‹ Contribution à l'étude de l'épreuve de Rotter comme test de carence C utilisable dans l'arméeChapitre 21 sur 23 · REV ES · texte numérisé non relu

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Mais il ne faudrait point donner à ces considérations une rigidité absolue et faire retomber sur larmée la responsabilité de ces hypovitaminoses légères. Les sujets que nous avons étudiés appartiennent à toutes les classes de la société et si les uns (agriculteurs) avaient peu de chance de présenter avant leur arrivée au corps une carence en vitamine C, quels renseignements avons-nous sur la facon de se nourrir de cet ouvrier, de cet employé, dont la charcuterie et les conserves ont peut-être constitué depuis des mois ou méme des années, l’aliment principal. Or, et ceci est capital, l'organisme conserve pendant un temps souvent fort long, quelquefois même définitivement, la marque des carences antérieures et, d’après un terme de Mouriquand, cet organisme « qui se souvient >» aura une susceptibilité toute particulière à cette même carence.

En résumé, il résulle de nos recherches personnelles que les carences ne sont pas liées à des questions de ralions quantitatives, mais à une insuffisance de discernement dans le choix des aliments. Ce choix incombe aux officiers d’approvisionnement, tant dans les corps de troupe qu’à l'hôpital, et il nous a paru opportun de signaler l'importance capitale qu’aurait pour ces officiers un enseignement assez complet sur la valeur des aliments.

Il serait enfin utile d’adjoindre aux différents tabieaux de rations figurant dans les B. O., un tableau succinct indiquant la teneur de certains aliments en acide ascorbique, ou même, pour simplifier les calculs les quantités d’aliments contenant 10 milligrammes d'acide ascorbique. On pourrait, par exemple, établir le tableau suivant :

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