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Ilexiste d’autres aspects de la théorie mécanique : pour J. Guérin le fœtus serait atteint d’une affection comparable au tétanos, se manifestant par la contracture tonique de tous les muscles. Cette contracture retentirait sur le squelette. M. HoveLACQuE a observé le système musculaire de ses souris ectromèles qui n’a jamais vérifié une telle hypothèse.
La théorie du retour à une disposition ancestrale reprise en 1910 par ANZILOTTI à propos de l'absence congénitale du péroné, d’ailleurssi critiquable en soi,ne peut en aucune manière s'appliquer à l'absence congénitale de l’humérus.
Plus récemment la question de l’action des glandes à sécrétion interne a été posée ; l’hypophyse surtout, à propos de malformations de l'extrémité distale des membres principalement : mais là encore quelle part d'hypothèse, ne rendant d’ailleurs compte que d’un nombre bien restreint de faits ! Pourquoi une hormone agirait-elle sur un des rayons d’un segment osseux et non sur le conjoint, sur le péroné par exemple et pas sur le tibia ? ;
Parmi les théories pathologiques, il faut distinguer celles faisant intervenir les maladies tropho-névrotiques et celles reconnaissant comme causes efficientes les toxi-infections.
L'achondroplasie est le type de ces maladies trophonévrotiques ; or dans l’achondroplasie rien ne peut être rapproché des processus ectroméliens.
Pour ce qui est des toxi-infections, on a tendance à attribuer à la syphilis toutes les dispositions tératologi-
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ques. Or il est impossible d'affirmer son rôle dans les malformations constituées par une perversion du développement : bec de lièvre, polydactylie, etc.
Pour E. Fournier la syphilis est en cause comme facteur de dystrophies amniotiques.
L'association relativement fréquente de l'absence des os en général avec la maladie de RECKLINGHAUSEN n’est pas faite pour éclaircir la question ; mais la pathogénie de la maladie de RECKLINGHAUSEN n'étant pas élucidée
ne peut servir à étudier la morphogénie des malformations congénitales.
Pour sa part M. HoveracQuE écarte complètement toute idée d'infection ou d'intoxication dans la tératogénie de l’ectromélie des souris qu’il a observées et les conditions dans lesquelles l'élevage en a été fait et qu’il fait connaître, permettent de se ranger à son avis.
Pour nous, nous n’hésitons pas à rejeter complètement avec lui toutes théories explicatives mécanique ou pathologique.
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