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résultant de sa pauvreté et non de sa profession de blanchisseuse.
Rachitisme. — Dubois pensait que la diathèse rachitique, même indépendamment des viciations pelviennes qui en sont la résultante habituelle, devient une cause d'éclamp sie? À vrai dire nous ne voyons pas bien comment le rachitisme pouvait exercer son influence sur l'éclampsie. ;
En somme, une femm e rachitique devient enceinte et ne souffre pas plus de sa grossesse que la femme la mieux conformée jusqu’au jour où le moment de l'expulsion du produit sera venu. Alors seulement commenceront les difficultés, alors seulement on verra que la femme est ou plutôt a été rachitique, cet état constitutionnel se manifestant toujours dans les premières années de la vie.
Sien même Lemps cette femme est albuminurique, est éclamptique, puisque nous avons admis l'existence de la maladie en dehors des accès, et si elle a avec cela un bassin rétréci, ne se prêtant pas aux exigences d’une têle fœtale trop développée, nous venons se déployer les chances de l’apparition des accès convulsifs en raison directe de la dystocie créée par la disproportion du détroit rétréci et de la présentation fœtale. C'est ainsi d’ailleurs que tous les accoucheurs interprètent l'influence du rachitisme sur l’éclampsie, qui est une cause aggravante vraie, im- Mmanente, mais évitable si le rélrécissement a été vu assez tôt et l'accouchement provoqué selon les règles d’une sage prévoyance. D'ailleurs une autre raison vient infirmer encore l'influence du rachitisme, c’est la fréquence de l’accouchement prématuré chez les albuminuriques et
er) des
nous nous demandons si à tout prendre, ces deux affections ne se feraient pas ainsi entr'elles un échange de bons procédés; l'éclampsie en expulsant le fœtus avant | qu'il nè soit trop gros pour souffrir de l'étroitesse de la filière pelvienne ; le rachitisme en indiquant une intervention précoce et mettant terme à la grossesse qui nous l'avons déjà vu est la cause des causes dans l’éclampsie. |
Nous trouvons bien peu d'observations de rachitiques dans nos tableaux. Rien que quatre : la première s’appelait Tremblay, entrait à l'hôpital le 11 avril et mourait le même jour après avoir été accouchée au forceps d’un enfant de 6 mois et mort-né. Elle eut quinze atlaques avant l'accouchement et ce fut tout. Pourtant on ne peut pas dire pour celle-ci que le rachitisme eut une influence bien prépondérante. Ii faudrait un bassin bien notablement rétréci pour que déjà à 6 mois il fut une cause de dystocie ; cette malade était donc éclamptique et mourait comme meurent les éclamptiques du fait de son affection
générale et non du fait de son rachitisme.
La seconde entrait le 20 mars 1879 à la clinique. Phi-
lipot, journalière, âgée de 28 ans, accoucha par le forceps d’un enfant mort, de 8 mois, après avoir eu 11 attaques avant son accouchement. Plus heureuse que l’autre, elle sortait guérie le 10 avril. Celle-ci encore n’eut pas d’atlaques à part ses couches, et on peut admettre pour elle l'influence fâcheuse d’un bassin rétréci rendant l'accouchement difficile. Ce n’est pas un fait rare de voir des crises nerveuses survenir chez les femmes épuisées par les douleurs et les longueurs d’un travail laborieux; com-