de contractions fibrillaires dans la névrite.

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