COMPLICATIONS ÉLOIGNÉES DES BLESSURES DE LA QUEUE DE CHEVAL
Mme Dejerine et M. Regnard nous ont rapporté des cas de troubles oculo-pupillaires tardifs dont deux ont été indiscutablement consécutifs à des lésions de Ia queue de cheval.
I. Chez le premier, où la blessure avait intéressé Ly Sr, on voyait 64 mois après, à l'œil droit : un réflexe à la lumière paresseux, mais conservé. Le réflexe à l’accomodation conservé. Une atrophie partielle de la papille du côté temporal avec rétrécissement hemianopsique du champ visuel du côté temporal pour le blanc et les couleurs.
Dyschromatopsie pour le vert. Acuité 2/3.
Oeil gauche : normal.
Radiographie de la base du crâne : rien à signaler.
II. Chez le second où il y avait un syndrome d’interruption physiologique subtotal à partir de Lis avec syndrome de destruction sus-lésionnel de la moelle. Dissociation syringo-myélique de la sensibilité entre Lin et D xrr.
On voyait une double atrophie papillaire, surtout marquée dans le segment temporal, avec diminution considérable des réflexes pupillaires à la lumière. Acuité visuelle 2/10.
Ces observations sont démonstratives et nous ne croyons pas trop nous avancer en affirmant qu’il faudra à l’avenir considérer les affections de la queue de cheval comme atteignant l’ensemble du système nerveux.
Le réflexe rotulien gauche est plus vif que le droit.
Le réflexe achilléen gauche est vif, le droit presque aboli.
Les Peroneo-femoraux postérieurs existent des deux côtés. Le R. cutané plantaire est en flexion, égal des deux côtés. Les pupilles sont rondes, égales, réagissant bien.
Le 9 mai. — Le malade quitte l’hôpital, amélioré.
L'hypoesthésie diminue graduellement. A droite la thermesthésie est assez floue. Il ne sont pas le passage de l'urine et se mouille perpétuellement. Les fesses sont flasques.
Le malade ne ressent aucune douleur.
Observation que nous devons à l’extrême obligeance de notre ami M. Jean Salmon, intérne des hôpitaux.