PRE
recherches en ce sens, il nous apparaît que la rése établie par Masrer est loin d’être constante.
4°) Nous avons remarqué que la respiration peut quelquefois jouer un rôle dans la direction de T 4. L'inspiration forcée tend à négativer l’onde et nous avons recueilli un tracé où T positif en expiration forcée devenait négatif en inspiration forcée (fig. 6).
Segment S T
Nous n'avons jamais observé de décalage important du segment S T dépassant le chiffre de 2 mm. Si cétte partie du tracé est quelquefois légèrement décalée et descendante, nous n'avons trouvé en aucun cas un profil rencontré quelquefois au cours du rhumatisme. Ce profil est caractérisé par une onde T profondément inversée, se raccordant directement sans espace S T décelable à Ja branche de retour de l’onde rapide, à une distance variable mais souvent grande de la ligne isoélectrique.
Variations dans le temps :
Dans une dizaine de cas, spécialement quand l'onde T se trouvait positive, nous avons repris des tracés à des dates différentes.
Dans 5 cas, nous avons trouvé des modifications.
Pour 3 d’entre eux, T était inversé de r à 5 jours après. Dans un autre, toutes les déflections devenaient deux fois plus grandes 48 heures après le premier tracé, Dans ie dernier cas enfin, les ondes rapides, diphasiques habituellement, ont été enregistrées une fois sous un aspect monophasique à déflection principale négative.
PERTE En résumé :
Si nous vérifions en grande partie les constatations des auteurs américains, quelques divergences subsistent pourtant entre leur opinion et la nôtre.
1°) Il est généralement exact que dans les tracés recueillis en 4° dérivation chez l'enfant, les ondes rapides sont diphasiques. Néanmoins, elles peuvent, dans quelques cas, ne pas présenter cet aspect reconnu comme constant. À notre avis, une onde monophasique à direction négative, de même qu’une onde rapide profondément encochée, ne doit pas être tenue pour anormale.
2°) Nous trouvons, en outre, que l’onde T 4 est bien moins souvent positive que ne le notent les auteurs de langue anglaise, puisque nous trouvons des chiffres qui sont deux à quatre fois moindres que les leurs.
3°) Enfin, dans un certain nombre de cas, nous avons constaté que l’onde T chez l'enfant normal est d’une grande variabilité. Elle peut, en effet, changer de sens à quelques jours d'intervalle (3 cas sur 10), ou varier selon la place de l’électrode (3 cas sur 2r) et selon le degré de réplétion de la cage thoracique. Ces variations nous paraissent diminuer la valeur qu’on peut attacher actuel lement à la dérivation précordiale chez l'enfant.
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