‹ Contribution à l'étude de l'évolution clinique des affections de la queue de chevalChapitre 26 sur 28 · ÉVOLUTION CLINIQUE DES TUMEURS DE LA QUEUE DE CHEVAL · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION CLINIQUE DES TUMEURS DE LA QUEUE DE CHEVAL

19 La marche est lente, au début, pour de multiples raisons. Le symptôme douleur, témoin fidèle del’affection, ne survient que lorsque la compression se produit. Or, le canal vertébral est large dans sa partie inférieure

Au niveau de Ly, il a 32 mm., et les racines sont

rassemblées en un faisceau peu épais. Au niveau de Liv, il à 34 mm.; les racines sont isolées par les méninges recouvertes de la graisse de l’espace épidural. Vers Snxy, nous voyons le canal avoir une largeur de 36 mm.; mais les racines sacrées sont grosses et plus faciles à atteindre de la part d’une tumeur que les racines lombaires.

Les nerfs seront donc comprimés, mais sans lésion véritable et cliniquement, nous aurons des radiculalgies, accompagnées de crises douloureuses légères et espacées, de légers troubles moteurs et sensitifs.

Nous pourrons qualifier cette période d’algique.

2° Dès que le syndrome véritable de la queue de cheval s’installe à la période d'état, l’allure clinique va revêtir quelques caractères spéciaux.

D'abord la constitution du syndrome sera rapide, en peu de semaines les grands signes seront là; les douleurs deviendront vite atroces et continues.

Puis aucun d’entre eux ne régressera, tous auront une tendance à s’accentuer dès lors. La progression sé fera invariablement.

Cette seconde période présentera donc une explosion brusque, pour ainsi dire, de la maladie accompagnée d’une progression rapide.

3° En quelques semaines, nous parviendrons à la période terminale. L'état général sera profondément atteint ; les crises convulsives d’abord localisées, puis généralisées, compléteront ce tableau déjà.si chargé.

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