CHAPITRE IN … ÉTUDE PERSONNELLE
$ [”. — Matériel et Technique
Nos recherches portent sur le cœur de 90 enfants normaux pour lesquels nous avons enregistré plus de 130 électrocardiogrammes et dont certains furent à nouveau examinés au bout d’un temps variable allant jusqu’à 2 mois. RU
L’électrode ‘précordiale a été choisie de forme circulaire et de petit diamètre (2 mm.) (1). Elle a été posée normalement à une distance de 3°à 4 centimètres du milieu du sternum, un peu en bas et en dedans du mamelon, tout près du choc de la pointe du cœur en position couchée. Nous l’avons reliée au fil rouge de l’appareil et l’électrode indifférente a été appliquée à la jambe gauche. En dépit de la nouvelle réglementation de la technique des dérivations précordiales, à laquelle les cardiologues de langue anglaise ont abouti récemment, nous
(r) Nous avons remarqué qu'une électrode exploratrice de diamètre double peut donner, assez inconstamment d’ailleurs, des déflections
d'amplitude moindre.
HR
sommes resté fidèle au procédé jusque-là habituel. Suivant les conseils de Daniel RouTIER, il nous a paru preférable de respecter la symétrie électrique vis-à-vis des
dérivations des membres.
$ 2. — Les Résultats obtenus
Ondes rapides
1°) go fois sur 100, les ondes rapides sont diphasiques.
me diphasisme très net dans 72 % des cas ;
— diphasisme avec onde Q très profonde dans 13,3 Z des cas (la déflection négative étant double ou triple de la déflection positive) ;
— diphasisme avec onde Q très petite, ne représentant en moyenne que le tiers de la déflection positive, dans h,6 % des cas.
2°) Dans ro % de nos observations, nous trouvons chez ces enfants normaux un aspect qui a la réputation d'être pathologique, à savoir une onde DONNEES à direction négative (1) (fig. 7).
3°) Par contre, nous n'avons pas trouvé d'onde monois à direction positive.
4°) Dans 21 de nos cas, nous avons voulu vérifier les ässertions antérieures concernant les modifications des
(x) Pareille constatation est d’une grande importance. En effet, dans une étude sur le rhumatisme, Dwan et Smaprro enr egistrent des tracés de cet ordre. Dans quelques cas où les dérivations standard sont, mueites, ils. concluent à une atteinte cardiaque de par la seule constatation ’d’ ondes rapides monophasiques à direction négalive.
mes ee
ondes rapides d’après Ia place de l’électrode précordiale. Dans 5 cas seulement, nous avons constaté, conformément aux conclusions de Masrer, que le complexe est bien diphasique près du sternum et que londe Q croit quand on se dirige vers l’apex. Dans les autres cas, ce fait n’est pas observé, les ondes restant semblables quelle que soit la position de l’électrode exploratrice.
5°) Nous signalons, en dernier lieu, que dans deux tracés la déflection négative est profondément encochée. L'une de ces encoches siège à la pointe de l'onde Q. L'autre se trouve à un niveau variable selon chaque complexe.
Onde T :
1°) Nous ne trouvons T 4 positif que dans 13 cas sur go (soit 14,5 Ÿ) au lieu de chiffres qui s’étagent de 30 à 70 % selon les auteurs. Un seul de ces cas concerne une fille de 14 ans 1/2. Un autre s'applique à un garçon de 12 ans et le reste est fourni par des enfants de 5 à 7 ans.
2°) Parmi les formes peu fréquentes enregistrées, signalons un cas où T est négatif suivi d’une petite onde positive. Dans un autre cas, T est très profondément négatif, atteignant 7 mm. de déflection et sa valeur est égale à celle de l’onde rapide. Quelquefois enfin, T 4 est à peine marqué, s'inscrivant sous forme de deux ou trois petites
ondes régulières.
3°) Dans les 21 cas où nous avons fait varier la place de l’électrode, c’est seulement deux fois que l'onde T positive au sternum devenait négative à la pointe. Mais l'éventualité contraire s’est réalisée chez un autre enfant. En conséquence, bien que n'ayant pas poursuivi les