HYPOTHÈSE DE PAUSE
Un mot encore sur quelques observations « qui permettront peut-être un jour de remonter plus haut encore dans l'étiologie de la diphtérie, et de retrouver, au-delà de l'animal, la piste première, sinon l’origine suprême de l'infection. |
Burton, se livrant à une enquête sur une épidémie de diphtérie qui sévissait dans le Far West américain, cons-
tata ce fait très intéressant, que parmi les hommes atteints,
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un cerlain nombre d’entre eux avaient rempli leurs paillasses avec du foin mouillé et présentant des moisissures.
Il résulte des investigations de Edgar O. Burnès sur les épidémies de diphtérie, observées en Angleterre, que dans un cas il ne trouva à incriminer que la consommation de l’eau d’une citerne souillée par de la paille détériorée.
José Brusque signale une épidémie de « pépie » survenant chez les volailles alimentées avec des graines de céréales avariées, pépie, suivie elle-même de deux cas de diphtérie humaine.
Pause s’est livré à des recherches semblables, il accuse un agent du genre des champignons, d’infecter les fourrages pour passer ensuite dans l'organisme des volailles où il acquiert un degré de perfectionnement supérieur, pour parvenir dans l’organisme humain, à son maximum de virulence.
Conclusions hâtives, sans doute, el contestables, mais, dit Pause, ayant le mérite d’être poursuivies dans une bonne voie.
Taylor cite un cas où trois enfants qui n’avaient été soumis à aucune cause de contagion, avaient pris la diphtérie dans un appartement, dont les parois humides présentaient des moisissures.
Taylor, toutefois ne va pas jusqu'à dire que des moisissures banales peuvent produire la diphtérie, il leur faut sans doute l’adjonction d’un autre germe spécifique, qui y trouve un lerrain de développement favorable.
Nous n’insisterons pas davantage.