‹ Contribution à l'étude de l'étiologie du syndrome de BasedowChapitre 23 sur 29 · AUS EVA · texte numérisé non relu

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de même du ganglion cervical inférieur, surtout du côté droit. :Non-seulement il est notablement plus gros qu’il n’est habituellement, mais il est beaucoup plus rouge. Des vaisseaux nombreux rampent à sa surface et dans son intérieur. Ay microscope on trouve de nombreux vaisseaux dans l’intérieur du parenchyme, et un abondant feutrage de tissu conjonctif au milieu duquel on voit des noyaux et des cellules fusiformes. Il y a de nombreux globules de graisse; les cellules ganglionnaires sont très rares, petites, uniformes, quelques-unes sont réduites à de simples granulations, les tubes nerveux sont peu nombreux.

Le plexus cardiaque ne semble pas altéré. Le ganglion de

Wrisberg, détruit à l’autopsie, n’a pu être examiné.

Nous trouvons dans la thèse de Lacoste une observation analogue.

OBsERvATION LXXX VI (Résumée),.

(Lacoste, in th. Paris, 1877. Obs. II).

Femme L..., 58 ans, teint pâle, muqueuses décolorées; agitation; anémie avec élat nerveux. |

En outre, exophtalmie, goître et palpitations.

La malade est essoufflée depuis un mois. Les forces l’abandonnent, elle maigrit beaucoup et simultanément son cou et ses yeux se mirent à grossir. Auparavant très bonne santé, Aucun antécédent héréditaire ou personnel. Mais le goître est endémique à Saint-Flour où elle a vécu plusieurs années.

Ii y a sept ans, elle a eu une crise d’exophtalmie qui n’a pas duré. Règles arrêtées depuis 20 ans. Depuis dix ans, chagrins

domestiques nombreux.

Etat actuel. —— Téguments décolorés. Respiration rapide.

Or

Pouls 129. Les carotides battent fortement. A la base du cœur au premier temps, souffle léger se propageant dans le sens des vaisseaux ; regard mobile et brillant. Conjonctive droite injectée. Mouvement brusque, agitation, insomnies.

On donne à la malade du bromure de potassium.

L’agitation continue. L’anorexie est persistante. Délire nocturne. Elle meurt treize jours après son entrée à l’hôpital.

Autopsie. — Cœur normal. Plaques athéromateuses à la crosse de l'aorte. Poumons etorganes abdominaux normaux.

Corps thyroïde pesant 100 grammes au lieu de 24.

Cerveau. — Injection de la dure-mère. Pie-mère très vascularisée avec dépôts fibrineux.

Substance cérébrale ramollie avec piqueté hémorrhagique à la surface des ventricules latéraux qui contiennent un épanchement séro-sanguin.

La malade a dû mourir de méningo-encéphalite diffuse.

Ganglions sympathiques. — L'inférieur et le moyen sont normaux. Le supérieur est hypertrophié. La coupe examinée au microscope présente une prédominance bien manifeste de l’élément conjonctif sur l'élément nerveux. Il y a des globules de graisse, des cellules très granuleuses.

Le nombre des vaisseaux est très considérable dans les tissus

de sclérose.

Voici donc six autopsies où les lésions du grand sympathique concordent d’une façon remarquable; et de quelque manière qu’on veuille expliquer les phénomènes basedowniens, il faut voir là plus qu’une simple coïncidence. Certes, c’est trop tôt pour édifier sur ces quelques cas une fphysiologie pathologique du goître exophtalmique ; nous devons cependant retenir de tels faits et les

OT

noter soigneusement; en laissant à l’avenir le soin d’en

tirer une conclusion quelconque.

Ces lésions du grand sympathique ne sont pas les seules qu’on ait observées dans le cours de la maladie de Basedow, et Mendel a publié l’observation d’un homme de 48 ans, exophtalmique depuis 1887, qui mourut trois ans plus tard. À l’autopsie, on trouva deux sortes d’altèrations bulbaires.

1° Le corps restiforme du côtè gauche était notablement atrophié; colorè par le carmin, il apparaissait plus fonce qu’il ne l’est normalement et prenait mal la coloration de Weigert; mais à part la disparition d’un certain nombre de fibres, pas d’autre lésion appréciable.

2° Il y avait à droite une atrophie très nette du faisceau solitaire. On n’a trouvé aucune altération appréciable dans les noyaux du sympathique et du glosso-pharyngien. Ce

« Ces lésions, dit Chamberlain, eurent un grand retentissement parce qu’elles concordaient avec l’expérimentation telle que l'avaient pratiquée Filehne, Dourdoufi et Bienfait. »

L'observation que MM. Marie et Marinesco ont publiée ’année dernière dans la Revue Neurologique est excessivement instructive. Il s’agit d’une femme de 36 ans, sans antécédents nerveux, chez laquelle un goître exophtalmique s’est développé dans le cours d’un tabès dorsalis. La malade meurt et on fait l’autopsie.

M. Marinesco trouve : un Corps thyroïde non hypertrophié mais qui est le siège d’un processus actif.

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