‹ Contribution à l'étude de l'évolution clinique des affections de la queue de chevalChapitre 19 sur 28 · LES TUMEURS DE LA QUEUE DE CHEVAL · texte numérisé non relu

LES TUMEURS DE LA QUEUE DE CHEVAL

Les tumeurs de la queue de cheval, dont il existe actuellement un assez grand nombre d’observations: cliniques, ont été peu étudiées dans leur évolution d’ensemble.

Les cas rapportés avec étude neurologique détaillée, ne concernant que des malades présentant de gros troubles attirant l’attention sur l’ensemble du système nerveux.

Mais toutes ces histoires ne fixent qu’un moment, pour ainsi dire, de l’évolution et malheureusement, à un stade déjà avancé de l'affection.

Van Gehuchten:) nous signale bien la lenteur et la torpidité primitives de l’aspect clinique de ces tumeurs, mais il n’insiste pas sur le caractère de soudaineté d'apparition des grands symptômes non plus que sur l’acuité extrême qu'ils prennent dès ce moment jusqu’à la période terminale qui surviendra en quelques semaines ou peu de mois.

Anatomie pathologique. — Bien que le nombre des observations de tumeurs de la queue de cheval s’ac- croisse rapidement, peu d’auteurs rapportent le résultat de l’examen anatomique, obtenu grâce à une opération ou à une autopsie.

1) Van Gehuchten, Les maladies nerveuses, 1920, p. 311-312,

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On pourra d’emblée les ranger en deux grandes catégories :

10 Les néoplasmes formés aux dépens de la vertèbre.

29 Ceux formés aux dépens du tissu nerveux.

Nous éliminerons de ce chapitre les spina bifida occulta, malformations congénitales.

19 Tumeur de la vertèbre :

Elle est primitivement étrangère à l’axe nerveux. Ce n’est qu'après un assez long temps, qu'ayant acquis un volume assez considérable, elle atteindra les racines et les comprimera. Il s’agit presque toujours d’un ostéosarcome (cas du Prof. Barré, de Van Gehuchten).

Le premier cas rapporté dans le traité de Van Gehuchten concerne un sarcome de la 32 vertèbre lombaire, dont la détermination fut faite après l’autopsie, Macroscopiquement on avait constaté une destruction de lames vertébrales et une propagation aux muscles.

Dans le cas du Prof. Barré, il apparut une tuméfaction à contours peu nets, à droite de la colonne vertébrale (L;; environ) le tissu était mou, donnant peu de sang lors d’une P L. La tumeur s’accrut lentement. L’autopsie ne put être pratiquée.

Le cas 9 de Parker concernait une tumeur de la face antérieure du sacrum. Mais cet auteur ne dit rien autre chose en fait d'anatomie à ce sujet.

Tripier signale dans sa thèse de 1866 un cancer des corps vertébraux de Cy à Sysecondaire à un squirrhe du sein,

29 Tumeurs nerveuses :

Van Gehuchten signale une tumeur du filum terminale, mais il ne produit que des photographies, aucune anatomie pathologique.

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Parker dans son cas III a trouvé un gliome malin extradural, allant de Lyr à l'extrémité du canal sacré avec un prolongement antérieur sur quelques racines candales. Dans son cas VII, il s’agissait d’un gliome épendymaire au niveau de Lu.

D’après Skversky, ces tumeurs seraient toujours métastatiques.

Ciytologie — Quand on pratique une P L chez un malade atteint de tumeur de la queue de cheval avancée, on se trouve avoir à faire à un syndrome de méningite cloisonnée. Peut-être serait-il indiqué de pratiquer l’étude cytologique du liquide extrait et de rechercher après centrifugation les cellules cancéreuses comme le fait Lœper dans le liquide gastrique. 1)

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1) Lœper, Journal médical français, juillet 1920.

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