MU TU
aggravée depuis le matin. L'enfant boit quelques cuillérées à café de chartreuse glacée.
À minuit, quatrième injection de 10cc d’électraurol.
A 3 heures du matin, une amélioration considérable se produit dans l'état du malade. Peu à peu le ventre s’affaisse, la matité hépatique reparaît, le malade réclame les boissons alcoolisées. Le pouls en 24 heures n’a exigé que 4 piqûres contre 8 qui étaient habituellement pratiquées.
A 6 heures du matin, cinquième injection de 10: d’électraurol. En moins de 24 heures l’enfant a par conséquent reçu 50e.
A 8 heures du matin, M. le Professeur Carrieu est heureusement surpris de constater l’affaissement général du ventre, la disparition du météorisme, le retour de la matité hépatique. La région empâtée est moins œdématiée, moins sensible, et se laisserait presque déprimer. La défense musculaire est moins marquée. On se demande même, si au lieu d’un abcès profond, il ne s’agirait pas d’une myosite du grand droit.
La malade recommence à tolérer le lait et le bouillon. Le soir, à 6 heures, l’amélioration s'était à ce point accusée, qu'après avoir pris l’avis du professeur Carrieu, je pouvais, le soir même, quitter ce malade auprès duquel je me trouvais en permanence depuis dix jours et qui, la veille au matin, avait donné de si vives et de si légitimes inquiétudes.
Plus tard, l’abcès qui avait occasionné l’empâtement sousombilical et l'œdème de la paroi s’ouvrait spontanément dans la vessie et donnait lieu à des urines sanguinolentes et fortement purulentes.
Peu à peu, la guérison s’affirmait peur devenir ensuite complète
et définitive.
Cette observation, résumée, est intéressante, à mon sens, parce qu'elle montre bien l’action puissante des métaux colloïdaux en solution isotonique et stabilisée pour aider l'organisme, non seulement à franchir les étapes critiques d’une infection grave et longue, mais encore à triompher d’un épisode dramatique et d’une situation qui paraissait désespérée.