‹ Contribution à l'étude de l'atrophie musculaire progressiveChapitre 6 sur 17 · MID EE · texte numérisé non relu

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l'observation; à cette époque, elle eut une crise de catalepsie, et fut transportée à l’infirmerie où fut constaté l'état suivant :

1% novembre. État actuel. — Accès de catalepsie caractérisé par les symptômes suivants : sommeil léthargique profond, dont on ne peut tirer la malade ; yeux fermés ; contracture de la tête dans l'extension, de la mâchoire inférieure, et du corps tout entier ; on pourrait la soulever tout d’une pièce par la nuque, comme une barre rigide; perte de la connaissance et de la sensibilité ; la malade ne répond pas quand on l'interpelle ; la respiration est calme, le pouls est ralenti (1). Cette crise dure 8 jours pendant lesquels la malade se réveille environ une heure par jour; on en profite pour la nourrir et satisfaire ses besoins ; jamais, pendant ces 8 jours, d’excrétions involontaires. Puis la malade, après la crise, revient àelle, comme si elle semblait sortir d’un profond sommeil, toute raideur tétanique disparait. |

Si j'ajoute que ces crises se retrouvent fréquemment dans l’observation de la malade avec les mêmes caractères, ne durant, il est vrai,. que quelques heures au lieu de quelques jours, et qu'une fois la compression des ovaires fit avorter l'accès, j'aurai assez démontré la nature hystérique de ces phénomènes. J'arrive au point le plus intéressant, à l’atrophie musculaire dont on prend note quelque temps après.

Décembre. — Atrophie considérable des muscles sacro-spinaux dans toute leur étendue ; atrophie des muscles des fesses et des cuisses, surtout des triceps fémoraux ; pas d’atrophie des muscles des mollets; rien aux membres supérieurs, sauf un peu d’atrophie du deltoïde gauche. Pas d’atrophie de la face, ni de la langue. Force musculaire mesurée au dynamomètre : main droite, 55; main gauche, 50.

Lorsque la malade est debout elle se tient avec beaucoup de difficulté, le corps formant un are de cercle à convexité antérieure. Marche hanchée.

Pas de troubles de la sensibilité.

17 janvier 1882. — Douleurs vagues dans les jambes et les bras; la malade ne sort plus de son lit.

(1) Je résume ce point de l’observation, et ne relate ces phénomènes nerveux que pour montrer le tempérament hystérique de Vict.

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13 décembre 1882. — A la suite d’un érysipèle de la face, affection à laquelle la malade dit être sujette depuis une quinzaine d'années, on observe une pneumonie du sommet droit qui donne lieu à une grande dyspnée, et à une difficulté extrème dans la toux et l’expectoration. La pneumonie suit son cours et disparait sans laisser de traces.

14 mars 1883. — Troubles de la déglutition, anxiété respiratoire ; les matières alimentaires solides et liquides ne pouvant pénétrer dans l'œsophage, on introduit une sonde qui est arrêtée au niveau de l'union du pharynx et de l'œsophage, et qui détermine de la douleur et des spasmes violents.

Tout se calme en un jour, et il ne reste qu'un peu de douleur au niveau de l'œsophage, qui disparait peu après.

24 mai. — La malade se plaint de sécheresse de la bouche; polydipsie et polyurie qui durent quelques jours sans que l’on constate ni sucre ni albumine dans l'urine.

24 février 1885. — La malade ne peut se mouvoir sans aide dans son lit ; l’atrophie se généralise, les jambes sont envahies ainsi que les bras etles épaules ; les mains ne semblent guère atrophiées ; les mouvements d'opposition du pouce sont possibles. Rien à la face; la parole est nette, les läbiales sont bien prononcées.

Ensellure lombaire. Quand on essaye de mettre debout la malade, le corps se plie et elle tombe en avant, par suite de l’atrophie des muscles extenseurs du tronc.

On ne constate pas de frémissements fibrillaires, pas de troubles de la, sensibilité, pas de troubles thermiques.

Les réflexes rotuliens sont diminués, mais existent encore ; les muscles réagissent à peu près tous à l'électricité faradique ; la réaction est proportionnelle au volume du muscle (1).

Etat de la contractilité faradique pris le 80 mai:

Appareil à chariot; minimum d’excitation de l'éminence thénar chez l'homme sain : 9 cent.

(1) A cause de l'insuffisance de nos appareils, nous avons négligé la recherche de la réaction de dégénérescence.

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