‹ Contribution à l'étude de l'étiologie et de la pathogénie de l'appendiciteChapitre 8 sur 26 · CAUSES ORGANIQUES · texte numérisé non relu

CAUSES ORGANIQUES

Il est certain que le tube intestinal est, après les voies respiratoires, le lieu de moindre résistance de notre organisme, tant en raison de sa constitution anatomique qu'en raison de ses fonctions qui le mettent en contact permanent avec des matières septiques.

C’est incontestablement dans les points du trajet intestinal où il se produit une stase des matières que les inflammations ont une tendance à se localiser (Cæcum, S iliaque), considération que l’on peut légitimement invoquer, à côté de l’accumulation des organes lymphoïdes, pour expliquer le siège de prédilection des lésions de la typhoïde et de la tuberculose.

Dans les cas d’entéro-colite aiguë avec appendicite : la position déclive de l’appendice est peut-être bien une cause adjuvante de l’extension et de la prédominance des lésions à cet organe.

Mais non seulement cette position déclive normale peut favoriser les localisations inflammatoires, mais il en est de même de la torsion, de la coudure, du rétrécissement, de l’excès de longueur ; en somme, de toutes les malformations non pathologiques.

Une autre cause prédisposante et localisante de l’inflammation est l’indépendance de la circulation de l’appendice qui possède dans un repli mésentérique (sorte de mésoappendice) une artère et une veine indépendante.

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