I. — Existe-t-il une occlusion vraie
Nous avons vu dans nos observations personnelles (VII et VIII) que les malades étaient souvent adressés aux chirurgiens avec le diagnostic d’appendicite aiguë.
En effet, les occlusions hautes sont ordinairement à ventre plat et s’accompagnent souvent de petite défense de la paroi. L’appendicite présente en outre des signes communs à ce‘genre d’occlusion, à savoir, un léger météorisme abdominal, l’apparition de vomissements, l'arrêt des matières et des gaz. Enfin ces deux affections sont fébriles. Par ailleurs, chez les sujets âgés, l’appendicite s'accompagne souvent d’occlusion réflexe.
La différenciation se “era -grâce aux antécédents et à ce fait que, dans la péritonite, l’arrêt des matières et des gaz sera moins absolu. La douleur, généralisée dès le début à tout l'abdomen aura au palper une localisation nette au point de Mac Burney. Le Douglas sera douloureux au toucher rectal.
Dans le type d’occlusion qui nous intéresse, la douleur sera localisée plus haut, au niveau de l’hypochondre droit. Ceci pourrait égarer notre diagnostic et nous faire penser à une cholécystite. Mais les antécédents hépatiques du malade et surtout l'examen radiologique, permettront d’écarter rapidement cette hypothèse.
On pourrait encore penser à un infarctus intestinal ou à une pancréatite hémorragique :
— le premier se différencie de l’occlusion par lintensité beaucoup plus grande de la douleur qu’il provoque, le météorisme abdominal est moindre, enfin. et surtout l'abdomen est mat et l’état général du malade est atteint d’une facon beaucoup plus grave et plus précoce; -
— la seconde présente, elle aussi, une douleur beau-
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coup plus vive, avec une irradiation pathognomonique vers l’angle costo-vertébral. Ses vomissements sont
plus abondants, non fécaloïdes — gros collapsus cardiovasculaire d'emblée.