Voir schéma XVIII
2. Il est inutile de refaire la comparaison de la rivière ; il suffit de se reporter au Chap. IT et au schéma V,
3. Voir la fig. 6 (en couleurs), d’une part, où l’on voit le non-accolement des veines ombilicales et omphalomésentériques — et d'autre part, les fig. 5 (en couleurs) et B (en noir) où sont largement ouverts les recessus ventraux. Rpv.
suffisent à la nutrition de l’embryon; ils sont charriés par les veines omphalomésentériques qui les ramènent vers le cœur; bientôt, par suite de l'insuffisance de cette nourriture, la mère participe directement à l'alimentation de son enfant par le moyen du placenta, et le sang de celui-ci est collecté par les veines ombilicales situées dans l’allantoïde et les parois somatiques embryonnaires. Cependant ïl faut que tout le sang soit mélangé dans un système circulatoire unique, car le moteur est unique : le cœur. Les veines omphalomésentériques et le cœur étant situés dans l'épaisseur de la lame ventrale splanchnopleurale et les veines ombilicales étant somatopleurales, il est donc nécessaire que bientôt un pont apparaisse qui réunisse ces deux lames mésodermiques pour permettre la fusion des deux sangs, et voilà pourquoi si toute connexion a disparu entre elles, ainsi que le dit Ravn, cette disparition est purement momentanée et de peu de durée. En effet, au stade de 11 à 12 protovertèbres, déclare Ravn, « en opposition avec le stade précédent se présente un accolement de la paroi dorsale de la veine omphalomésentérique avec le mésoderme somatique » (1). Par suite les canaux communicants sont divisés, maintenant, chacun en deux canaux secondaires qui sont :
1° les recessus parietalis ventralis et
2° les recessus parietalis dorsalis dénominations qui indiquent que concomitamment à cette division du cœlome se produit le reploiement des parois latérales, de façon à amener les parties externes en position ventrale (2).
B) Entre temps, le recessus ventralis s'est fermé à son ex-
1. M. Rogie dit que,d’aprèsl’examen de ses propres coupes sur un embryon de 10 jours, les veines ombilicales paraissent seules faire les frais de la cloison frontale, c’est-à-dire se portent vers les veines omphalomésentériques, plus ventrales qu’elles. Mais dans la région ombilicale on ne voit aucun pont unissant la splanchnopleure à la somatopleure,
Voir schéma VIIT et fig. 5 et 6 (en couleurs) ainsi que fig. B (en noir) : Rpv, Rpd. Voir aussi le chap. LIT,
trémité caudale. Comment ce phénomène s'est-il produit, c’est ce que Ravn n'indique pas; il dit seulement que cette fermeture « a lieu de bonne heure » (1).
Figure B (Rogie).
Mes — Mésoderme. Ect — Ectoderme. Mœ = Moelle. In — Intestin, Am Amnios. Rpd = Recessus parietatis dorsalis, Vo = Veine ombilicale. Rpv Recessus parietalis ventralis. Vom == Veine omphalomésentérique. Cle Coelome externe. End — Endoderme. E cœph -— Extrémité céphalique qui fait saillie à l’intérieur de la vésicule ombilicale en déprimant les tissus qui la recouvrent. Vs om — Vésicule ombilicale. Cette figure est la contre partie de la fig. 5 (en couleurs).
Examiner la figure B ci-jointe, dans laquelle les recessus pariétaux : le dorsal et le ventral, sont séparés l’un de l’au-
1. La 6g. 6 (en couleurs) montre la torsion de la veine omphalomésentérique au niveau du pédicule de la vésicule ombilicale et un rétrécissement corrélatif, sinon une occlusion complète, du recessus parietalis ventralis.
De l’'Embryologie du Diaphragme. 7
tre par Le pont d’accolement, dû à l'union des veines ombilicale et omphalomésentérique. Ces recessus sont ouverts tous les deux, si bien que dans cette région la cavité pariétale apparaît comme composée de quatre trous : deux à droite formés par le recessus pariétal dorsal droit et le recessus pariétal ventral droit dont l’ensemble constitue le canal communicant droit; — deux à gauche formés de même par le recessus pariétal dorsal gauche et le recessus pariétal ventral gauche dont l’ensemble constitue le canal communicant gauche.
En effet, ainsi qu'il a été indiqué, l’ombilic intestinal s’est rétréci et les canaux communicants ont réduit leur longueur crânio-caudale, ‘si bien qu'ils ne dépassent plus ni crânialement ni caudalement l’accolement dû aux veines et que, malgré le non allongement de celui-ci, les dits canaux ne sont plus constitués que par le recessus : C’est là ce qu’affirme Ravn.
Mais par suite de l’occlusion caudale des recessus pariétaux ventraux, nous avons l'aspect décrit par His lorsqu'il parle du fond de l’entonnoir et de la Bursa parietalis, autrement dit: persistent seuls maintenant les recessus pariétaux dorsaux, devenus par le fait des recessus pariétaux, tout court, aucune confusion n'étant plus possible avec les ventraux.
Or ce plancher caudal de la cavité pariétale est formé naturellement
1e de la partie de la splanchnopleure qui recouvre le bord crânial de l’ombilic intestinal, c’est-à-dire le Septum Transversum primitif de Uskow;
20 des planchers apparus secondairement et qui ferment les recessus pariétaux ventraux.
Mais Ravn ne distingue pas entre elles ces diverses parties et appelle le tout : diaphragme primitif, lequel apparaît comme identique au Septum Transversum de Uskow, tel qu'il le décrit à 10 jours.
Et qu'est-ce que le Septum Transversum pour Ravn? C'est l’ensemble formé par l’union des ponts mésodermiques réunis-