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menace de choc. On s’emploiera donc à réduire ou à enrayer l’état de. choc, afin de pouvoir les adresser à l’'Evacuation- Hospital; on évitera la réduction des fractures en raison de la douleur qui pourrait accentuer le choc, on n’hésitera pas à pratiquer une immobilisation temporaire en position souvent vicieuse; seules, les plaies recevront un traitement local (épluchage, saupoudrage au sulfanilamide), en ce qui concerne les fractures ouvertes.
Pour les fractures fermées, on fera rapidement un plâtre très étoffé sans réduction.
On pratiquera :
— une injection intra-veineuse de morphine de 2 cgr.;
— une transfusion de 1.000 cc. de plasma sous contrôle de l’hémoconcentration (si la dilution devenait trop grande, la transfusion de sang total reprendrait ses droits) dans les cas d’hémorragie importante;
— des injections intra-musculaires de Pénicilline dans les cas où l'infection est à redouter.
5° Traitement des grands brûlés : Dans ce domaine, la guerre de blindés nous a offert un vaste champ d’action en raison de la fréquence et trop souvent de l’extrême gravité des lésions. Le pronostic est régi par des lois classiques telles que :
— Ja loi de surface (tables de BERKOW);
— la loi de profondeur (le 3° degré fut terriblement fréquent);
— la loi de la région brûlée (face antérieure plus dangereuse).
Le transfuseur aura à lutter, pour conserver la vie, de concert avec le chirurgien qui tentera de préserver la fonction de la région brûlée.
Le brûlé est essentiellement un choqué, il s'agit :
1° Dans les premières heures, d’un choc nerveux, déclanché par la peur, la douleur, l'inquiétude, se traduisant par une tension artérielle légèrement abaissée (rarement au-dessous de 90 ), un pouls faible, pas rapide. A cette phase, le traitement consiste à :
— encourager, réchauffer le blessé;
— injecter, si nécessaire, 2 cgr. de morphine, en plus de de celle généralement dispensée par le médecin de sous-groupement; \