II. — De quelle occlusion s'agit-il
L'aspect de l’abdomen, les signes fonctionnels et généraux et l'examen radiologique permettent d’éliminer tout obstacle siégeant sur le gros intestin. Il s’agit donc d’une occlusion du grêle. /
a) Les orifices herniaires seront explorés métho-
diquement afin de ne pas méconnaître une hernie étran-
glée toujours possible,
b) On éliminera ensuite les occlusions post-opératoires tardives (observation V), sans oublier de rechercher les cicatrices profondes après interventions vaginales chez la femme (césarienne).
Reste ensuite à envisager la possibilité d’une affection propre au grêle lui-même
a) volvulus : siégeant rarement sur le grêle, donnant une distension abdominale considérable et un épanchement abdominal important, ainsi que des vomissements fécaloïdes fréquents;
b) ileus biliaire — caractérisé par ses antécédents — crises de coliques hépatiques avec ictère, son évolution par crises, enfin ses signes radiologiques, le calcul pouvant être visible à la radio;
c) invagination — apanage de l’enfance, s’accompagnant de meloenas;
d) hernies internes — ayant éliminé toutes les affections précédentes, nous n’aurons plus en cause que les hernies internes : dans l’hiatus de Winslow, transmésocoliques ou trans-épiploïques. Elles sont pratiquement impossibles à différencier les unes des autres, si ce n’est au cours de l'intervention.