‹ Contribution à l'étude de l'évolution clinique des affections de la queue de chevalChapitre 18 sur 28 · LES LÉSIONS DE LA QUEUE DE CHEVAL PAR OSTÉOMYÉLITE VERTÉBRALE · texte numérisé non relu

LES LÉSIONS DE LA QUEUE DE CHEVAL PAR OSTÉOMYÉLITE VERTÉBRALE

L’ostéomyélite vertébrale est rare; Labeyrie qui a bien étudié cette question en 1905 estime qu’il s’en trouve chez l’adulte un cas sur 610 d’ostéomyélite. Il s’en réfère à 55 exemples.

Les localisations sont cervicale et lombaire, mais surtout lombaire et le corps aussi bien que l’arc postérieur de la vertèbre peuvent être atteints. Le pronostic vital est nettement défavorable, le plus souvent mortel.

On a publié dans ces dernières années des cas d’ostéomyélite vertébrale aiguë chez des enfants ou des adultes dans les revues de chirurgie et d’orthopédie ; nulle part il n’existe d'examen neurologique.

Cependant il faut bien reconnaître que c’est par des douleurs irradiées, en ceinture ou descendant vers les membres inférieurs, que commence cette affection. Dans un cas de notre connaissance, le petit malade avait dû supporter des incisions aux genoux puis aux cuisses avant que l’on ne tombât sur le foyer vertébral. (Lu).

A la région lombaire inférieure, la compression porte sur les nerfs de la queue de cheval et la parésie

inégale des membres inférieurs, la perte des réflexes

rotuliens, la rétention d’urines, sont suivies d’atrophies musculaires partielles avec réaction de dégénérescence.

Dans un cas de Hunt, les lésions ont régressé peu à peu et le malade a repris ses fonctions d’infirmier.

Les spondylites chroniques, en particulier celles qui sont dues à la fièvre typhoïde sont bien décrites par Labeyrie.

Le malade accuse des douleurs, localement, et par irradiation à l’abdomen (douleurs en ceinture) au bassin, aux fesses, aux cuisses.

La pression des nerfs est douloureuse.

Le caractère de ces douleurs est de rappeler celles du tabes, par leur atrocité et les périodes paroxystiques. Maïs elles sont souvent comparables à des fourmillements, des brûlures; on trouve des régions hyperesthésiées. L’anesthésie existe parfois. On rencontre aussi moins souvent : des troubles des réflexes consistant en diminution, quelquefois allant jusqu’à l’abolition.

Les sphincters peuvent être troublés; le malade présente d’abord de la rétention, puis de l’incontinence.

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