‹ Contribution à l'étude de l'évolution clinique des affections de la queue de chevalChapitre 10 sur 28 · A. — BLESSURES NON MORTELLES · texte numérisé non relu

A. — BLESSURES NON MORTELLES

(SCHÉMA 1) Observation I.

EMA , 8 génie.

Blessé le 12 septembre 1916, à la région lombaire par E. ©. Les membres inférieurs sont paralysés d'emblée et le malade à la sensation de frémissements qui partent de la blessure vers les pieds.

Extraction du projectile du canal vertébral, au niveau de Lux.

17 septembre. Centre Neurologique.

Motilité : à gauche, réduite ;

à droite, presque nulle.

Tonicité : diminuée pour les muscles antérieurs des cuisses et antéro-externes des jambes, surtout à gauche.

Réflexes tendineux : rotuliens, achilléens, médioplantaires : O cutanés plantaiïres : abolis. R. de défense : ©.

R. crémastériens superficiels et profonds; normaux. Mouvements vermiculaires incessants.

R. abdominaux inférieurs abolis.

Sensibilité : douleurs continues aux deux jambes — parfois, d’un seul côté, crises paroxystiques durant toute la nuit. M. de Lasègue pénible.

Anesthésie : surtout au niveau des nes sacrées.

Sphincters : rétention d'’urines.

Incontinence des matières et abolition du réflexe anal. Etat général bon. Evacuation le 30 septembre.

(SCHÉMA 2) Observation II.

B..., Etienne, 67€ B. C. A. (Blessure, à hauteur du Cône.)

Blessé le 24 août 1916, les membres inférieurs sont immédiatement paralysés. Des douleurs en «coups d’épingle» et en «coups de marteau» apparaissent lors du transport, à chaque éclatement d’obus.

Radiographie, montrant un éclat entre Dxu et Li, un autre au niveau de Li et-un dans la fesse.

29 aout. Centre neurologique.

Douleurs continues, et s’exaspérant par crises.

Paralysie totale du membre inférieur gauche, et partielle du droit.

Tonicité : masses musculaires flasques.

Mollet droit : 31 c. 5, gauche 30 c. 5.

Réflexes, rotuliens, achilléens! médioplant. abolis des deux côtés.

Cutané plantaire : O à gauche.

A droite : aucun mouvement des orteils et du pied, mais contraction vive du tenseur du fascia lata et du quadriceps.

Réflexes de défense : O.

Manœuvre de Pierre-Marie-Foix, très douloureuse.

R. crémastériens : vif à droite, nul à gauche.

L’excitation du pli de l’aine à droite et à gauche ne provoque aucune réflexe abdominal inférieur, mais on observe une contraction à hauteur de l’ombilic.

Les KR. abdominaux moyens et supérieurs existent.

Sensibilité objective : hypoesthésie territoire des racines lombaires, à gauche, mais retour presque complet, le 4 septembre, de la sensibilité.

Sphincters : aussitôt la blessure, incontinence des urines et des matières.

Amélioration progressive et retour à l’état normal le 12 septembre.

L'état général, d’abord grave, s'améliore au début de septembre.

Une ponction lombaire donne du liquide normal. . Evacuation le 4 octobre. Laminectomie dans la suite, et récupération de la motilité des membres inférieurs.

(SCHÉMA 3) Observation III.

G....., 106€ d’Inf.

Le 25 septembre 1916, blessure par E. ©. à la région sous claviculaire gauche et par shrapnell au niveau de Lrr1 ou Livs.

Paraplégie presque complète avec rétention d’urines, Un sondage dans une autochir procure du liquide sanglant,

Le shrapnell est extrait.

2 octobre. Centre neurologique.

Paraplégie complète, sauf contraction inconstante du quadriceps droit.

Tonicité : les rotules peuvent être abaissées de 4 cm.

Réflexes achilléens, rotuliens, médioplantaires, abolis des deux côtés.

La percussion des tendons achilléens donne lieu à une vive contraction des muscles postérieurs de la cuisse.

R. cutanés plantaires abolis, aucune réaction locale à distance. A la piqûre, des deux côtés, on constate une contraction légère tardive et lente des orteils et une flexion du genou.

Réflexes de défense : O à gauche, un peu à droite.

Crémastériens superficiels et profonds abolis.

Cutané abdominal inférieur O à gauche, existe à droite.

Moyens et supérieurs existent.

Hypoesthésie sur les fesses et à la face postérieure des cuisses, sans limite précise.

La pression des mollets est peu douloureuse mais sur les masses antérieures des cuisses on détermine des douleurs ainsi que par la flexion des cuisses sur l’abdomen.

Sphincters : rétention d’urines.

Evacuation le 6 octobre sur Paris.

Observation IV.

Blessure typique, ayant déterminé une compression. Blessure par skrapnell au niveau de Lyy le 2 août 1916.

Sensation de jambes coupées ; douleurs fréquentes aux cuisses.

3 août. 10 heures. Laminectomie, on ne trouve pas de perforation du sac méningé.

17 heures. Examen. Aucun mouvement volontaire, mais les mouvements passifs sont possibles sans augmentation des douleurs,

Réflexes tendineux, rotuliens, achilléens, médioplantaires et R. tendineux : tous abolis.

Sphincters : rétention d’urines et des matières.

Sensibilité objective : abolie aux organes génitaux et à la face externe de la jambe gauche.

29 août. — La fausse incontinence fait place à de la rétention.

30 août. — Amélioration. Les douleurs sont moins vives,

mais les crises plus longues.

La flexion du genou et l’abduction de la cuisse, c’est-à-dire les positions de relâchement, atténuent la douleur.

Amaigrissement et hypotonie des muscles.

Des mouvements simples sont possibles, saufl’abduction de la cuisse gauche.

Réflexes tendineux et cutanés plantaires : abolis. Aucun réflexe de défense.

Hypoesthésie: Ly, Sn, Sir:

Thermesthésie au froid conservée.

Vibrations du diapason perçues.

En avril 1917. — Le blessé marche seul et ne souffre plus.

Observation V.

Blessé le 25 septembre 1916, à 13 heures par balle.

Présente une paralysie presque complète des membres inférieurs. Il est pratiqué une opération dont les détails sont peu connus.

Centre neurologique.

Motilité : peut seulement fléchir ou étendre le genou gauche.

Tonicité musculaire : normale.

Réfiexes tendineux : tous abolis aux membres inférieurs.

R. cutanés plantaires, abolis, aucune réaction locale ou à distance.

R. crémastériens : gauche normale, droit faible.

R. cutanés abdominaux : normaux.

Sensibilité : assez bien conservée, sous tous les modes.

La notion d’attitude des mouvements est déficiente pour les orteils des deux côtés. Au lieu d’indiquer un mouvement, le blessé exprime une sensation de brûlure ou de piqure.

L’impression de froid et de chaud est remplacée aux deux pieds par une sensation de pression.

Rétention d'urines. Ressent le besoin d’uriner lorsque la vessie est distendue. Hématuries. Rétention des matières. Le membre inférieur droit est chaud, le gauche est froid.

Ponction lombaire : liquide sanglant, Albumine 0,40.

Evacué sur Paris le 9 octobre.

Observation VI. (SCHÉMA 4)

Blessé le 24 septembre 1916. Projectile au niveau de Lyrr.

Paraplégie immédiate.

Le 25 septembre, au soir, on constate déjà une régression des phénomènes du début. Le blessé urine seul, le mouvement et la sensibilité reparaissent, il persiste une paralysie incomplète des membres inférieurs,

27 sept. — Flexion et extension du genou droit possibles ; la paralysie du pied et des orteils droits reste complète. A gauche mouvement plus lents et seulement ébauchés.

Tonicité musculaire : diminuée dans les segments paralysés.

Réflexes tendineux et cutanés plantaires : abolis.

Aucun réflexe de défense ne peut être ébauché.

Sensibilité : tactile, abolie pour la moitié inférieure des jambes, elle intéresse la zone sacrée toute entière.

Profonde : conservée à droite. Sauf aux orteils, abolie au membre gauche.

Sensibilité vibratoire : en partie conservée aux mallioles gauches, abolie au pied gauche et à toute la face postérieure des membres droit et gauche.

Douleurs : le blessé souffre beaucoup aux ‘genoux. La manœuvre de Lasègne est douloureuse.

29 sept. — Aucune modification de l’excitabilité faradique.

5 octobre. — Apparition d’incontinence par regorgement.

9 oct. - Evacuation; pas de modification clinique importante.

(SCHÉMA 5) Observation VII.

Blessé le 18 juillet 1916 par un éclat à la région lombaire.

Aussitôt, paralysie et douleurs vives au membre inférieur: gauche.

Extraction de l’E. ©. le 18, diminution des douleurs, où ne en faisant un léger effort.

24 juillet.

Centre neurologique.

Membre inférieur gauche. Diminution des mouvements.

Tonicité musculaire, meilleure qu’à droite.

Réflexes. KR. rotulien, normal, achilléen normal à gauche diminué parfois. Cutané plantaire aboli.

L'’excitation du bord externe est suivie d’une contraction du tenseur ou fascia lata et du crémastérien homolatéral.

Léger réflexe de défense. Aucune manœuvre de Pierre-Marie. Foix.

Sensibilité : anesthésie en dessous de Liy, Ly. Vibratoire conservée.

La manœuvre de Lasègue est douloureuse à la région lombaïre, la toux aussi.

Membre inférieur droit : presque sain.

Tous les réflexes tendineux et cutanés sont normaux. La température est normale et égale.

Mensuration des masses musculaires :

28 juillet: Mollet droit. ... 30,7 gauche ... 30,2 Cuisse droite ... 44. gauche... 44.

9 août: Mollet droit ... 27,8 gauche... 27.. Cuisse droite ... 41,3 gauche... 40.

Le 29 juillet. Au cours d’une amélioration, apparition de cephalées et de douleurs rachidiennes avec fièvre. PL entre L; et Lz1 donnant du liquide avec reticulum fibrineux 6 à 8 lymphocytes. Albumine 0,35 au Sicard. 4 août. — Extraction d’un second éclat.

5 août. — Amélioration. Le blessé urine seul, mais présente des douleurs rétro-pubiennes. Evacué le 23 août et depuis la marche est devenue possible.

(SCHÉMA 6) ï Observation VIII.

Mist , Pierre, 67% K. I. AA

Blessé le 9 octobre par E. O. allant de la région lombaire à la crète iliaque en intéressant le péritoine.

Intervention.

13 octobre. — Centre neurologique.

Les membres effectuent des mouvements. Ceux du pied et des orteils gauches sont lents et faibles.

Tonicité diminuée des muscles postérieurs.

R. tendineux: rotuliens, conservés, mais le gauche est faible.

R. achilléens et médioplantaires abolis.

R. cutanés, plantaires abolis. .

Pas de réflexes de défense.

Sensibilité : pas de douleurs spontanées, mais à la pression de la face postérieure des jambes et des cuisses ou en provoque de très vives.

La manœuvre de Lasègue est très douloureuse des deux côtés.

S. tactile : anesthésie en dessous de Sur, à limites peu précises. À

Sphincters : Rétention d’urines du 9 au 16 octobre. Constipation opiniâtre. à

Après le 16 octobre. — Miction ou type normal.

L'état général s’améliore de jour en jour ; la motilité des membres inférieurs redevient presque normale.

Le 11 novembre. — M. est évacué sur Paris.

Observation IX.

Sous , Pierre, 37 ans. 37% Colonial.

10 juillet 1916. — Centre neurologique. À été blessé quelques jours auparavant par un séton de la région lombaire toute supérieure.

! Il avait ressenti «de l'électricité» dans les jambes et s'était effondré sur lui-même.

Motilité : à droite, les mouvements sont faibles, mais aucun n’est aboli.

A gauche, pas de paralysie complète, mais la faiblesse est plus accusée qu’à droite.

Réflexes tendineux et cutanés plantaires, abolis.

Pas de réflexes de défense.

Les R. Crémastériens semblent exister, les abdominaux sont nets.

Sensibilité : le blessé a la sensation d’avoir les pieds morts Il ne souffre pas des cuisses, mais se plaint qu’on lui broie les os des genoux et des jambes.

La pression des masses musculaires des membres inférieurs est douloureuse, surtout aux mollets. La manœuvre de Lasègue est très pénible.

Tactile : Anesthésie la dessous de L;

Thermique : Elle remonte un peu plus haut.

Vibratoire : Abolie aux pieds et aux orteils.

Sphincters : Rétention d’urines. L’évacuation rectale est inconsciente.

PL : Liquide clair, normal.

16 juillet. — Diminution des douleurs.

22 juillet. — Amélioration de la motilité. La flexion des orteils est faite avec une force assez bonne et les autres mouvements ont regagné en ampleur, en force et en rapidité.

Réflexes tendineux : abolis. Cutanés plantaires : abolis. Mais l’excitation détermine un vif mouvement de retrait, volontaire en partie.

26 juillet. — Evacué sur la Salpêtrière.

Novembre 1916. — Le blessé marche seul.

(SCHÉMA 7) Observation X.

GER , Thomas. o Zouaves.

Blessé le 15 novembre 19r6 de 4 éclats d’obus dont un à la région lombo-sacrée.

Centre neurologique : Le blessé marche correctement.

Réflexes rotuliens, normaux. Achilléens : abolis. Cutanés plantaires : bord externe, rien au bord interne : flexion des orteils.

À droite: mouvements volontaires et tantôt réflexes. Les réflexes de. défense n'existent pas, mais leur recherche provoque de la douleur.

Sensibilité : tactile, anesthésie sur les organes génitaux ex-

ternes, plus au scrotum qu’à la verge, sur les fesses et la partie postéro-supérieure des cuisses,

Sphincters : Le blessé urine seul, mais présente de la pollakiurie.

La miction, la station debout, les efforts et la pression sur la région sus-pubienne la facilite. Au cours de l’examen, quand ou le tourne ou l’assied, un petit jet urinaire s’échappe involontairement. Il a quelquefois de la difficulté à uriner, seul et au cours du sondage, présente parfois du spasme.

Le malade ne perçoit pas l'écoulement de l’urine, ni un lavage de vessie pratiqué à la suite d’une hématurie vésicale isolée.

Rétention des matières, le passage n’en est pas perçu.

Réflexe anal absent.

La fièvre est élevée, de 39 ° à 40,5 °. Agitation, ébauche de Kernig.

Ponction lombaire : Liquide légèrement trouble.

Leucocytose : 30 éléments par champ. 4/5 de polynucléaires en cytolyse. 1/5 de lymphocytes. Pas de microbes à l'examen direct ou en culture.

Evacué sur Paris le 2 décembre 1916.

(SCHÉMA 8) Observation XI.

B255::,; Victor:

Le 5 novembre 1916. — Vaste plaie région lombaire, payaplégie immédiate.

Le 17 novembre. — La motilité reparaît graduellement. Les

mouvements simples sont possibles. Ceux des régions correspondant aux racines lombaires inférieures et sacrées sont moins bons.

Les R. tendineux sont abolis, les cutanés plantaires aussi. Pas de R. de défense. Douleurs vives, par crises. Anesthésie totale en Srr, Sir Srv, Sv, partielle en Sr. Rétention d’urines, puis réapparition de la sensation de besoin et mictions fréquentes.

26 novembre. — Le blessé urine normalement.

2 décembre. — Les douleurs diminuent. Le malade se lève. 29 décembre. — Evacué couché sur Paris.

Observation XII.

H....., Léon, 21 ans.

Blessé le 11 octobre 1914 par plusieurs éclats d'obus.

Large et profonde plaie à la région lombaire droite.

Paralysie immédiate des membres inférieurs.

Esquillectomie des lames et apophyses épineuses Li et Lu. Extraction d’éclats.

18 octobre. — Centre neurologique.

Motilité : En allant doucement, pour éviter les douleurs, il peut fléchir et étendre les genoux, un. peu moins les pieds; très légèrement les orteils.

Tonicité : Bonne pour les muscles des mollets, faible à la face antéro-externe et à la face antérieure de la cuisse.

Contractilité neuro-musculaire pour les muscles du mollet, on trouve un mouvement ample, lent, durable une contraction tonique, un fort myœdème à l'endroit percuté. La percussion des antéro-externes donne le même résultat, mais est douloureuse.

Réflexes tendineux : tous abolis aux membres inférieurs.

Cutanés plantaires : nuls. Pas de réfiexes de défense.

R. crémastérien gauche : existe. À droite le R. c. superficiel est faible, mais le profond est vif.

Abdominaux inférieurs inconstants.

Sensibilité : tactile, douloureuse, profonde conservées.

Mais les douleurs spontanées font craindre le plus léger contact.

Crises lancinantes, par accès, augmentées par l'inspiration.

Elles sont intenses aux genoux, à l’extrémité des orteils.

La pression superficielle n’est pas douloureuse, mais après un temps assez long, elle détermine une crise douloureuse assez vive.

Manœuvre de Lasègue douloureuse, dès qu’on élève la jambe à plus de 60 cm. au-dessus du lit.

Sphincters : rien à signaler.

Etat général sérieux, car il existe plusieurs fractures et des abcès.

Les douleurs s’atténuent, la motilité redevient normale.

Au bout de plusieurs mois, passe dans un service chirurgical.

ae 4

Observation XIII.

Len , 21 ans. 153 KR. I.

Blessé le 30 juillet 1916.

Le jour même, a constaté des douleurs très vives dans les membres inférieurs. Les membres s’allongent brusquement, demeurent raidis quelques instants, puis redeviennent flasques.

Le lendemain, il se traîne au poste de secours situé à 600 m.

Une radiographie décèle un projectile au niveau de Liy.

Esquillectomie, extraction. La dure-mère est intacte, mais fortement déprimée en avant.

18 août. — Centre neurologique.

Diminution des douleurs.

Retour progressif de la motilité.

Motilité : étend assez bien les jambes, mais peut à peine les fléchir.

À gauche: on constate un brusque et fort redressement des pieds. Les mouvements des orteils sont nuls. La flexion plantaire impossible,

À droite : la motilité est meilleure, absence de mouvements des orteils et adduction de la cuisse.

Tonicité : musculaire diminuée, surtout aux mollets.

R. Rotuliens existent. KR. achilléens et médiopl., abolis.

KR. cutanés plantaires, en flexion.

R. crémastérien gauche net. Droit : douteux.

R. abdominaux normaux.

Sensibilité : Douleurs surtout marquées aux mollets. La pression les augmente ; le blessé dit sentir une sorte d’engourdissement des 2 membres inférieurs.

S. obective : normale sur tout le territoire initialement paralysé.

Dr. G.

Etat des muscles : 18 août Mollets 28 28 Cuisses 42 AI

6 sept. Mollets 25.5 25.5 Cuisses 39.5 38.5 6 septembre. — Pieds ballants. Mollets douloureux et mous. 7 septembre. — Evacué sur Paris.

(SCHÉMA 9) Observation XIV.

CCE , Alfred. 417€ R. I.

Blessé le 16 août par balle. Plaie profonde de la région sacrée. Aussitôt, ressentit peu de douleurs, mais une paralysie immédiate du membre inférieur gauche.

24 août. — Centre neurologique.

24 août. — Centre neurologique. Examen.

Il accuse un peu de douleur dans la fesse gauche.

Membre inf. gauche : La motilité est encore très atteinte. La cuisse peut être fléchie et étendue, la flexion du genou ébauchée, aucun mouvement du pied ou des orteils.

R. rotulien : vif monocinétique.

Achilléens et médiopl., abolis.

Cutané plantaire, presque aboli. Bord externe, rien.

Bord interne, flexion inconstante et légère du gros orteil.

Hypotonie du mollet gauche.

Pas de KR. de défenses ni de manœuvre de P M F.

Membre inf. droite : Motilité normale. Hypotonie de la cuisse et du mollet droits sont plus accusés.

R. rotulien, vif. Achilléen et médioplantaire, abolis.

R. cutané plantaire, normal, avec contraction du tenseur du fascia lata et du quadriceps.

Sensibilité : Douleurs spontanées à la fesse, à la région périnéoscrotale et urétrale. Toute pression est douloureuse, même sur la zone anesthésiée. La manœuvre de Lasègue est douloureuse, la flexion de la jambe sur la cuisse est très pénible. Dans la position de la prière de Mahomet, le blessé trouve une sédation à ses douleurs.

Anesthésie : tactile surtout à gauche : sur toutes les faces des cuisses et la moitié externe du pied. Aucun trait d’union entre ces deux placards.

Sphincters : rétention plusieurs jours après la blessure.

27 août. — Retour de la miction spontanée.

1 Septembre. — Tous les mouvements du membre gauche sont possibles, mais faibles et douloureux.

6 septembre. — KR. cutané plantaire normal.

7 septembre. — Evacué sur Paris.

Dr. G.

Etat des muscles 24 août Mollets 30 31 Cuisses 42 43 6 sept. Mollets 29 30.3 Cuisses 42 AI Observation XV.

Hi , Diala. 58 Sénégalais.

Blessé le 22 juillet de plusieurs éclats d’obus.

24 juillet. — Centre neurologique : L'état est grave, l'examen difficile. L'observation est sommaire sur certains points.

Motilité : à gauche, la flexion de la cuisse sur le bassin et l'extension de la jambe sur la cuisse sont possibles. Les mouvements du pied et des orteils sont absents, ainsi que la flexion de la jambe à droite, où tous mouvements paraissent impossibles.

Hypotonie musculaire à droite, moins accusée à gauche.

La contractilité neuro-musculaire est sensiblement normale, un peu supérieure à gauche.

Réfiexes tendineux : tous abolis aux membres inférieurs.

R. cutanés plantaires, abolis. Réflexes de défense, aucun.

R. crémastériens : faible à droite, nul à gauche.

Réflexes abdominaux inférieurs nets si l'excitation porte à 2 cm. au-dessus du pli de l’aine, au-dessus de la zone d’hypoesthésie.

Sensibilité : tactile et douloureuse, abolis jusqu’à la racine des cuisses. La partie toute supérieure des triangles de Scarpa paraît seulement hypoesthésiée.

Sphincters : rétention d’urines, incontinence des matières.

28 juillet. — Miction spontanée.

29 juillet. — Sent le besoin d’aller à la selle.

Les sphincters fonctionnent bien dans la suite.

Evacué sur Paris le 27 août.

Page 1