‹ Contribution à l'étude de l'embryologie du diaphragmeChapitre 69 sur 77 · Comparer la fig. D à la fig. G · texte numérisé non relu

Comparer la fig. D à la fig. G

3. Cependant Brachet parle aussi, un peu plus loin, « d’une plicature du revêtement conjonctif, » ce qui pourrait faire admettre un accroissement centripète, à la façon décrite par Ravn. — Rouvière (1904) croit que le mode de formation des membranes pleuro-péritonéales est « un peu différent... et lié aux changements de la portion intra-septale des canaux de Cuvier.»

Cuvier correspondant qui lui sert de ligne de suspension et la rattache aux parois du corps par ses bords : dorsal, ventral et externe (qui est en même temps crânial). Quant à leur bord caudal (et aussi interne), il est concave et regarde obliquement le mésentère, mais il est libre de toute attache. En somme, chaque membrane a, à ce moment, la forme d’un croissant (1).

Mais les canaux de Cuvier continuent leur ascension vers le crâne, jusqu’à passer au-dessus du hile des poumons et former ainsi une coupole à la cavité pleurale; les membranes pleuropéritonéales ne les accompagnent pas dans ce trajet; elles les abandonnent peu à peu, et déjà à 13 jours et demi (Brachet) un espace notable sépare l'insertion latérale de ces membranes et la paroi des canaux de Cuvier. Brachet déclare nettement qu'à ce moment : « les changements subis par les membranes pleuropéritonéales et à plus forte raison ceux qu'ils subiront dans la suite, sont absolument indépendants des modifications survenues dans le trajet et la direction des canaux de Cuvier. » Cependant, on ne saisit pas pourquoi, à un moment donné, ces membranes, après avoir été en quelque sorte solidaires desdits canaux, sont ensuite laissées en panne par eux et complètement abandonnées.

Comme Ravn, Brachet reconnaît que les membranes pleuropéritonéales se continuent directement, par leur extrémité interne, avec le plancher caudal de la cavité pleurale; mais cette extrémité interne est la corne ventrale du croissant qu'il désigne sous le nom de pilier ventral, l'autre corne du croïissant se fusionnant avec la paroi dorsale du corps au voisinage de la paroi caudale des poumons et en dedans du corps de Wolff, et étant désignée par le terme : pilier dorsal.

Uskow (1883) avait déjà vu ces piliers, il les appelle les deux

1. La membrane pleuro-péritonéale gauche apparaîtrait à 12 jours, et la droite seulement à 12 jours 1/2. — Brachet (1906) parle d’un mode de formation semblable, observé chez le Spinax Niger, pour la crête du canal de Cuvier, homologue de la membrane pleuro-péritonéale des mammifères.

membres du diaphragme dorsal; il dit que, de chaque demilune, représentant la moitié de ce diaphragme, se détache une autre demi-lune, dont le pilier ventral s'insère sur l’ébauche ventrale du diaphragme et le pilier dorsal sur la Massa longitudinalis elle-même. « Cette partie du pont d’accolement primitif qui s'accroît vers l'arrière (caudalement) représente le premier facteur de séparation entre la cavité pleurale et la cavité péritonéale primitive » (embryon de 12 à 14 jours).

Cependant l’ascension vers le crâne des canaux de Cuvier a entraîné dans la même direction, la partie du Septum Transversum qui leur est adhérente. Aussi voit-on les parties externes de ce septum se soulever et dessiner chacune un arc concave crânialement. Les canaux de Cuvier continuant leur mouvement ascensionnel, se rapprochent en même temps de l’axe médian et arrivent à se fusionner. Par conséquent, les arcs qu'ils soulèvent dirigent aussi leur concavité vers l’axe médian, et par la diminution de cette concavité finissent par se souder; on à alors l’image de deux rideaux qui, primitivement écartés, sont rapprochés, à la façon dont on ferme ceux d’une fenêtre (Rogie).

Mais le Septum Transversum s’est considérablement accru vers le crâne, puisque maintenant il ferme complètement la communication primitive entre la cavité destinée au cœur et le reste du cœlome; il est donc devenu une membrane pleuro-péricardique, terme créé par Brachet pour marquer ses rapports entre la cavité péricardique, ventrale, et la cavité pleurale, dorsale (1). Avant Brachet, du reste, Schmidt avait parlé de la membrana pleuro-cardiaca et Uskow (1883) de la membrana pleuro-pericardiaca ; Piper, plus tard, (en 1900 et 1902) dit : membrana pleuropericardialis. La fig. G ci-jointe montre le processus de fermeture de la communication pleuropéricardique.

His (en 1881) avait constaté ce processus de cloisonnement

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