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droite ; le malade rentra et mangea comme d'ordinaire. Mais le
lendemain il eut un vomissement alimentaire. Pas d'autres vomissements. La douleur alla toujours en augmentant et, dès le début,
il eut des lancées douloureuses qui, actuellement, tendent à s’atténuer et à disparaître. Son appétit diminua et presque tous les jours il prit des purgations et des lavements purgatifs. à Examen. — À l'examen la langue est sale, saburrale, l'appétit a disparu. Pas de vomissement ni d'envie de vomir. Le ventre est très peu météorisé. La palpation est douloureuse dans la région de la fosse iliaque droite. À ce niveau, on peut sentir une grosse masse empâtée qui occupe la région de la-fosse iliaque droite. Le foie n’est pas remonté ni douloureux ; le jeu du diaphragme se fait bien sans douleur; le testicule n'est pas rétracté vers l’anneau. À aucun moment il n'y a eu irradiation douloureuse dans le canal ou le testicule.
Le poumon ne donne rien à l’examen ; il n’a pas été fait en arrière.
Cœur. -— Le pouls est à 110, très régulier, bonne tension. Rien aucœur. |
Urines. — Pas d’albumine.
À l'entrée, T. — 39°7.
Toucher rectal. —. Le toucher rectal ne montre rien de spécial, pas de tension autour du rectum. Pas de collection bombant dans le rectum.
28 juin. Opération (M. Rollet). — Ether. Incision couche par couche, Issue d’un demi-verre de pus environ, fétide et bien lié. L’appendice est enlevé bien qu'il paraisse relativement sain. Drainage.
Pas d'examen micrographique,
Certes, ce n’est pas avec des observations comme celte dernière, où l’étiologie de cause générale paraît aussi floue et même discutable, nous l’accordons, que nous serions arrivé à la démonstration clinique de notre thèse que nous poursuivons ; en effet, si nous n’espérions pas
avoir suffisamment préparé et convaincu le lecteur par la lecture des observations précédentes, nous n’aurions pas voulu nous exposer à faire échouer où au moins à compromettre cette démonstration pour ainsi dire en arrivant
au port par la relation d’un fait, qui a besoin d’être
défendu et qui ne parle pas par lui-même.
Nous avons cependant tenu à le rapporter parce que, dans notre conviction, et nous espérons l'avoir fait passer dans l'esprit du lecteur, une infection aussi légère que celle représentée par les bronchites à répétition de ce malade, doit rentrer encore dans l’étiologie de causes générales, que nous soutenons pour la catégorie la plus nombreuse des appendicites.
Nous pensons que, lorsqu'une loi en pathologie est établie avec évidence par les faits se présentant à l’observation sous une forme simple, et dégagée de toute ambiguïté ; cette méme loi doit être étendue et appliquée aux faits qui ne se présentent cependant plus avec la même pureté. Ces derniers ne peuvent être pris comme documents dedémonstration, mais il ne nous a pas semblé inutile d’en rapporter un pour bien montrer que la loi, une fois établie, il faut savoir se contenter de peu pour lui soumettre même ces faits incapables de la mettre en évidence.