‹ Contribution à l'étude de l'électrocardiographie chez l'enfant normal: Les dérivations standard; La quatrième dérivationChapitre 24 sur 30 · CHAPITRE PREMIER ÉTUDE DE D + D'APRÈS LES TRAVAUX ANTÉRIEURS · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER ÉTUDE DE D + D'APRÈS LES TRAVAUX ANTÉRIEURS

a $ 1. — Technique.

Les particularités les plus notables de la technique de D 4 concernent la place des électrodes et leur dimension.

GLANDY recommande l'usage de petites électrodes de forme circulaire, d'environ 3 cm. de diamètre. Il va sans dire que pareille petitesse nécessite, pour un passage satisfaisant du courant, une application étroite sur la poitrine et une parfaite propreté de la peau, dégraissée autant que possible par un nettoyage préalable.

La place de l’électrode exploratrice doit être bien précisée, car si quelques auteurs donnent des résultats valables pour l’apex, beaucoup d’autres appliquent leur électrode juste à gauche du sternum, en regard du 4° espace intercostal (Dwan et Snapiro). Une pareille diversité ne peut que compliquer une étude qui comporte actuellement encore bien des points à élucider.

Même remarque doit être faite pour le siège de l’électrode indifférente, qui est placée sur la jambe gauche par beaucoup d'auteurs, tandis que Dwax et Sxapiro, après Rosengzum et Sampsow, préfèrent la technique ancienne

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pointe-dos. Elle donnerait des résultats différents qui sont exprimés par la loi générale suivante : les facteurs positifs sont moins positifs que dans la technique pointe-jambe gauche et les facteurs négatifs y sont plus négatifs.

$ 2. — Les résultats obtenus.

De l'ensemble des précédentes études, il résulte les points suivants

a) L’onde P peut être positive, négative ou diphasique. Elie est le plus souvent négative, mais c'est en plaçant l’électrode exploratrice à l’apex qu’on a le plus de chance de recueillir des ondes P positives. Sa hauteur moyenne est peu élevée, elle varie entre — 1 mm. et + 1 mm. Très souvent l'onde ne s'inscrit pas sur les tracés.

. b) L'espace P R a même valeur que dans les autres dérivations.

c) L’onde Q est toujours présente et même elle est habituellement très profonde. Sa valeur croît au fur et mesure qu'on déplace l’électrode depuis le sternum jusqu à l'apex. (MasrER, qui fait cette constatation, rapporte un cas où la déflection Q mesure 33 mm.).

d) L’onde R est également très grande près du sternum pouvant dans un cas de Masrer atteindre 4o mm.). A. : A Ur. ré .

l'apex, elle est en général de valeur moindre et elle peut y être quelquefois absente.

e) L'onde S n'est habituellement pas marquée.

En résumé, on peut établir que les ondes rapides s’inscrivent sur les tracés avec une grande amplitude en D 4. Leur aspect est diphasique, la 1 déflection étant toujours

négative. Les auteurs Anglo-Saxons admettent qu'une onde monophasique à direction positive ou négative est anormale.

j) Segment S T. — Cette partie de la courbe présente des décalages assez fréquents en D 4. Tous les auteurs s’accordent à trouver normale une dépression de moins de 2 mm. Le décalage le plus souvent rencontré est négatif (Dwan et Suapiro) et il est plus fréquent au sternum qu'à l’apex (Master). Le décalage positif est plus rare et très peu accentué. Dwax et Snaprro ne le voient jamais chez l'enfant normal. Morrensen lui donne une valeur inférieure à 1/2 mm.

g) Onde T. — Comme nous l'avons déjà vu, cet accident peut être positif chez l'enfant normal. C'est là un fait fondamental qui distingue nettement l’électrocardiogramme de l'enfant de celui de l’adulte où T 4 s'inscrit toujours par une déflection négative.

La proportion de T 4 positif est diversement exprimée dans la littérature :

NEsseLOFF et PoMERANTz la chiffrent à 70 %.

HOSEN RL UM MARQUES — 64 Z ROBINOW 2 SR RE Ex TOUS MORTENSENT LM — 5o:%

MasTer, enfin, trouve des chiffres de 30 % à l’apex et de 60 7 en dedans de ce point. Il ajoute n'avoir jamais observé de T 4 positif après l’âge de 13 ans.

Les plus hauts chiffres sont obtenus quand l'électrode exploratrice est voisine du sternum. Masrer, Daek et Jarre, dans leur étude, insistent sur ce fait. Ils montrent dans un schéma qu'ils appliquent à la majorité des cas, que, chez un même sujet, l'onde T de positive qu'elle

sé

SN I MT PEU Mo.

SEEN était, devient négative en déplaçant l’électrode explora trice depuis le sternum jusqu’à l’apex.

Les auteurs américains ont enfin signalé que T 4 est fréquemment diphasique et que son amplitude exprimée en valeur absolue ne dépasse pas 8 mm. dans les cas normaux. |

h) Variations à des tracés successifs.

Divers auteurs ont revu leurs sujets plusieurs mois après l'enregistrement du premier tracé. Des variations ont pu être notées, concernant en particulier T 4 qui, de positive peut devenir négative, ou qui peut varier, mais moins souvent, dans le sens contraire (Karz et Bouninc).

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La conclusion générale de cette étude sur la 4° dérivation chez l'enfant est résumée dans le tableau de Dwax et

SHAPIRO que nous reproduisons ici :

Onde P :

Normale : positive — négative — diphasique.

Anormale : large. :

Onde Q :

Normale : toujours présente et habituellement profonde.

Anormale : très petite ou absente.

Ondes rapides :

Normales : diphasiques ou presque, la 1° déflection est | négative.

Anormales : largeur exagérée — grosse encoche — aspect monophasique à direction positive ou négative — aspect triphasique.

Espace ST :

Normal : peut être isoélectrique, mais est fréquemment décalé de moins de 2 mm.

Anormal : décalage dépassant 2 mm. dans le sens né-

gatif — décalage positif quel que soit son degré.

Onde T :

Normale : positive — négative — diphasique.

Anormale : mesure plus de 8 mm, dans le sens positif ou négatif.

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