‹ Contribution à l'Étude de l'ÉpileptoidieChapitre 25 sur 28 · LORS · texte numérisé non relu

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faire et pas davantage d’ailleurs à une réalité psychique, mais. à un ensemble significatif. ou à une structure qui n'appartient en propre ni au monde extérieur ni à la vie intérieure ». Nous ne nous cachons pas néanmoins que la satisfac tion intellectuelle que pourrait nous semble-t-il procurer une telle perspective ne constitue pas à elle seule une preuve de sa validité. Aussi voudrions-nous rechercher maintenant s’il ne nous. serait possible de rattacher cette conception à des constatations physiologiques et “expérimentales. C’est évidemment dans le domaine de l'étude des activités bioélectriques cérébrales que nous pourrions les trouver. Mais n ‘ayant pas la formation suffisante pour remonter aux sources, nous n’avons voulu que rapporter ici les conclusions d'auteurs autorisés et ‘envisager les déductions que nous avons pensé être en droit d’en tirer. Nous avons déjà vu dans le deuxième chapitre de ce 1e vail Le étaient les principales caractéristiques E.E.G. à l’épileptoïdie. Nous rappelant la fréquence des anomalies ie porales relevées dans cet état et sa proximité avec l’épilepsie psychique proprement dite, nous voudrions rapporter tout d’abord quelques-uns des points mis en lumière par Alliez (1). D’après cet auteur, deux éléments dominent la symptomatologie des épilepsies à manifestations bioélectriques temporales. D'une part, l’importance de la symptomatologie: mentale; d'autre. part, la présence au cours des crises d’automatismes psychomoteurs (cette épilepsie recouvre d° ailleurs. -pratiquement : l’épilepsie psychomotrice des auteurs anglo-saxons). Par.ailleurs, s’appuyant sur les constatations E.E.G.iques de Gastaut, Alliez signale que les structures «en Jeu doivent être. plus profondes et sinon symétriques, du moins médianes (2). Fait particulièrement intéressant, les automatismes psychomoteurs Fri n’interviennent qu'après les crises 8 élec.

(1) ‘Epilepsie psychique et lobe temporal. évolution psychiatrique, 1 1952. (2) Nous ne pouvons noùs empêcher de rapprocher ici une. phrase du.Dr J. : FAURE dans De l'E.E.G. dynamique des psychonévroses : Des structures temporales profondes paramédianes pourraient exercer une influence sur le tha-

lamus et entraîner des manifestations névrotiques et des troubles de la cénesthésie.

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triques à inscription temporale. Ceci vient confirmer la théorie Jacksonienne rappelée par Gastaut (1), considérant ces automatismes comme la traduction d’une paralysie posteritique des niveaux supérieurs d'intégration.

Rapprochons maintenant de cette constatation la phrase d'Alliez : « Il existe des degrés progressifs entre les cas où la vigilance du sujet reste complète et d’autres où surgissent des manifestations d'ordre perceptuel qui constituent des formes de plus en plus dégradées de l’état de conscience ». Il semb'e done bien que l'essentiel du mécanisme de l’épilepsie temporale réside en une perturbation de l'intégration au niveau de: la conscienc ë perceptive. Or, il est un type de pert turbation dont le voisinage avec l’épileptoïdie ne peut être nié : Lorsque la perturbation porte sur la perception globale relative à l’ espace, à une situation donnée, seraient réalisés des états psychiques complexes difficilement définissables souvent plus sentis ou finement douloureux que bien analysés par le malade et qui cons- -tituent un aspect bien curieux de l’épilepsie temporale : sentiment de gêne, de malaise général, de bizarrerie, d’étrangeté, jugement défectueux sur l'entourage avec fausse reconnaissance ou sur soi-même avec alors héautoscopie » (Alliez, op. Cl D20)

Que l'essentiel’ de l’épilepsie temporale (et en corollaire de l’épileptoïdie) soit ainsi une modification de la qualité de la conscience perceptive, nous croyons en trouver une preuve dans un ordre de faits proche des précédents que nous voudrions évoquer maintenant.

Reprenant les travaux par lesquels le Professeur Delmas- Marsalet (2) a isolé puis étudié l’épilepsie de structure morphéique, Passouant, Latour et Cadilhac, dans un article des « Annales médico-psychologiques », décembre 1951, précisent

(1) Revue neurologique, &. 86, n° 6,-1952, p. 679.

(2) DELMAS-MARSALET. — Electrochoc et thérapeutique nouvelle en. neuropsychiatrie. Baillières, 1946. — Detmas-MARSALET ét FAURE : Etude E.E.G. des épilepsies. de structure morphéique. Revue neurologique, 82, 6 juin 1950, D. 546-558.

les confirmations qu’ils ont pu trouver dans l’étude de 50 de leurs malades. | | "Tout d’abord, pour montrer la validité de notre rapprochement avec l’épileptoïdie, nous voudrions retenir trois faits exprimés par ces auteurs :

.Dans les manifestations nocturnes on trouve fréquemment des manifestations paraépileptiques telles que le somnambulisme, les terreurs nocturnes ou les cauchemars (nous avons vu que ces manifestations font partie du tableau clinique de l'épi leptoïdie).

Dans les manifestations diurnes « chez les enfants on note fréquemment des troubles du caractère (nervosité, instabilité, irritabilité, inadaptation scolaire ou familiale) » (p. 529).

Enfin, dans les circonstances étiologiques « le facteur familial est parfois particulièrement net » (p. 530).

Mais si d’une part nous trouvons ainsi un rapprochement clinique avec l’épileptoïdie, d'autre part nous trouvons aussi un rapprochement E.E.G.ique avec l’épilepsie temporale. Sur 42 épilepsies morphéiques identifiées par la méthode électrique, ces auteurs ont en effet trouvé 30 épilepsies temporales (p. 536). Et, fait plus intéressant encore, « l’épilepsie morphéique a expression temporale ne semble pas dans la majorité des cas une. épilepsie corticale focalisée mais bien plutôt un trouble souscortical ou des voies thalamo-bitemporales ».

Nous retrouvons bien là les données apportées par Alliez et que nous évoquions ci-dessus. Or, si l’on songe que comme le disait Bergson : « Dormir, c’est se désintéresser », on pressent combien l’étude de l’épilepsie morphéique peut jeter de lumière sur l’importance des modifications de la vigilance dans l’épi- lepsie. | S | Nous nous excusons de faire des allusions aussi brèves à des travaux d’une telle portée, maïs le cadre de notre travail ne nous permet malheureusement pas de faire plus que de signaler des rapprochements qui nous ont paru féconds.

.Nous.n’avons envisagé jusqu'ici que les épilepsies temporales. Or, il est certain que tous les épileptoïdes ne présentent

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