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physiologiques, les éléments pathologiques et sur ceux créés à chaque instant pour la défense de l'organisme. 5
Sitôt connus, les résultats heureux obtenus par Chirié et David (1) dans le traitement des abcès du sein (traitement sans incision), furent suivis d’une longue série de tentatives couronnées, il faut le dire, de succès parfois éclatants. |
Dans la même séance, Chirié présenta l'observation d’une malade du service de M. Porak, atteinte de bronchopneumonie diffuse avec septicémie à bacille de Friedlænder. Les injections d’Ag. colloïdal électrique à petits grains amenèrent la guérison.
MM. Caussade et Joltrain communiquèrent à M.Iscovesco (2) des observations faites à l'hôpital Tenon. Is firent des injections intra-rachidiennes de 5 centimètres cubes d'argent électrique isotonique, dans 5 cas de méningite tuberculeuse et dans 1 cas de méningite bactérienne. Voici leurs conclusions : « Au contraire des injections de collargol, si pénibles pour les malades, aucune de celles-ci n’a paru déterminer de douleurs. Au point de vue clinique, on n’a constaté que dans un cas de méningite tuberculeuse une assez longue rémission. Dans les autres, la mort n'a pu être évitée. Mais dans tous — et c’est le point le plus intéressant de ces observations — on a pu constater, après les injections d’Ag. électrique, une modification des plus nettes de la formule cytologique. Dans trois des ces cinq cas de méningite, on trouve une formule lymphocytique pure ; dans les deux autres, une formule mixte mais avec prédominance très nette de
(1) Chirié et David. — Société d'Obstétrique de Paris 1906 page 364.
(2) Iscovesco. — Presse Médicale, 8 mai 1907.
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Iymphocytose. Ces résultats s’'accentuaient après deux ou trois injections. Celles-ci étaient répétées tous les cinq à six jours, pour s'assurer qu'il s'agissait bien là d'une action du colloïde et non de l'introduction, à l'intérieur du liquide céphalo-rachidien, d'une substance étrangère..»
Ces auteurs communiquèrent également à Iscovesco que, dans un cas de méningite tuberculeuse, après une injection de sérum physiologique et isotonique, ils n'observèrent aucune modification nette de la formule cytologique.
Dans un cas de méningite développée au cours d'une septicémie à pneumoccoques, avec localisation pulmonaire et cardiaque concomitantes, le liquide céphalorachidien, riche en pneumoccoques, fut examiné avant el après l'injection d’Ag. colloïdal. Une souris inoculée avec le liquide centrifugé avant l'injection, mourait aussitôt; une seconde souris inoculée avec le liquide rachidien prélevé le jour même de la mort du malade (3 injections intra-rachidiennes de 5%), résistait à cette inoculation. La virulence du pneumoccoque avait été, on le voit, considérablement atténuée par l’Ag. colloïdal.
M. Gaillard (1) interne des hôpitaux (hôpital Bretonneau) à employé, comme mode de traitement de la fièvre typhoïde, les injections intra-veineuses quotidiennes d’Ag. colloïdal électrique. Les expériences ont porté sur 5 malades âgés de dix à quatorze ans. Faits concurremment avec ceux de M. Iscovesco, ces essais sur la fièvre typhoïde donnèrent les résultats que publie M. Iscovesco dans la Presse Médicale de mai 1907. Les voici tout au long:
« Chez 3 enfants, M. Gaillard a commencé les injections deux ou trois jours après l'apparition de taches rosées,
(1) Gaillard, — Société de biologie, 23 mars 1907.