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fait rien à la chose, mais nous le ferons avec d'autant plus de conviction que les présentations qui créent des difficultés dans certains cas comme le siège, ou une dystocie constante comme l'épaule, sont en nombre très restreint. Peut-être cependant, la proportion pour le siège serait-elle un peu prépondérante, puisqu'en moyenne, si il y a 19 sommets pour 20 accouchements il n’y a qu’un siège pour 35et nous en trouvons ici 40 pour 88, mais il ne faut pas oublier quesur ces 10 casilyen a 5 qui appartiennent à des grossesses doubles la gémellité étant alors plus imputable que la présentation, car il est presque de règle dans une grossesse double de voir l’un des fœtus arriver par la tête et l’autre par les pieds. Cela ne nous fait donc plus que 5 sièges pour 88 accouchements, et si nous remarquons que sur ces 3 femmes une seule est accouchée à terme nous pourrons dire, que la position et la présentation du fœlus, n’ont absolument aucune influence même aggravante sur l’apparition des crises éclamptiques.
Enfant mort. — 11 faut distinguer entre l'enfant mort ct macéré et l'enfant mort et putréfié. D'une façon géné- 1ale quand l'enfant est mort il se produit une sorte d'in- \olution de la grossesse qui semble rétrocéder et le plus souvent la mère n’éprouve pas le moindre trouble révélateur, si les membranes reslent inlactes, ce qui est la règle quand, si l'époque de la grossesse n'est pas près du terme. L'enfant loin du contact des germes, puisque les enveloppes formées par ces annexes constituent une barrière infranchissable, va se macérer ; or, la macération west point la putréfaction, et si la macération a quelque
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influence sur l’organisme maternel la putréfaction détermine des troubles profonds. La macéralion se fait sans dégagement de gaz putrides, ce qui est au contraire la règle obligée dans la putréfaction. 11 est facile de comprendre toutes les conséquences que ces stomaïnes qui passent dans l’organisme maternel vont apporter d'effets nuisibles, d'autant que celui-ci se trouvera déjà préparé par une insuffisance plus ou moins accentuée de ses émoncloires naturels. D'ailleurs encore, la macération s'accompagne d'un affaissement de l'utérus tandis que la putréfaction par l'expansion des gaz formés le dilate et apporte ainsi une gêne nouvelle à la circulation et au fonctionnement de tous les appareils, au même litre que la grossesse gémellaire ou l’hydramnios. Donc si la macération conserve quelque aclion nocive par la résorption du liquide amniotique, modifie la putréfaction au coniraire par sa double influence toxique et mécanique, prédispose plus encore la femme à l’éclampsie en s’ajoutant aux conditions que nous savons indispensables à cette affection.
Epidémie. — Imitation. — L'éclampsie n’est pas endémique dans les hôpitaux, elle vient tout à coup par séries, « par bourrasques », pour me servir de l'expression pitioresque employée par M. oo à ce sujet au dernier congrès d'obstétrique.
Smellie reconnaît une importance à des conditions at- . mosphériques peu connues ét Bouteilloux a consigné cette
remarque souvent faite dans les hospices que l’éclampsie n’est pas sporadique : € Une femme affectée de ce mal
nous en annonce souvent d’autres, nous dit Mme Lacharpelle. »
Wieger, un Mawsel, témoins aussi de ces successions de malades à certains moments, les expliquent par des influences épidémiques. Sous l'inspiration des idées actuelles, nous nous permettrons une réflexion à ce sujet. Alors que l'on ignorait les bases capitales de Pétiologie et qu'on ne soupçonnait l'existence ni des virus ni des parasites, la pensée de l’origine surnaturelle des épidémies s’imposait, variant seulement dans ses formules d’épidémicité, de génie épidémique. Ces termes supposaient des influences d'un caractère absolument abstrait, insaisissable, supérieur à notre intelligence et à nos moyens d'investigation. Aujourd’hui, beaucoup de maladies cessent d'être des épidémies au sens scolastique du mot, c'est-à-dire des maladies à étiologie incompréhensible pour relomber enfin dans le cadre des affections à filiation évidente et transmises de l'organisme malade à l’organisme sain. N’a-t-on pas longtemps parlé de ces cpidémies de fièvre puerpérale, attribuées à l'influence «’un génie occulte et dont la généralisation n’a eu pour intermédiaires que les mains des accoucheurs et des sages-femmes. Les anciens admettaient le dogme exclusif d’une épidémicité obscure, impénétrable, mais avec les progrès de la science qui vient chaque jour aflirmer le rôle prépondérant des micro-organismes dans la genèse des affections infectieuses, ces influences mystérieuses cèdent le pas à des causes mieux connues ou moins entrevues. Longtemps on a considéré comme exclusif l'un de l’autre les deux termes épidémie et contagion, mais
AD aujourd’hui la doctrine du génie épidémique a fait son - temps et il faut bien admettre que l’élément le plus commun de la propagation des maladies populaires de celles mêmes qui ont été qualifiées d’épidémies par excellence, c’estla contagion.
Que d'affections réputées supéricures à l'accès de notre raison et dont le prétendu génie épidémique est venu s’évanouir devant la constatation bien précise de leur contagiosité !
Les découvertes bactériologiques ont fait justice en partie de ce mystère insondable de l’épidémicité, sorte d’arche sainte à laquelle il était défendu de toucher, tant on croyait au-dessus des forces humaines la connaissance de la cause. La foi constitue une infériorité en matière scientifique puisqu'elle exclut le raisonnement et la recherche du pourquoi et du comment des choses. Cherchez et vous trouverez, s’est la doctrine du jour consolidée déjà parles progrès réalisés. Cependant ce serait une erreur de considérer la contagion comme seule cause des épidémies, et si nous osons espérer que l'élément spécifique de l’éclampsie sera un jour nettement connu, nous ne saurions l’affirmer, et après l'engouement des premières heures, nous avons vu dans les derniers débats à ce sujet, cobien l'accord était loin d'être fait. C’est à dessein que nous sommes restés dans ces vues générales car trop souvent l'erreur est à côté de l'innovation. D’ailleurs peu importe la doctrine, épidémie ou contagion, le fait existe en clinique, il est admis presque par tout le monde, il est indéniable et les exemples sont nombreux. Nous avons été frappé dès le premier abord par la varia-
bilité et l'inégalité observées chaque année à la clinique et tandis que 1872 compte une série des plus riches puisque nous avons trouvé 13 cas, 1873 au contraire n’en a que 5 ; 1877 revient à 12, tandis que l’année suivante en 1880 nous trouvons seulement 7 cas. Et même pendant ces années ce n’est pas isolément qu'ils se manifestent.
En 1872.
1T-janvier.;4.1:..1* Paris, Valentine.
A1- janvier. .< 21 1Lemoine.
D ciévrier. 4. + :1Bridoux:
12% février...» "Boucheron.
Voilà dans l’espace d’un mois seulement quatre femmes éclamptiques.
Au mois de mai nouvelle série:
17 mai.
& mai.
5 mai. ®
Il suffit de jeter les yeux sur nos tableaux, pour se rendre compte de la succession aux divers moments des cas observés.
Me Lachapelle et avec elle Miquel, admettaient l'imitation ; nous ne saurions nier cette influence, cependant ce n’est pas sans quelque restriction que nous l’accepterions, à une époque surtout où l'éclampsie et l’hystérie étaient connues comme de proches parentes pour ne pas dire l'expression un peu changeante d'une même personnalité. Certes l'imitalion nerveuse est un fait bien connu, nous sayons combien elle agit dans l'hystérie, la chorée,
Par en ressentir. Nous Sommes prêts à l’accepter même dans l’éclampsie Pour les femmes douées d’une impression.
des convulsions, l'éclampsie en un mot puisqu'il s’agit de femmes enceintes el albuminuriques.
«€ La différence des dispositions individuelles et d’autres circonstances tout aussi difficiles à. apprécier, sont les raisons qui favorisent l'apparition des accès chez les” les unes, leur absence chez les autres, disent Reynaud et