‹ Contribution à l'étude de l'endocardite brucellienneChapitre 12 sur 18 · PA · texte numérisé non relu

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culture positive pour le mélitocoque au 5° jour et pour un streptocoque non hémolytique au sixième jour.

Jusqu'au 30 novembre, la maladie évolue comme une mélitococcie typique avec une courbe de température ondulante. | /

À partir de cette date, la maladie d’Osler va dominer la scène, confirmant le rôle du streptocoque découvert à lhémoculture. |

Crise hépatique très douloureuse avec epistaxis et vomissements, nodosités douloureuses. La mort survient le 9 décembre à Ja suite d’un ictus apoplectique avec hémiplégie droite que les auteurs attribuent à une embolie ou à la rupture d’un anévrisme d’Osler.

Il n’est pas pratiqué d’autopsie.

Le Professeur JANBON et le Docteur BIGONNET ont observé une forme polyviscérale dont voici la relation abrégée.

Un cultivateur de 28 ans présente depuis le mois de février 1938 des malaises vagues, des sueurs abondantes et quelques arthralgies.

Le 25 mars en-présence de l’amaigrissement, de l’asthénie du malade, de la constatation d’une zone suspecte à l’auscultation du sommet gauche on émet l’hypothèse d’une uberculose pulmonaire. f ;

Au début du mois de juin ce diagnostic est écarté. Comme le malade vivait au contact de troupeaux de brebis, on songe à la fièvre de Malte, diagnostic confirmé par une séro-agglutination à 1/200°.

Fir juin, on commence une série d’injections intraveineuses de novärsénobenzol qui joint au repos du malade amènent une amélioration notable. |

Le 10 septembre, aggravation de l’état général, gros foie, rate palpable. La courbe de la température suit une mar-

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che irrégulièrement ascendante. Le 15 octobre des hémorragies gingivales, des épistaxis, des hématuries se produisent. ;

Pendant tout le cours du mois de novembre, l’aggravation se poursuit. L’auscultation du cœur fait entendre un souffle systolique mitral et un souffle systolique aortique. I existe une ascite assez abondante. (Gros foie, mou, indolore; rate énorme. L’azotémie est de 0 g. 95, les urines abondantes contiennent des pigments et des sels biliaires, des hématies en grand nombre, de l’albumine.

. L’examen hématologique met en évidence une anémie grave, une leucopénie accentuée.

Le 5 décembre on note un pouls nettement dicrote,bruit de galop, tachycardie, polypnée, épistaxis, selles melæniques. Une azoïtémie de 1 g. 35.

Une pneumopathie aiguë met fin à l’évolution le 8 décembre.

Nous retrouvons dans cette observation l’aspect clinique de la forme polyviscérale maligne de la brucellose. L’hépatite hémorragique et l’endocardite infectieuse sy trouvent associées comme dans les observations précédentes de GATÉ et RAVAULT de A. PuEcx de R. RaAyNAUD, HUGUENIN et PORTIER.

L’endocardite apparaît comme une complication tardive d’une forme speticémique d’une évolution particulièrement

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