‹ Contribution à l'étude de l'évolution clinique des affections de la queue de chevalChapitre 22 sur 28 · I. Période Initiale · texte numérisé non relu

I. Période Initiale

Il est un peu osé de vouloir décrire l’aspect clinique du début d’une tumeur intra-rachidienne de la queue de cheval.

Jamais les signes plutôt légers qui sont constatés ne sont rapportés à leur véritable cause. Bien plus tard, lorsque surviennent les grands symptômes, on retrouve es signes de ce qui a dû être le début, au cours d’un historique précis et fouillé.

Douleurs. — Les troubles douloureux sont minimes, ceux d’une sciatique légère en apparence. Bien souvent, cette sciatique est double. Van Gehuchten dit qu’une affection de ce genre, non expliquée par la présence de diabète, doit être rapportée à une lésion de la queue de cheval par tumeur.

Les douleurs disparaissent au bout de quelques jours ou de peu de semaines. Il faudra plus tard les «extirper » de la mémoïre des malades. Elles conserveront le caractère d’intermittence jusqu’à l’apparition des grands symptômes de la période d'état.

Dans le tableau vraiment riche en détails de tous genres que nous donna récemment Parker, nous nous apercevons que plusieurs de ses malades avaient été opérés uniquement pour ces douleurs, rapportées à tort à d’autres causes (appendicite). Cet auteur retrouva

ne: che

plus tard ces faits en examinant les malades à la clinique Mayo.

Troubles de sensibilité objective. — Ne sont pas encore constitués.

Troubles appareil moteur. — Pas de troubles de la marche.

Aliération des réflexes tendineux. — Apparaissent

très tôt, car les réflexes sont des témoins très fidèles de ce qui se passe dans le système nerveux.

À cette période, ils sont très généralement diminués. Mais il ne faut pas se contenter d'interroger le rotulien ou l’achilléen; il faut aussi rechercher le péronéo-fémoral postérieur qui est le plus bas situé de la série. Sa présence, au cas où le rotulien et l’achilléen seraient abolis, permettraït, étant données les douleurs radiculaires, d’exclure le tabes.

Troubles trophiques. — Ils ne consisteront guère qu’en atrophies musculaires disséminées et correspondant à celles qu’une sciatique-névralgie de même intensité pourra causer.

Les troubles des sphincters. — N’existent pas.

Troubles de la température. — Légère diminution de la température du côté le plus atteint.

Hypotonie musculaire. — On pourra chercher le signe de l’épreuve, la déviation du pli fessier et, mieux encore, la diminution de consistance musculaire qui est très

nette à cette période.

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