‹ Contribution à l'étude de l'emploi de l'éther en obstétriqueChapitre 8 sur 52 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Éther. — Après avoir fait un certain nombre de ces anesthésies, nous fûmes curieux de rechercher si l’éther, actuellement si abandonné en obstétrique, avait été autrefois en honneur. Nous trouvàämes quelques observations en France, en Allemagne, en Amérique et en Angleterre. Dans cette dernière contrée, c'était Simpson qui relatait plusieurs anesthésies obstétricales avec d’heureux résultats. À peine les découvertes de Jackson eurent-elles franchi l'Atlantique, que l'accoucheur anglais s’empressa d'en faire profiter les femmes en couches.

Le 19 janvier 1847, il employa l’éther pour la première fois et, dans le courant du mois de février, après plusieurs tentatives heureuses, il établit dans une communication faite à la Société obstétricale d'Edimbourg les bases de l’anesthésie dans les accouchements.

Il commençait par citer, avec un enthousiasme qui n'avait rien de britannique, les vers de son compatriote Shakespeare :

« Ni le pavot, ni la mandragore, ni tous les assoupisssants » breuvages du monde ne te feront prendre un sommeil si » doux (1) ».

(1) Not Poppy, nor mandragora, Nor all the drowsy syrups of the world Shall ever medicine thee to such sweet sleep.

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