‹ Contribution A L'Étude De L'Embolie GraisseuseChapitre 11 sur 23 · EXPÉRIENCES · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES

(/njections sous-cutanées d'huile chez les lapins.)

Lorsqu'un fait anormal se présente dans le corps humain, le rôle de l'observateur se borne à le constater et à rechercher les facteurs qui ont bien pu lui donner naissance, Chez l'animal au contraire le pathologiste prend une part plus ou moins active à la production des phénomènes; par la réalisation artificielle de certaines conditions il les rend possibles ou nécessaires, et les modifie en déterminant les circonstances à son gré. — Pour ce qui concerne l’embolie graisseuse en particulier, sa condition pathogénique la plus indispensable est la présence, en dehors et à portée des vaisseaux, d’une certaine quantité de graisse prête à y entrer. Cette condition, qui chez l’homme n’est remplie que lorsqu'une circonstance spéciale vient favoriser la mise en liberté de la graisse contenue dans les cellules des tissus, peut être réalisée à volonté chez l’animal, et cela de deux manières. Ou bien l’expérimentateur, imitant ce qui se passe pour l’homme, procède par des lésions diverses des tissus à la destruction de leurs cellules adipeuses ; ou bien il introduit directement dans l’intérieur de l’organisme des substances grasses étrangères.

I. Le premier mode d’expérimentation se subdivise lui-même. — 1. La lésion artificielle porte sur le système osseux. C’est le procédé suivi par Busch, Halm, etc. Il a donné entre leurs mains des résultats si complets et si précis, que l’on ne trouverait pas grand'chose à glaner après eux dans cette voie. — 2, La lésion peut au contraire affecter les parties molles, Cette partie du champ de

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