BLESSURES NON MORTELLES DE LA QUEUE DE CHEVAL
Observation XXTII.
J.-.., Paul, cl. 1971.
Blessé le 2 août 1916, à 5 cm. à gauche de Liv.
Laminectomie le 3, esquillectomie, aucun écoulement de liquide céphalo-rachidien.
3 août. — Le blessé a des douleurs atroces, par crises et la sensation de jambes coupées. Les douleurs sont surtout vives aux faces antérieure et postérieure des cuisses; peu aux jambes, qui sont froides et peu sensibles.
Motilité : Contracte un peu les muscles antérieurs de la cuisse droite et un peu aussi à gauche.
Aucun mouvement des jambes et des pieds.
Motilité passive : parfaite, mais détermine de la douleur.
Réflexes tendineux : rotulien, abolis.
achilléens, abolis.
médioplantaires abolis.
R. cutanés plantaires, abolis, localement et à distance. R. crémastériens : o.
R. abdominaux inférieurs, contraction locale et un peu au-dessus de la zone excitée.
R. abdominaux moyens, normaux.
Sensibilité objective : conservée partout, sauf à la jambe, faces antérieure et postérieure de la plantaire du pied.
Diminution simple à la face postérieure des cuisses, ainsi qu’aux organes génitaux externes. La limite de l’hypoesthèsie est difficile à préciser.
Subjective : le malade à l'impression d’avoir les jambes serrées dans des bandes.
Spincters : Rétention d’urines d’abord, puis incontinence et hématurie.
Pas de troubles iyophiques aux pieds, pas d’œdème.
Hypothermie : Le malade est assez agité.
6 et 5 août. — Agité.
30 août. — Va mieux. Il souffre moins, mais plus longtemps.
Douleurs : Apparues dix minutes après la blessure, très vives pendant dix jours. Elles ont diminué vers le 20 août, mais elles surviennent par crises, dans toute l’étendue des membres paralysés. :
Les accès, d’une durée de 4 à 5 secondes, sont separés par 1 à 2 secondes. Le maximum d'espace entre les crises n’excède pas 5 minutes.
En même temps que les douleurs, on voit se contracter fortement les muscles de la face interne de la cuisse.
La flexion et l’abduction du genou diminue la fréquence et l'intensité des crises douloureuses.
Hypotonie et amaigrissement des muscles.
Réflexes : rotuliens, abolis.
achilléens, abolis.
médioplantaires, abolis. La recherche du R: cutané plantaire est douloureuse, mais ne provoque aucune réaction.
R. crémastériens, très vifs.
Manœuvre de P. M. F. contraction muscles internes des
. Cuisses.
Sensibilité : anesthésie tactile Lv, Sir, Suit. thermique, bien conservée au froid.
vibratoire, perçue, sauf aux pieds.
Température fraîche, les pieds restent chauds. Après les piqûres, le malade sent ses jambes devenir froides et les douleurs disparaissent. Après l'effet de la piqûre, la chaleur et les douleurs reviendraient.
18 septembre. — Contractions musculaires très douloureuses.
20 septembre. — Peut remuer la jambe droite et la cuisse se contracte.
22 Septembre. — Se plaint beaucoup des jambes, amaigrissement marqué des cuisses.
29 septembre. — Présence de douleurs encore vives.
30 septembre. — Evacué sur Paris.
(SCHÉMA 14) Observation XXIV.
N...., Joseph. 93° Inf. 26 ans.
Blessé le 25 août 1914, fait prisonnier, rentre en France en 1917.
Radiographié le 9 novembre 1917 à Broussais, pas de lésion osseuse appréciable à la radiographie.
Examen le 19 décembre 1917.
Blessure à la région lombaire par balle en 1914. Le blessé ressent aussitôt des fourmillements dans les membres inférieurs et de la paralysie. Relevé cinq jours après sans connaissance par des femmes françaises reprend connaissance le 3 septembre.
Paralysé des deux membres inférieurs ; ressent des douleurs fulgurantes surtout aux jambes et aux pieds. Réfention
EN) eos
d’urines ; il est cathétérisé pendant un mois, ensuite il présente de l’incontinence d’urines et des matières pendant environ cinq mois.
: En décembre 1914. — Retour du mouvement de flexion de la jambe gauche puis des mouvements de la hanche et du pied.
En février 1915. — Flexion de la jambe droite. En mars 1915. — Disparition des troubles sphinctériens. 29 août 1915. — Extraction d’une balle.
Actuellement (1917) présente une cicatrice à 6 cm. à droite de Lu.
Douleurs fulgurantes des deux membres inférieurs.
Se fatigue rapidement en marchant.
Parésie légère des sphincters qui oblige le blessé à prendre des précautions.
Claudication de la jambe droite.
Déformation des deux pieds, droit en varus.
Gauche : plat et avant-pied tourné en dehors.
Motilité : orteils du pied droit, aucun mouvement. pieds, affaibli.
Gauche : pied normal, sauf latéralité des deux derniers orteils.
Jambes et cuisses : muscles normaux.
Réflexes tendineux Dr. G.
rotuliens (o) moins achilléens o inversion Retromalléolaise o inversion médioplantaires (o) inversion péroniers latéraux o normal TFP o moins PRE o moins
R. cutanés plantaires, pas de Babinski.
R. de défense o tardif et lent cutanés crémastériens o 0
R. abdominaux et cruro-abdominaux normaux.
Hypotonicité de la cuisse et de la jambe droites le malade étant à genoux.
Hypothermie à droite, surtout à la jambe et au pied.
Rétraction tendineuses de tous les fléchisseurs des orteils en diminuant de 1 à 5.
Atrophie musculaire.
Dr. G.
cuisse 41 43 jambe 28 30 pied 23 23.5
Sensibilité : Douleurs fulgurantes aux membres inférieurs.
Pas de douleurs à la pression des nerfs.
Miction et défécation inférieures. Le malade sent le besoin et le passage, mais ne peut retenir. Diminution génitale.
Réflexe anal + à gauche, — à droite.
Réflexe bulbo-caverneux net,
Pas de troubles trophiques, sauf deux durillons en rapport avec l’attitude du pied pendant la marche.