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mine sur un bel éloge de la part active que les femmes françaises prennent, non seulement à l'étude de ces questions, mais à l’action pratique qui s'exerce dans les conseils de surveillaïce, dans les comités de patronage autour des tribunaux d'enfants. « Elles y apportent une compréhension plus fine des difficultés; leur cœur les aide à deviner ce que nous discourons par &@es méthodes plus lentes. L'intuition vaut quelquefois mieux que le raisonnement; on est en train de lui rendre tous ses droits, peut-être avec un peu d'exagération. »
Il y eut plus de vingt rapports présentés à ce congrès. L'importante question de la prostitution des mineurs y fut longuement débattue. Un grand nombre de vœux relatifs à l'obligation scolaire, au développement de l’apprentissage, à la répression du vagabondage, aux mesures à prendre contre les parents indignes, ou contre ceux qui exploitent l'enfance, à la lutte contre les taudis et au développement des habitations à bon marché y furent successivement adoptés.
Ces vœux, souvent formulés déjà dans les livres, dans les discours, dans les conclusions des congrès, ne sont d'ailleurs pas restés lettre morte. Nous assistons actuellement à toute une rénovation de la juridiction à l'égard des enfants, qui sera efficace, espérons-le.
Nous venons de voir aussi comment les hommes de loi, suivant chacun les tendances de leur esprit, ont envisagé la question de la criminalité infantile sous des points de vue bien divers. Les uns, cherchant à approfondir les causes d'après les lois de la société et les difficultés de l'existence; d’autres impliquant à la décadence morale toute la responsabilité du crime et formulant des règles
sévères d'éducation; d’autres enfin, envisageant plus froidement la question, à un point de vue purement juridique, étudiant chaque loi relative à l'enfance, relevant de chacune les imperfections, préconisant aussi des réformes.