LATE
tante partie de l’obstétrique constituée par la pathologie de la grossesse pour s'en convaincre.
Tour à tour l'estomac, les poumons, le cœur, le sang, le rein, le foie, les sécrétions en général, le système nerveux dans ses manifestations sensorielles affectives et intellectuelles, sont éprouvés par la gestation. L’augmentation de volume de l'utérus, la distension exagérée des parois abdominales qui réagissent à leur tour pour augmenter Ja compression des viscères, la gêne apportée an libre fonctionnement des organes du côté de l'utérus et de tous les émonctoires en général, n'est-ce pas là des raisons suffisantes pour accroître l’auto-infection et favoriser Papparilion des accidents éclamptiques justiciables par dessus tout de l’accumulation dans le sang de déchets organiques doués d’une toxicité bien connue.
M. Chambrelent n'a-t-il pas démontré la toxicité manifestement moindre de l'urine des femmes enceintes comparée à la toxicité normale. Tandis que la quantité d'urine physiologique pour tuer un kilogramme de lapin est d’après Bouchard de 45 centimètres cubes, il a constaté qu'il fallait toujours injecter une quantité beaucoup plus considérable d'urine, lorsque cette urine provenail d’une femme enceinte. Ces faits démontrent, que pendant la grossesse il y a rétention dans l’organisme d’une certaine quantité de matières toxiques, ce qui explique la prédisposition de la parturiente à l’auto-intoxication éclamptique. |
Nous sommes arrivés maintenant aux causes que nous avons appelées aggravantes ; elles n’ont pas une valeur suffisante pour créer de loute pièce l'éclampsie en lant
qu’entité morbide. Elles peuvent faire éciore plus tôt la manifestation principale de l'affection, les convulsions, mais elles sont tout à fait indépendantes de la cause vraie, essentielle de la maladie. En quoi en effet l’âge, la profession, le climat, la primiparité, le rachitisme, la syphilis, l’épilepsie, la gémelliparité et un tas d’autres raisons invoquées, pourraient-elles produire cette dyscrasie nécessaire à l’existence de l’éclampsie. Qu’elles viennent surajouter leurs effets morbifiques à ceux existant déjà, soit. Elles hâtent ainsi l’évolution de la maladie ou plutôt aggravent l’état de la malade, l’éclampsie n'étant point une maladie cyclique qui doit fatalement suivre un cours déterminé et traverser ainsi le stade convulsif; l’éclamptique est éclamptique en dehors des accès, c’est là ce que n'avaient point vu les anciens et ce progrès réalisé est marqué d’un grand pas dans la thérapeutique puisque la méthode prophylaclique en est résultée.
Nous étudierons isolément chacune de ces causes que nous avons groupées sous le nom d'aggravantes.
Pour mettre le plus d’ord e et de clarté possible dans cet exposé nous reconnaîtrons encore parmi elles des causes éloignées et des causes prochaines. Parmi les premières nous placerons celles qui sont préexistantes à la grossesse, et qui. dans une observation clinique fourniraient les antécédents de la malade tandis que dans les secondes se trouveraient celles qui constituent l’état actuel de la maladie plus intimement liées à la gestation et après avoir vu ce qu'en ont pensé les auteurs nous dirons ce que notre statistique nous fournira.
Age. — Quelques accoucheurs ont cru que les femmes