‹ Contribution à l'étude de l'emploi du plasma sec, humain, normalChapitre 12 sur 20 · DAS · texte numérisé non relu

DAS

— 95.000 unités de Pénicilline intra-musculaire, toutes les

= 8 heures, pendant 8 jours consécutifs.

— 3.000 cc. de liquide, par voie parentérale, en 24 heures, soit :

— 1.000 cc. de plasma sec humain normal;

— 1.000 cc. de sang conservé de Boston (sang auquel on a ajouté, à quantité égale, une solution de dextrose isotonique ou du sérum physiologique avec quelcentigrammes de solution d’Alsever, dont la préparation semble être tenue secrète); 2

— 1.000 cc. de sérum dextrosé;

— plus une quantité de sérum dextrosé équivalente à celle retirée de l’estomac par le système des trois bouteilles (VANGENSTIEN).

Le résultat de cette thérapeutique énergique, pour la totalité des cas, fut une évacuation de convalescents une semaine après être entrés au platoon.

2° Traitement des blessés thoraciques : Chez ces derniers, l’hémorragie est toujours assez modérée, bien que l’hémothorax semble important au moment de l'intervention; celle-ci pourra s'effectuer sans difficulté, en raison de la conservation d’une tension artérielle suffisante; le chirurgien vide l’hémothorax, répare la plèvre, empêche l'infection, pour faciliter l'expansion pulmonaire, on emploie couramment le dispositif suivant, connu sous le nom de water-trap; il consiste à faire pénétrer dans la plèvre une canule introduite sur la ligne antérieure, entre les 2° et 3° côtes, ou sur la ligne postérieure axillaire, entre les 6° et 7° côtes, canule mise en communication avec un récipient contenant de l’eau ou un liquide neutre et placé à un niveau inférieur.

La dénivellation couramment admise est de un mètre, même dans le « sucking wound » (prise d’air aux deux temps de la respiration).

La morphine se pratiquera en intraveineuse et à faible dose, inférieure à 2 cgr.

Soins post-opératoires : Le water-trap sera laissé à demeure de 2 à 4 jours; une radiographie renseignera sur la position du poumon par rapport à la plèvre et, si l’expansion pulmonaire est jugée suffisante, on retirera le water-trap.

1° L'aspiration continue au Wangenstiel pour la résorption des produits toxiques de l'appareil digestif, sera, là aussi, poursuivie en 48 heures.

Don ue

2° Une injection sous-cutanée de morphine, à raison de 2 cgr. de tartrate par 24 heures, est recommandable.

3° Transfusion par voie parentérale ou intraveineuse de 1.000 cc. de plasma normal par 24 heures.

4° Pour empêcher l'infection pleurale, 20.000 unités de pénicilline seront administrées toutes les 4 heures pendant 10 jours.

Les blessés thoraciques qui ont suivi ce traitement peuvent être dirigés sur l’Evacuation-Hospital une semaine environ après leur admission au platoon.

3° Traitement des blessés thoraco-abdominaux : Nous venons de voir que la transfusion, chez les abdominaux, demandait surtout du sang ‘rouge (sang conservé de Boston), en raison de lanémie consécutive à des lésions très hémorragipares; chez les thoraciques, au contraire, le sang blanc suffit dans bien des cas. Dans le cas qui nous intéresse actuellement, les deux sortes de transfusians seront nécessaires ; de plus, dans ces plaies des deux étages du tronc, la tâche du chirurgien est souvent rendue complexe par la hernie des viscères à travers le diaphragme déchiré. Les soins post-opératoires s’inspireront des deux catégories précédentes. Il convient de signaler, pour les blessés thoraciques et abdominaux, l’utilité de l’oxygénothérapie dans tous les cas de dyspnée (25 à 30 mouvements respiratoires par minute) et de cyanose. En principe, elle doit être :

— continue, car, 15 minutes après son arrêt, la concentration du sang est la même qu'auparavant;

— précoce, car le centre respiratoire peut se décomposer rapidement;

— prolongée parfois durant des jours;

— abondante, pour favoriser la dissolution de l’oxygène dans le plasma sanguin qui fixe plus que l’hémoglobine. On la pratiquera donc avec un masque, sous une pression de 2 kgs, avec un débit de 8 litres minute et après passage sur H20. En cas d’agitation, on introduira le tube d’admission d'O2 dans la narine laissée libre par le tube du water-trap.

En maintes circonstances, on associera la carbothérapie, le CO? étant la véritable hormone respiratoire pourvu d’une action circulatoire nette (tonifiante du myocarde et du système veineux).

4° Traitement des grands polyblessés : Ils ont été adressés au platoon, non en raison de leurs fractures, mais à cause de la

Page 1