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ralysie et se trouve être la cause de la plus grande facilité de réalisation des mouvements passifs. Elle s’installe de suite, on peut en quelques jours la mesurer. Mais il ne faudrait pas croire qu’une lésion haute va déterminer forcément des signes aussi accentués. Dans l’obs. IX, où la lésion était haut située, nous voyons qu’au membre droit quelques mouvements existent et, qu’au membre gauche, tous sont possibles, mais plus faiblement que de coutume.
Dans le syndrome à type lombo sacré ou sacré supérieur, l'intégrité est absolue, même immédiatement, «des fonctions des nerfs crural et obturateur. Tous les muscles innervés par le sciatique sont complètement paralysés. La station et la marche sont impossibles. Dans le décubitus dorsal, les membres reposent flasques et les pieds sont tombants. Aucun mouvement du pied n’est possible et la flexion de ia jambe sur la cuisse est nulle » (Roussy et Lhermitte).
Dans des formes plus basses on constate l’absence de troubles moteurs et de toute ébauche de paralysie.
On a donné ces dernières années en une magistrale étude qui mérite de demeurer classique une classification précise et quasi mathématique des syndromes moteurs d’après la lésion en hauteur. Mais c’est peutêtre contraindre un peu la réalité et les choses ne vont pas toujours ainsi; il faut là faire intervenir la notion de nuance.
Ce qui domine, au premier chef, ce n’est pas la hauteur de la lésion, mais sa gravité. S'agit-il d’une section: C’est rare, heureusement. Le tableau critiqué plus haut est précis comme sil s'agissait toujours d’une section. Plus souvent il y a attrition des racines
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ou compression ou, à un degré encore moindre, compression médiate sans perforation du sac méningé.
Autre remarque: il n’arrive que fort rarement que la lésion intéresse horizontalement les racines, privant toutes celles qui sont en dessous de leurs qualités, sans exception. Or, il est de règle que la topographie de ces blessures soit plus qu'irrégulière. Nous constatons l’atteinte de telle racine et pas de telle autre; les anesthésies étaient également imprécises et ne correspondant en aucune façon à ces beaux schémas faits pour un enseignement destiné à frapper l’imagination.
Donc, pour éclaircir ce débat, nous disons qu’en plus du diagnostic en-hauteur il faudra établir l'importance de la lésion nerveuse. Comment y arrivons-nous ? Après avoir dressé en un moment aussi rapproché du début que possible, un véritable inventaire, nous attendrons la régression ou l’accentuation des phénomènes. Nous verrons que comparativement aux autres signes (anesthésies, troubles des réflexes tendineux) qui se maintiendront pendant un long temps, les troubles de la motilité active vont être le miroir fidèle de la restauration et de la guérison.
Dans l’obs. IV, où une paraplégie complète s'était installée (blessure en Lim), un mois après, restauration très avancée de la motilité. Dans l’obs. VI, où une paraplégie immédiate s’était installée, deux jours après le mouvement reparaissait (lésion en Li).
Dans l’obs. IX également.
On nous dira: mais nous avons aussi étudié et relaté l’évolution des blessures. Nous répondons: d’accord, mais vous n’avez pas tiré parti de cette étude pour le diagnostic anatomo-pathologique.
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Nous verrons à propos de chacune des modifications
symptomatiques l'intérêt qu’elles présentent — mais
dans leur évolution et considérées à côté d’autres signes.
Troubles des réflexes tendineux. — L’abolition est la règle, et la topographie des réflexes supprimés correspond bien à la hauteur de la blessure.
= Mais nous constaterons, pour compléter la discussion amorcée plus haut, que la restauration des réflexes est loin d’être aussi rapide que celle de la motilité active. Le réflexe, témoin fidèle de ce qui se passe dans le système nerveux, est modifié à l’occasion d’une lésion minime. Dans les sciatiques-névralgies, est-ce que certains petits réflexes ne sont pas abolis précocement. Et pourtant l’atteinte du nerf est bien minime.
De plus, tous les degrès existent, et nous pouvons constater de la plus légère diminution à l’abolition totale.
Leur topographie, juxtaposée à celle des anesthésies, donnera un tableau précis de l'emplacement des lésions.
Les réflexes cutanés abdominaux supérieurs et moyens sont conservés, les inférieurs disparaissent parfois.
L’abolrtion du bulbo-caverneux coïncide avec les anesthésies périnéale et génitale, des troubles des sphincters également.
Réflexes cutanés. — Les réflexes cutanés plantaires sont abolis. Parfois on constate la présence, lors d’une sommation d’excitations, de réactions à distance au niveau du fascia lata honolatéral, par exemple.
Les crémastériens sont variables. Le superficiel peut être aboli, alors que le profond persiste. Fait simple à expliquer par sa topographie radiculaire.
Rèflexes de défense. — Absence totale dans la grande majorité des cas (sauf lors de l'infection méningée).
Lorsqu'il s’agit d’une blessure, soit haute, soit basse, il peut apparaître des mouvements éloignés, mais qui ne sont pas des réflexes de défense.
La manœuvre de Pierre-Marie Foix ne donne aucun réponse. à
Troubles sphinctériens. — Les modifications de la miction et de la défécation sont de règle dans les lésions de la queue de cheval.
uand apparaissent-ils. Dans les lésions hautes, le blessé les signale comme existant dès ou peu après le traumatisme.
Miction. — La rétention est je phénomène qui se présente en premier lieu. Plusieurs solutions vont alors intervenir: la fonction se rétablira rapidement. En douze à quinze jours. chez les cac légers, la miction est normale. La sensation de besoin reparaît et l’amé lioration est rapide. |
Ou alors il n’y a pas d’amélioration dans les premiers temps; l’incontinence succède alors à la rétention et ne paraît jamais s'installer dès le traumatisme. Cependant, l’obs. II nous présente une incontinence initiale. Sept jours après, il se produit un léger besoin d’uriner et onze jours après, malgré une période de troubles divers, la miction redevient normale.
Dans un cas de section totale suivie de mort, il y eut d’abord de la retention, puis de l’incontinence par reforgement. Ce schéma paraît être classique dans les lésions graves.
Mais ces troubles peuvent être remplacés par des «équivalents »; il se produit au cours du cas VIT des douleurs rétro-pubiennes sans trouble véritable, mais qui étaient bien l'indice de modifications nerveuses.
Défécation. — Il y a parallèlement aux adultérations de la fonction vésicale une constipation opiniâtre. Parfois, lorsque la lésion est grosse, le blessé ne sent pas le besoin et l’incontinence s’installe.
Amyotrophie. — L'atrophie musculaire est rapide et pour ainsi dire constante, mais elle met plusieurs semaines à paraître.
Sa progression paraît continuer, alors qu’il y a déjà restauration des troubles moteurs, et elle persiste un très long temps.
Comme le signalent Roussy et Lhermitte à juste titre, elle affecte certains territoires musculaires avec prédilection: muscles du groupe antéro-externe de la jambe, les jumeaux, les fessiers.
De son fait et associés à l’hypotomie musculaire, les mouvements passifs sont plus amples.
Réactions électriques. — On constate souvent une diminution manifeste de l’excitabilité faradique et même une abolition complète, mais la réaction de dégénérescence est plus rarement observée et elle n’atteindra jamais la totalité des muscles paralysés.
Roussy et Lhermitte constatent et trouvent cela très spécial, aux lésions de la queue de cheval, l’extrême dissociation des troubles des réactions électriques, la réaction de dégénérescence atteignant par exemple un jumeau et non son congénère. Nous dirons pour les compléter, et comme corollaire obligé de ce que nous avons énoncé plus haut (voir troubles moteurs), que c’est un caractère des lésions de la queue de cheval de présenter dans tous les ordres des troubles irréguliers et d’être à type polyradiculaire.
La recherche de la réaction de dégénérescence aura une grosse valeur pronostique.