III. FÉRIODE TERMINALE
Parmi les observations publiées, peu rapportent la fin de l’évolution d’une tumeur de la queuede cheval.
Voici comment on peut la caractériser: maintien et aggravation de tous les symptômes des périodes précédentes et apparition de phénomènes généraux graves. Car cette affection a un caractère essentiel dans son évolution: progression rapide et inéluctable.
Les douleurs sont continues, renforcées de crises extrêmement violentes. D'abord espacés, ces accès se rapprochent, déclanchés par un léger mouvement, un frôlement, un bruit minime. Ils privent le malade de tout repos.
L’'impotence fonctionnelle est complète, la paraplégie parfois très avancée.
Mais un événement nouveau est constitué par la présence de secousses musculaires et de crises convuisives. Elles débutent par un membre, se propagent au membre supérieur et à la face, puis à tout un côté du corps. Le malade est atrocement endolori dans la suite. De la sudation et de la rougeur de la face leur succèdent.
Troubles trophiques. — Van Gehuchten signale les escharres de décubitus, mais n’en rapporte aucun exemple dans les cas qu’il signale.
Cachexie. — L'état de dépression générale du malade est dû plus encore à ce qu’il est tourmenté par des douleurs atroces, par des crises convulsives, qu’à l’intoxication due à la tumeur. D'ailleurs l’ostéosarcome ne paraît pas donner la cachexie habituelle chez les épithéliomas.