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Voir fig. À (en noir) Rp, et R. abd

De l’Embryologie du Diaphragme, Q

une distinction entre ces deux portions d’un même corridor cœlomique. Or cette distinction ne consiste pas dans un changement de nature, comme le serait la fermeture latérale d’une part, et l'ouverture sur le côté, d'autre part; car His n'indique rien de semblable, mais au contraire il oppose le mot canal par lequel il désigne le recessus abdominalis, au terme fente qu'il emploie pour le cœlome ouvert latéralement. Or un canal, en embryologie, comme en anatomie, est un espace libre dont la forme est plus ou moins cylindrique, mais qui est dépourvu de fente ou fissure longitudinale. La seule distinction existant entre le recessus abdominalis et le rerecessus parietalis consiste donc dans un changement de territoire; c’est le même canal qui est pariétal dans sa partie crâniale et abdominal dans sa portion caudale; il est fermé tout le long de son trajet par une masse de mésoderme, le Septum Transversum, qui, par suite, est lui aussi pariétal crânialement et abdominal caudalement. On peut comparer le recessus à un tunnel qui traverse une montagne faisant frontière entre deux nations. Cette frontière sera très visible et très appréciable à la surface de la montagne, comme l’est la limite entre la région pariétale et la région abdominale; cependant les voyageurs ne s’apercevront du changement de nationalité qu’à l’entrée et à la sortie du tunnel et non à son intérieur, tout comme ne se marque pas par un signe spécial le passage des deux régions à l’intérieur du même recessus.

Enfin le Septum Transversum, s'il a des limites nettes comme cloison complète, unissant la splanchnopleure à la somatopleure, se prolonge cependant insensiblement crânialement et caudalement par la bande mésodermique que soulève la veine omphalomésentérique {lame cardiogène). Mais cette bande mésodermique ne cloisonne plus le cœlome, bien qu'elle le divise en deux parties distinctes; autrement dit: on peut aller de l’une dans l’autre en passant au-dessus (dorsalement) de la veine, tout comme on enjambe facilement un

tuyau disposé sur le sol, et ainsi le Septum Transversum apparaît toujours comme une île, mais qui est prolongée par des écueils et des récifs n’émergeant pas à la surface de l’eau (1).

Explications des divergences de His et de Uskow concernant le Septum Transversum.

Mais alors une question se pose maintenant?

Pourquoi donc Uskow et His désignent-ils par le même terme : Septum Transversum, deux formations qui, sur des embryons semblables, apparaissent comme si différentes ? car enfin Uskow a publié son mémoire deux ans après celui de His, et il a pu en prendre connaissance et vérifier la valeur des termes employés.

Et cependant l'affirmation de Uskow est catégorique : « Nous ne pouvons, à l’exemple de His, assimiler le Septum Transversum au mésocarde latéral de Kôlliker. le mésocarde latéral de Külliker est identique à notre pont d’accolement » (2). La raison en est que « la caractéristique la plus importante du mésocarde latéral est incontestablement que par l’intermédiaire de cette membrane s'établit une connexion de la paroi dorsale du cœlome avec sa paroi ventrale. Cette propriété fait entièrement défaut au Septum Transversum » (Uskow.)

Pour expliquer cette valeur si différente appliquée à la même expression, selon qu’elle est employée par un auteur ou par un autre, les explications suivantes ne m'ont pas paru inutiles.

Selon Uskow, le pont d’accolement unit, lors de l’étale-

1. Voir schéma XV, où la partie pointillée indiquerait ce qui fait relief, sans atteindre la surface de l’eau.

2, Donc vérification de ce que j'ai dit plus haut : le Septum Transversum, pour Uskow, se distingue nettement des ponts d'accolement ; du reste, lui-même déclare que : « aucune identification n’est possible entre le Septum Transversum et les ponts d’accolement » (comme il entend le Septum Transversum naturellement.)

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