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ratoire de poisons, — et pour que la machine marche, il faut qu'ils soient éliminés, rejetés hors de l’organisme, sinon c’est la débâcle : c’est sûrement Purémie, c’est peut-être l’artériosclérose, cest peut-être les maladies cérébrales (Pierret), c’est peut-être aussi la cataracte.
Ces substances toxiques qui mettent à chaque instant l'organisme en imminence d’empoisonnement provien nent de plusieurs sources, de quatre d’après M. Bouchard: du tube digestif, de la désorganisation cellulaire, du foie, de l'alimentation.
Les fermentations intestinales qui se produisent aux dépens des matières résiduelles de l'alimentation et à la faveur des microbes et bactéries «commensaux habituels ou parasites d'occasion du tube digestif» donnent naissance à ces poisons alcaloïdiques que Semli en 1872, et Ar. Gauthier en 1873, découvrirent dans toute substance albuminoïde en putréfaction, et qu’on appelle aujourd’hui ptomaïnes de Selmi.
La désorganisation des éléments anatomiques fournit aussi des alcaloïdes. Ar. Gauthier, en effet, a démontré, en 1881, qu’à l’état normal des alcaloïdes semblables aux ptomaïnes de Selmi, se furinent constamment dans le; tissus vivants ; on en trouve dans le tissu musculaire, dans l'urine, dans la bile, dans le tissu nerveux, ete. Ce sont la triméthylamine, la créatine, la carnine, la névrine, ete. Ge sont les leucomaïnes.
Poursuivant plus loin son étude, Ar. Gauthier démontra que, si les ptomaïnes, poisons cadavériques, étaient dus à des fermentations microbiennes, les leucomaines, elles, étaient le résultat du fonctionnement organique et normal