SERRE
Dans huit de ces cas, il s'agissait d'enfants de meuniers, de blanchisseuses ; de petits culivateurs, de gardebarrière.
Dans toutes ces observations, il a retrouvé près des habitations le fumier d’abord où s’accumulaient les détritus du ménage, puis un pigeonnier où au moins un poulailler.
En 1885, il réunit 27 cas où la diphtérie s'était développée à côté de tas de chiffons et de paille, de fumiers remués et de basses-cours fréquentées par des volailles.
Dans plusieurs circonstances, il lui fut possible de dépister à côté d’un cas de diphtérie la maladie de la volaille.
Mais, comme il le dit également, la plupart du temps, il est difficile, pour le médecin, du moins toujours appelé trop tard, de constater la double production diphtérique.
Quant les faits arrivent à notre connaissance, les évènements se sont le plus souvent accomplis depuis longtemps, la volaille qui n’a pas été soupçonnée, r’a, par conséquent, pas été observée, et la diphtérie qui chez les poules, a une évolution habituellement bénigne, cest guérie depuis longtemps quand on procède à un examen dans ce sens, à moins qu'elle n’ait été reconnue par hasard. |
M. Tessier. pris des informations auprès d’un grand nombre de ses confrères et anciens élèves établis dans tous les départements limitrophes du Rhône. Leurs réponses, dit le savant professeur, n’ont fait que me confirmer dans mes convictions.
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Nous avons vu, nous-même, dit-il, dans le département de la Loire, une enfant de quatre ans, appartenant à une famille de négociants et qui succomba à la diphtérie dans la demeure paternelle — isolée complètement sur la montagne — alors qu’elle n’était pas sortie de chez elle, el que pas un cas de diphtérie n'avait été signalé dans le pays à une très longue distance. Elle l'avait, selon toutes les probabilités, contractée dans le poulailler où elle passait une partie de la journée à jouer avec les poules, manifestement atteintes de diphtérie.
Nous avons vu un autre de nos malades, ataxique et diabétique, condamné à la chambre depuis plusieurs semaines dans sa propriélé aux portes de Lyon, ne recevant personne et qui succomba à la diphtérie en quatre jours. La fenêtre de sa chambre ouvrait sur une volière contenant des volailles que nous étions aulorisés à considérer comme malades.
Une autre observation nous a été communiquée par notre confrère, le D" Alliot d’Ambérieux. Il concerne le fait d’une petite bohémienne qui contracta la diphtérie alors qu’elle résidait à Ambérieux depuis plusieurs mois et sans qu’il y ait eu un seul cas semblable dans la localité d’où elle n’était pas sortie depuis longtemps, mais elle logeait dans une voiture ambulante, au-dessous de laquelle détritus, fumier et volailles se trouvaient à la fois accumulés.
L'espace nous mauquerait si nous voulions mentionner les innombrables faits attestant la transmission de la diphtérie de l'animal à l’homme et de l’homme à l’animal,
Mis
Bornons-nous à rappeler ici les exemples les plus typiques, les moins connus ou les plus récents, montrant soit la coïncidence ou la succession déjà remarquables de certaines épidémies diphtériques sur lanimal et sur l’homme, soit plus particulièrement des exemples de contagion individuelle de l’animal à l’homme et de l’homme à l'animal, présentant des conditions absolument identiques à celles de la contagion interhumaine.