‹ Contribution à l'étude de l'étiologie du syndrome de BasedowChapitre 17 sur 29 · IN; TRE · texte numérisé non relu

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-dance de tous ces facteurs étiologiques que les maladies infectieuses ou toxiques paraissent agir le plus souvent : ilen est du goître exophtalmique comme de l’hystérie toxique : il faut être un sujet prédisposé pour acquérir ainsi la névrose.

Les maladies infectieuses qui paraissent entrer le plus souvent en cause sont la fièvre typhoïde et le rhumatisme articulaire aigu. L'observation qui précède est très nette à cet égard, car avant d’avoir la dothiènentérie notre malade n’avait que des palpitations et de la chloro-anémie. Or, si les palpitations sont un des signes cardinaux -de la maladie de Basedow, elles ne sont pas pathognomoniques de cette affection; son tremblement n’est nettement survenu que dans le cours de sa fièvre typhoïde: elle n’avait non plus jamais eu auparavant, ni goître, ni exophtalmie. C’est donc bien sous l'influence de l’infection éberthienne que cette jeune fille d’ailleurs bien prédisposée est devenue basedownienne.

Quant au rhumatisme, il a deux raisons pour provoquer Ja névrose : il agit d’abord comme maladie infectieuse ; mais aussi comme faisant partie de la grande famille -arthritique, dont l'influence est si considérable sur la genèse des maladies nerveuses.

L'action de la syphilis est plus obscure ; mais les deux observations de Chwosteck n’en sont pas moins fort curieuses : Chez son premier malade, l’alcoolisme aigu parait avoir eu sur le développement du syndrôme plus d’influence encore que la syphilis. Le second malade à vu survenir son affection nerveuse pendant le traitement joduré, et serait, sous ce rapport, à rapprocher du cas de

TONNES M. Rendu. Ne pourrait-on pas en conclure que chez tous ces malades, les intoxications diverses qu’ils ont pu subir, alcool (Chwosteck) et iode (Chwosteck et Rendu), ont agi comme des causes provocatrices de la névrose chez des sujets prédisposès, et par leur hérédité et par leurs tares acquises, la syphilis n’ayant ici, comme le pense Chwosteck, qu’une action déprimante sur l’orga nisme qu’elle rend moins apte à résister aux influences morbides ?

Quant à savoir comment agissent toutes ces affections provocatrices, c’est une question plus délicate, et nous en sommes réduits à des hypothèses.

Brunet dit à ce propos : « On sait, depuis les publications de Charcot, la fréquence des lésions du corps thyroïde dans les maladies infectieuses, lésions qui vont parfois jusqu’à la suppuration, mais qui le plus souvent se terminent par résolution, ou passent à l’étai Chronique.

Or, cette altération du corps thyroïde ne pourrait-elle pas nous expliquer l’apparition du goître exophtalmique qu’on voit survenir à la suite d’un rhumatisme aigu, d’une fièvre typhoïde, d’rne pneumonie ? ».

C’est possible ; mais le contrôle anatomo-pathologique et l’expérimentation sérieuse pourraient seuls éclairer cette question encore trop obscure et trop peu connue.

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