‹ Contribution à l'étude de l'évolution de la formule hémoleucocytaire dans la tuberculose humaine: son utilisation pour le pronosticChapitre 22 sur 46 · LUE · texte numérisé non relu

LUE

toires ont été excellentes, pas de suppuration. La malade estengraissée,

son état général est excellent.

DATE (1910) 19 avril 6 mai de juin

HÉMOLIODINE ASE LT ee 100 SORTE 1080 KIOPUIS TOUTES PE PET 5.150.000/#.800.000!5.100 .000 GIODUIESIDIAT OS Re 10.540 8.060 6.200 £/ Polynucléés neutrophiles........... 63,18 °/, | 51,88 °/, | 46,29 °/, £, Grands lymphocytoïdes. ........... » » »

8 Lymphocytes (moyens, petits)...... 29,39 41,27 48,84 5 Mononucléés (grands)........,..... 6,0% 5,66 3,47 E Polynueléés éosinophiies........... 0,82 AA 0,92 2 MBSEZOON LT me nn » » »

£ Mononucléés multilobés ........... 0,55 » 0,46 Quotient neutro-leucocytaire .......... 17 1,08 0,8

Image neutrophile du sang et valeur nucléaire

Polynucléés 7 ÿ Tale DATE neutrophiles PET PE TN Il III IV \ V ru 1910) par m.m.c. M | ht Eine nucléaire 3% os De QU sie 19 avril 6.659 11 | 35 | 43 9 2 256 6 mai 4.231 4 | 23 | 36 | 33 4 342 4e juin 2.869 2 | 34 | 44 | 49 fl 315

En résumé, tuberculose ostéo-périostique à foyers multiples (radius et tibia), à température normale. Avant l'intervention (curettages), la formule sanguine donne les renseignements suivants: pas d'anémie, hyperleucocytose (au-dessus de 10.000), hypo-éosinophilie ; la valeur nucléaire est faible.

Après l'intervention, diminution du taux des globules blancs, lymphocytose, augmentation du taux des éosinophiles ; la valeur nucléaire s’est accrue considérablement.

Un mois et demi après, la malade, étant cliniquement guérie, a des rapports leucocytaires de convalescence : lymphocytose d’un haut degré, retour des éosinophiles vers la normale, valeur nuciéaire toujours élevée. Parallèlement le quotient neutro-

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leucocytaire baissait, ce qui a constitué, ici, un phénomène favorable.

OBsERyATION VI Coxalgie. Amélioration

V..., vingt-six ans, coiffeur, salle 17, lit 34, dans le service de M. le Professeur Villar, soufre de la cuisse gauche depuis mai 1909 ; début par douleurs vagues, lourdeur dans la jambe gauche ; gêne de la marche et boiterie en 1909; le malade s’alite, est mis dans un appareil plâtré en août 1909 ; il est à l'heure actuelle (20 mars 1910) dans un appareil plâtré.

V... a été bien portant dans sa jeunesse ; bon appétit ; pas de tendance aux bronchites ; pleurésie à l’âge de dix ans traitée par des vésicatoires ; pas de suppuration ganglionnaire ni auriculaire, pas de tuberculose osseuse.

Pendant son service militaire, entre au Val de Gràce où il reste alité pendant un mois pour une angine avec forte fièvre ; il est réformé temporairement. De retour chez lui, pour éviter de revenir à la caserne, il se fatigue beaucoup, fait des imprudences, s'expose au froid, aussi est-il atteint de congestion pulmonaire ou de pneumonie abortive.

N'a jamais toussé ni craché, en dehors de l’épisode aigu relaté ; nesue pas la nuit; n’a pas maigri depuis qu’il est malade.

Pas d’affections pulmonaires chroniques dans sa famille ; n’a pas, dit-il, de parents tuberculeux.

20 mars 1910. Malade au teint animé, non amaigri, bon état général ; sa hanche gauche est immobilisée dans un appareil plâtré; il existe des fongosités au niveau de l'articulation coxo-fémorale, mais on n’a jamais constaté ni abcès ossifluants, ni trajets fistuleux.

Examen des poumons : Respiration rude aux deux sommets ; diminution du murmure vésiculaire au sommet droit ; pas de bruits anormaux surajoutés.

Pouls : 76 pulsations à la minute ; pouls égal, régulier, tension faible.

Le malade sort de l'hôpital le 22 mars 1910, il reviendra faire refaire son appareil plätré.

Dupérié 6)

US

Examen du sang le 20 mars 1910 :

Leucocytes polynueléés neutrophiles....... 54,50 */, Lymphocytes petits et moyens ............ 37,63 Grands mononucléés...,......,...:....... 5,03 Mononucléés multilobés................. : 0,21 Quotient neutro-leucocytaire.............. 1,2

« Figure du sang » d'après Arneth :

I (noyau étranglé), 45 °/, ; Il, 50 °/. ; IT, 30 */, ; IV, 5 °/. ; V, 0 °/..

Valeur nucléaire (calculée d'après la formule d’Arneth) : 225.

En résumé, ce coxalgique ancien, avec fongosités intra-articulaires, sans fistulisation, présentant des signes d'induration des sommets, a une formule leucocytaire dont les rapports leucocytaires n'accusent guère qu'un peu de lymphocytose avec une valeur nucléaire plutôt faible : formule qui indique en somme la résistance. Cet état du sang est en rapport avec la résistance du sujet dont la tuberculose est depuis longtemps torpide ; néanmoins, la faible valeur nucléaire indique un processus non éteint et doit rendre le pronostic réservé. |

OBsERvATION VII

Tumeur blanche du genou. Ponction évacuatrice, Injections modificatrices. Guérison

Octave E..., trente-deux ans, cocher, entre le 25 février 1910, salle 11, (lit 3), dans le service de M. le Professeur agrégé Bégouin, pour une tumeur blanche du genou droit.

Le début remonte à deux ans et demi. {1 a été marqué par une gêne à la marche, des alternatives de gonflement de l'articulation, avec retour à la normale. Le malade à pendant longtemps continué son travail : il n'a jamais souffert d'autres douleurs articulaires que celles qui siègent dans sa jambe droite. Pas de fièvre, pas d’amaigrissement, ni toux ni crachats ; pas de perte des forces. I entre à l'hôpital pour être ponctionné.

E... nous dit avoir toujours été bien portant ; beaucoup de furoncles dans son enfance ; jamais d’adénites suppurées ; pas de pleurésies ; pas d'affections pulmonaires ; il aurait eu la rougeole et l’influenza.

TR

Pas de syphilis ; blennorragie à vingt et un ans, guérie au bout de vingt à trente jours; depuis, jamais d'écoulement urétral:; pendant l’évolution de la chaude-pisse et dans les années qui ont suivi il n’y a eu ni orchi-épididymite ni gonflement articulaire.

Pas de manifestations de rhumatisme aigu ni chronique ; pas d’affec-

tion cardiaque.

Parents vivants, bien portants ; frères et sœurs en bonne santé, ni tuberculeux ni rhumatisants.

À l’arrivée à l'hôpital le genou droit était volumineux, globuleux, les culs-de-sac synoviaux étaient bombés ; à la palpation on constatait un épaississement de la synoviale avec consistance un peu fongueuse ; choc rotulien net; points douloureux à la pression au niveau des condyles fémoraux. Atrophie légère du quadriceps fémoral droit. -

Pas de manifestations articulaires tuberculeuses autres, pas de syphilis localisée, génitale ou ganglionnaire.

Examen des poumons : Respiration rude aux sommels surtout à droite ; pas d’expectoration,

Etat général très bon ; pas de fièvre.

Traitement : Le 3 mars, ponclion évacuatrice : liquide synovial citrin ; injection d’éther iodoformé.

Le 15 mars, nouvelle injection d’éther iodoformé ; le soir, légère ascension thermique à 38°, retour à la normale le 20 mars, depuis pas d'hyperthermie.

Le 31 mars, à la veille de son départ, élal général très bon ; pas de fièvre ; une ponction dans le genou, la veille, n’a ramené qu’un peu de sang. Plus de choc rotulien, plus de gonflement, retour de l’article à la normale.

Examen du sang de Octave E..., le 30 mars 1910 :

Hémoglobine..... DNS NSP Te TIRE TER 100 °/, Globules rouges par millimètre cube........ 4.991.000 Globules blancs par millimètre cube........ 5.080 ‘Formule leucocytaire :

Leucocytes polynucléés neutrophiles....... 49,43 °/, Petits et moyens lymphocytes............. 38,87 Graiismononneoess2 270. 22... 6,29 Polynucléés éosinophiles ................. 5,39

Rapport neutro-leucocytaire............... 0,9

Figure neutrophile du sang :

o « 7" 41017 1,407, : IL, 4427, : IL, 44 4; V;: 1° : à AR BR eS * 24 Valeur nucléaire {calculée d'après la figure d'Arneth) : 243.

En résumé : malade atteint, d’après M. Bégouin, de tumeur blanche se manifestant surtout par des signes d'hydarthrose, tumeur blanche ancienne, sans fièvre. L'état du sang ne montre ni anémie ni hyperleucocytose ; les rapports leucocytaires dénotent une lymphocytose avec éosinophilie légère ; le quotient neutro-leucocytaire est très bas : la valeur nucléaire normale : formule type de résistance. à

OBservaTioN VIII

Tumeur blanche du genou. Résection. Amélioration

Guillaume B..., cultivateur, âgé de quarante-cinq ans, entre, le 45 janvier 1910, dans le service de M. le Professeur agrégé Bégouin, salle 11, lit 7, pour une tumeur blanche du genou gauche.

Malade depuis un an environ; début par une douleur au genou survenant à la marche, à la fatigue; puis gonflement de l'articulation et gène à la marche, gène plus accentuée le matin après le repos au lit, que le soir au moment où le malade, dérouillé, marche plus facilement. Pas de fièvre au début, pas de sueurs nocturnes, pas d’amaigrissement ni d’affaiblissement notables.

Le genou, devenant de plus en plus gros et douloureux, le malade s’aiite et reste deux mois allongé. Il est enfin envoyé par son médecin à l'hôpital, après avoir subi un traitement d’immobilisation, de pommades, de pointes de feu.

A l'entrée à l'hôpital, on diagnostique une tumeur blanche du genou. Le 27 janvier, résection du genou. Après l'opération, la température du malade reste normale, comme à son arrivée à l'hôpital; ascensions thermiques passagères à 37,6 et oscillations autour de 37°,

1 février 1910. Le malade est mis dans un appareil plâtré.

30 mars. Homme amaigri, assez fortement pigmenté, état général assez bon. Mange peu, digère bien. L'examen de l'appareil pulmonaire

révèle l'existence de lésions de sclérose des sommets (diminution du murmure vésiculaire, avec inspiration rude).

Pas de macro-polyadénopathie. |

Pas d'autre manifestation articulaire tuberculeuse que la lésion opérée du genou, actuellement en bonne voie de guérison et placé dans un appareil plâtré.

Noyau douloureux, volumineux à la queue de l’épididyme du côté gauche. Pas de modifications de la prostate ni des vésicules séminales.

Examen du sang le 30 mars 1910. Formule leucocytaire :

Leucocytes polynucléés neutrophiles..... DR LAON Petits et moyens lymphocytes ............. 35,91 GANTS MONRONUCIÉCS MERE sonaier 14,98 MononuciéesmuLEHO DÉS NC 0,91 Grandes formes lymphocytoïdes............ 1,09 Rapport neutro-leucocytaire............... 0,8

Figure neutrophile du sang :

RTE SR Sn LEE 29,80 ENV OL "2,5 / Valeur nucléaire : 268.

Guillaume B... quitte l'hôpital en mai 1910, ne présentant plus aucune manifestation tuberculeuse en activité. Son état général est excellent.

En résumé, tumeur blanche du genou datant d’un an, réséquée, évoluant progressivement vers la guérison; un mois et demi après l'opération, l’état du malade étant cliniquement satisfaisant, l'examen du sang cadre avec cette euphorie : il dénote de la lymphocytose, un peu d’hypo-éosinophilie, mais une valeur nucléaire assez faible; le pronostic est, somme toute, réservé.

OBsEeRvATION IX

Tumeur blanche du genou. Résection. Amélioration

Jean L..., trente et un ans, chauffeur, entre le 28 décembre 1909, salle 41, lit 8, dans le service de M. le Professeur agrégé Bégouin, pour une tumeur blanche du genou gauche,

Début de la maladie deux mois avant son entrée à l'hôpital, par une douleur dans le genou gauche, de la gène à la marche, puis par du gon- Îflement de l'articulation. Il ne cesse cependant pas son travail, sauf une interruption de huit jours, à la suite d'un gonflement considérable mais passager du genou. Traité d'abord par des pansements humides à l'eau phéniquée, il est enfin envoyé par son médecin à l'hôpital pour y subir une opéralion.

A son arrivée, on diagnostique une tumeur blanche du genou gauche; du 3 au 13 janvier, sa température reste normale. Le 13 janvier, résection du genou. Sauf une poussée thermique à 39,6 le soir du premier pansement, la température reste normale, s’élevant le soir à 37,6 au maximum. La plaie opératoire guérit rapidement, sans suppuration prolongée ni fistulisation.

28 janvier. Le membre inférieur gauche est mis dans un appareil plètré. Jusqu'au quarante-deuxième jour après son opération, la température reste normale.

Pas d'autres maladies antérieures; pas d’affections de la poitrine; pas d’adénite suppurée. Rhumes fréquents pendant l'hiver, mais rapidement guéris; pas de pleurésies; pas de localisations tuberculeuses des os et des ganglions, sauf l'affection qui l'amène à l'hôpital. Depuis le début de sa maladie, notre malade s'est amaigri assez notablement. |

30 mars 1910. Homme légèrement amaigri; état général assez bon; pes de fièvre.

Appareil pulmonaire sain; sommets indemnes. Quelques ganglions axillaires à droite; pas de manifestation articulaire ni osseuse autre que la tumeur blanche du genou.

15 avril. Depuis la fin mars, on a assisté à l’évolution d’une adénite inguinale gauche. Cette adénite qui s’est d'abord développée comme une suppuration chaude, aiguë, lourne court, reste torpide sous la forme d'un gros ganglion inguinal indolore, mais persistant

6 mai 1910. Malade amélioré; n’a plus de fièvre. Appétit assez bon; pas de sueurs nocturnes; avait engraissé depuis quelque temps, mais a maigri de 2 kilogrammes depuis huit jours. Ne tousse pas, ne crache pas, ne soufre pas du ventre. Part en convalescence à l'hôpital Pellegrin.

20 mai. Le malade, au terme de sa période de convalescence, a un

eat ET un bon état général, il a engraissé de 1 kilogramme depuis son dernier examen. Il accuse à la marche une douleur assez vive dans le genou et le cou-de-pied gauches. L'appétit est bon, les digestions faciles. Cependant l'état général n'est pas absolument satisfaisant et Jean L... ne

laisse pas l'impression d'une guérison complète.

DATE (1910) 30 mars | 6 mai 20 mai | 30 mai Hémoÿlobine...…............. » 95 °/, 90 °/, 105 °/, GObWÉs Tours Ar » 5.100.000 ,%.500.000! 5.100.000 CÜGRUIESDAPES 7 EE » 6.200 6.200 1.440 £/ Polynucléés neutrophiles ,| 61,91 °/, | 68,96 °/, | 63,57 °/, | 67,87 °/, £| Grands lymphocytoïdes.… » » » 0,22 :

& | Lymphocytes (moyens, petits). | 20,36 18,96 18,23 14,92 £ { Mononucléés (grands)... .| 12,42 1,58 9,76 13,12 2 | Polynucléés éosinophiles. | 4,68 3,10 3,48 1,58 EI] Mastzellen.....:......... » » » ” £ Mononucléés multilobés...| 0,61 4597 4,86 2,26 Quotient neutro-leucocytaire . | 1,6 2,20 2,4 2,1

Image neutrophile du sang et valeur nucléaire q q

DATES | P ne LE Hat eu AC DE Valeur 1910) par m.m.c. ones LEE nucléaire er sn PS UGS 30 mars 20,7 | 37,8 | 44 3,6 6 mai 4.215 21,8 | 43.6 | 21,8 | 10 20 mai 3.941 20 44 21 12 30 mai 5.049 43,7 | 41,3 | 34 9 |

En résumé, un homme subit une résection du genou pour une tumeur blanche classique ; les suites opératoires sont bonnes, sauf l'apparition d'un ganglion de l’aine qui s’hypertrophie et se congestionne sans arriver au stade de suppuration.

Le sang n’accuse pendant ce temps aucune déviation notable de la formule leucocytaire. Le malade s'améliore, la formule leucocytaire reste sensiblement normale. Les éosinophiles, toutefois, au lieu d'augmenter ont plutôt diminué, toul en ne s’écartant pas beaucoup des proportions ordinaires. Dans ce cas,

Fer

l'examen du sang n'ayant pu être fait qu'après l'intervention, nous ne pouvons saisir sur le fait la réaction du sang à la maladie et l’oscillation en sens inverse qui annonce la guérison, l’amendement. Nous surprenons le sang presque en élat d'équilibre, équilibre peut-être instable d’ailleurs, où les indices hémoleucocylaires de la terminaison du processus morbide n'apparaissent que très faiblement accusés. L'évolution de l'adénite inguinale intercurrente ne semble pas avoir modifié la formule hématolo-

gique.

OBSERVATION X Tuberculose de l’annulaire. Amputation du doigt. Guérison.

A. P..., âgé de vingt et un ans, étudiant, vient à la consultation de M. le Professeur agrégé Sabrazès en février 1908. Depuis six mois, il a au niveau de l'articulation phalango-phalanginienne de l’annulaire gauche une tuméfaction douloureuse avec épanchement pointant sous-les téguments amincis et violacés; hyperostose des extrémités phalangiennes qui sont douloureuses ; à la palpation de la partie tuméfiée on sent de la fluctuation à son point culminant; au-dessous empâtement profond. L’articulation atteinte est coudée à angle droit. Ankylose fibreuse lâche ; pas de ganglions sus-épitrochléens; ganglions axillaires gros comme une olive à gauche ; pas de ganglions à droite.

Le malade à eu dans sa jeunesse une broncho-pneumonie du côté droit. Actuellement, on ne constate aucune lésion pulmonaire.

Appareil circulatoire sain.

Douleurs rhumalismales dans les articulations tibio-tarsienne, coxofémoraie ; névralgies intercostales passagères ; sciatique du côté droit.

Ces douleurs ont résisté à de fortes doses de salicylate de soude et n'ont été soulagées que par de fortes doses d’aspirine (2 grammes).

Ponction de la tuméfaction digitale : on recueille un liquide puriforme contenant quatre fois plus de polynucléés que de lymphocytes : réaction iodophile presque insignifiante.

Intervention chirurgicale le 6 mars 1908. M. le Professeur Chavannaz pratique la désarticulalion du doigt. On ouvre l'articulation, le pus

PP Re qu'elle contient a les caractères précédents, on y trouve en plus d'assez nombreux macrophages. Pas de pyocoques, pas de bacilles de Koch à l'examen direct ; l'examen histologique des fongosités articulaires et des foyers d’ostéile circumvoisins révèle une infiltration tuberculeuse classique avec nombreuses cellules géantes.

Depuis l'opération, l’état de ce jeune homme s'améliore fortement ; son poids à presque doublé, sa taille s’est développée ; il est robuste et s’adonne aux sports. Nous le revoyons le 8 juin 1910 ; il est devenu pléthopique, hypertendu ; on perçoit, à l'examen du cœur, un bruit de galop à la pointe (l'examen de l'urine ne révèle pas d’albumine): il abuse du tabac et se plaint de palpitations pénibles avec angor que nous rattachons à l’intoxication tabagique. L'examen des poumons ne révèle aucune lésion. En somme, /uberculose externe guérie chez un sujet devenu pléthorique.

Examen du sang pratiqué le 8 juin. Formule leucocytaire :

Leucocytes polynucléés neutrophiles ........ 57,80 °/, Petits-et moyens lymphocytes.............; 26,30 CrANASIONONUCIÉES ES MES Loti ce 5,69 Menonuclées MUlIGiObDéS. 0. mel ri 3,89 Polynucléés éosinophiles ....... CS LE PORTE 1,33 Quotient neutro-leucocytaire ............... 1

Image neutrophile d’Arneth :

I (échancrés, 2 °/, ; étranglés, 7 °/.), soit 9 °/,; Il, 42°,.; IL, 37 °/, ; RUE 3 BP ER PE Re Valeur nucléaire : 283.

OBsERvATION XI

Tumeur blanche du coude. Abcès froid ganglionnaire de la joue

M. G..., vingt-sept ans, entre le 19 avril 1910 dans la salle de M. le Professeur agrégé Bégouin (salle 2, lit 22) pour une tumeur blanche du coude gauche.

Le début de la maladie remonte à un an ; il a été marqué par l'apparition d’une douleur au niveau de l'olécrâne gauche, douleur légère se manifestant aux chocs, aux heurts ; peu de gène dans les mouvements,

SRE ee IL y a deux mois, brusquement, le coude a augmenté de volume ; la malade a subi à cette occasion un traitement par les pointes de feu.

Il y a deux mois également apparition, dans la région pré-auriculaire gauche, d'une tuméfaction d'abord dure et peu douloureuse, puis ramollie et provoquant des douleurs irradiées péri-orbitaires, auriculaires et nasales.

Le coude augmentant progressivement de volume, Pank ylose de cette articulation étant complète, la malade se décide à entrer à l'hôpital.

Dans sa jeunesse, M. G... a eu une bonne santé habituelle; grippes passagères : personne nerveuse ; affection de l'estomac à l’âge de vingt et un ans ; était très susceptible de Ja gorge ; à dix-huit ans, amygdalectomie ; nombreuses congestions ganglionnaires à la suite de maux de gorge: jamais d’adénite suppurée aiguë ni chronique. Sujette à quelques douleurs rhumatismales subaiguës dans les articulations humérales. A l'âge de vingt-deux ans, empoisonnement par ingestion de moules toxiques ; guérison au bout d'un mois ; a conservé une diarrhée persistante intermittente. Pas de grossesse ; pas de troubles génitaux.

Dans sa famille: le père, àgé de cinquante-neuf ans, est atteint d'une bronchite chronique ; il tousse et crache surtout l'hiver ; la mère est bien portante ; un frère et une sœur sont en bonne santé. =

A son arrivée à l'hôpital, on constate l'existence d’un abcès froid ganglionnaire à la joue gauche, d'une tumeur blanche suppurée du coude gauche : les deux collections étant non ouvertes, sans infection secondaire. La malade a été traitée par des ponctions nombreuses de ces deux collections purulentes, ponctions suivies d'injections d’éther iodoformé ou d’eau oxygénée. Ce traitement n’a pas amené d’amélioration constatable ; les collections purulentes se reforment très rapidement; les ponctions doivent être renouvelées toutes les quarante-huit heures. La tumeur blanche du coude s’est ulcérée, une suppuration très abondante s’est installée.

Etat général médiocre ; fièvre quotidienne à grandes oscillations vespérales.

Malade très amaigrie déjà à son arrivée, plus maigrie encore actuellement; pesait il y à un an 52 kil. 500. Perte de l'appétit.

Ne lousse ni ne crache ; sueurs nocturnes abondantes.

ts tRers 5 juin. Le pus, retiré par ponction de l’abcès froid pré-auriculaire, ne contient à l'examen direct ni bacille de Koch ni pyocoque.

En résumé, tuberculose à foyers multiples ouverts, avec anémie du type chlorotique, sans hyperleucocytose avec hypo-éosinophilie, faible valeur nucléaire. La malade, traitée par les injections modificatrices, tend plutôt à l’aggravation ; l'hypoglobulie s'accuse, le nombre des globules blancs s'élève au-dessus de 10.000 par millimètre cube : la polynucléose persiste : les éosinophiles restent stationnaires:; il en est de mème du quotient leucocytaire qui reste au dessus de la normale; la valeur nucléaire reste basse.

14 juin 1910. Depuis une huitaine de jours, la malade est améliorée. La température présentant encore des oscillations baisse cependant graduellement ; les forces reviennent, l'appétit augmente ; les suppurations diminuent ; la malade constate qu’elle se sent moins fatiguée. Poids : 52 kil. 900.

Cette amélioration se traduit sur la formule sanguine par des caractères tout nouveaux ; hausse de l’hémoglobine et des hématies; baisse des leucocytes et chute considérable des polynucléés, hausse forte des lymphocytes, augmentation progressive des grands mononucléés et des éosinophiles ; quotient neutro-leucocytaire très bas ; seules la valeur nucléaire et la formule neutrophile indiquent des valeurs basses.

Somme toute, amélioration inespérée se traduisant pardes caractères leucocytaires de résistance.

DATE (1910) 19 mai 29 mai 14 juin LÉO UTC OR RO 35 -/, 40 °/, 80 °/, CIODUIRS TOUTES ee ne er une ee 4.216 .000!3.500.000!4.216 .000 CHONMMENTEONASSE NN ER 6.200| 11.160 8.060 £ | Polynucléés neutrophiles........... 68,10%/2101229%/0007,140)5 £| Grands lymphocytoïdes. ........... » » »

è Lymphocytes (moyens, petits) ...... 24,27 18,55 30,32 8 « Mononucléés (grands).............. 5,86 6,74 9,23 © | Polynucléés éosinophiles........... 0,66 1,44 1,98 AMASIZElleRE TT dun » » 0,22 £ | Mononucléés multilobés ........... 0,45 0,96 1,09

Quotient neutro-leucocytaire .......... 2,2 2,6 1,3

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es Polynucléés III IV \4 Valeur DATE È I II neutrophiles — x an 1910 : ne RE mÉe nucléaire I M |Echan. | Elr.

[. A 27e je) NOTES 19 mai 4.263 44 47 8 [ 0,0 223 29 mai | 8.067 | 29.8 | 57,3 141,3! 1,7 | 0,0 | 251 14 juin 4.605 f0112021149 150 0 218

Ogservarion XI Coxalgie ancienne. Tuberculose épididymo-testiculaire

Emile E..., âgé de vingt el un ans, placé dans le service de M. le Professeur agrégé Princeteau (salle 40 bis, lit 29). Malade depuis le mois de décembre 1908.

Début par une douleur dans l'articulation coxo-fémorale droite, douleur fugace tout d'abord, mais qui s'accroît et nécessite en juin 1909 un traitement par le repos au lit. Il se produit une amélioration, mais lorsque le malade se remet à marcher, il boite. Le malade est traité par la suralimentation, le repos au bord de la mer, à la campagne. En octobre 1909, état stationnaire, traitement à l'hôpital par l’immobilisation dans un appareil plâtré durant deux mois; amélioration notable, disparition dela boiterie, mais persistance d’une douleur dans la hanche malade. En février 1909, en cours de traitement, apparition d’un abcès à la cuisse droile traité par l'incision : suppuration chronique à évolution torpide.

En avril 1909, première suppuralion épididymo-testiculaire du côté gauche; en mars 1910, nouvelle gomme du mème côté et formation d'une collection suppurée.

Opération pratiquée par M. Princeleau : Curetlage, résection du. cordon. A la suite de l'opération, pas de fièvre, bonnes suites opératoires.

5 avril. Bon élat général, pas d'amaigrissement notable, le malade se dit très amélioré. Pas de toux, pas d’expectoration : sueurs nocturnes abondantes.

— 71 — | Appareil pulmonaire : Pas de lésions appréciables. Appareil digestif normal, pas de diarrhée.

Appareil génito-urinaire : La prostate est indemne, le cordon gauche a été réséqué, l'épididyme gauche curetté; suites opératoires normales. Suppuration modérée. Pas d'hyperthermie : oscilations entre 36° et 37,6. 27 avril. L'amélioration relevée précédemment ne se maintient pas.

E... maigrit. La suppuration scrotale à pris des proportions plus

grandes, Ce trajet du cordon réséqué se fistulise et suppure. Les vésicules séminales sont hypertrophiées et douloureuses. La température oscille entre 47° et 38°.

DATE (1910) 5 avril 27 avril RICO 2 TO DIE RTE En tn ea ce de 95 °/. 95 °/. ÉHIODUIE ÉPOUSER ETS AT AT HERO 4.878.000 4.681.000 CO QUIESSDIARCS Re ERA RER Te, 9.920! 14.880 & [ Polynucléés neutrophiles..................... 69,27 */, | 74,29 °/, CPOINUCIÉESÉDSINOpRIIeS" 7 ue am. curiee 3,50 2,59 2 NA SZ O CR Re Te AE es ee » »

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Image neutrophile du sang et valeur nucléaire

Polynucléés . ; Lirepes neuirophiles DES UN Sue IT II IX \ vais (1910) par m.m.c. CR PTE nucléaire 2 LE er 9 WE Br OC 5 avril 6.871 b) 34 37 19 4 280 27 avril 11.054 | 3 31 48 11 1 267 |

En résumé, coxalgie, tuberculose épididymo-testiculaire en

activité avec fistulisation traitée chirurgicalement et progressant malgré les interventions successives (les vésicules séminales sont intéressées). Anémie légère, hyperleucocytose, polynucléose

LE, (yen

à A \ Ds s'accusant à mesure que le mal progresse; le taux des éosino philes reste physiologique; le quotient neutro-leucocytaire est plutôt élevé, oscillant entre 2 et 3; la valeur nucléaire reste assez

basse.

Ogservarion XIII Tumeur blanche du cou-de-pied

Pierre A..., vingt-quatre ans, cultivateur, entre dans le service de M. le Professeur agrégé Princeteau (salle 10 bis, lit 28) pour une tumeur blanche du pied gauche.

Début de la maladie il y a dix-huit mois, à la suite d’une entorse du pied gauche; tuméfaction permanente du pied et douleur à la marche.

Peu de temps après, pleurésie double (le malade, soigné dans un hôpital militaire, à Libourne, aurait subi un traitement sérique pendant trois mois). Très amélioré par le traitement. Le pied, cependant, augmentait de volume, était très douloureux, gênait la marche, qui ne devint possible qu'avec des béquilles. A... fut réformé. Bientôt une collection suppurée collectée sur le bord externe du pied s’ouvrit spontanément, se fistulisa et depuis continue à suppurer.

Entré à l'hôpital le 1° juillet 1909. Première opération le 7 juillet, par M. le Professeur agrégé Venot; deuxième opération le 13 décembre, par M. Princeteau (astragalectomie, résection de la tête du péroné). Depuis, le malade à subi plusieurs curettages suivis d’injeclions modificatrices (iodoforme ef gaïacol). Amélioration locale considérable, persistance d’une fistule et écoulement de séro-pus peu abondant; il persiste encore des fongosités dénotant un processus tuberculeux en activité.

5 avril. Malade pâle, au facies fatigué; pas d’amaigrissement notable. Le malade se dit bien mieux qu'il ne l'ait jamais été depuis longtemps. Tousse un peu, ne crache pas; sujet aux bronchites fréquentes: pas de sueurs nocturnes, pas de douleurs thoraciques.

Appareil pulmonaire : Submatité aux deux bases, avec diminution notable du murmure vésiculaire surtout à gauche, où l’on perçoit quelques râles sous-crépitants.

> Ah

Aux sommets, respiration soufflante, rude, surtout à gauche, où l’on perçoit des craquements secs.

Pas de ganglions cervicaux et axillaires.

Appétit et digestions normaux, pas de diarrhée.

Température subfébrile depuis l’arrivée à l'hôpital (38° à 38,4 tous les soirs).

11 mai. Etat stationnaire avec tendance à l’aggravation de l’état général. Les lésions osseuses sont en bonne voie de cicatrisation; les lésions pulmonaires s’accroissent (craquements secs plus nombreux à gauche”, facies légèrement cyanosé, sueurs nocturnes; température fébrile entre 37° et 38°.

DATE (1910) 5 avril 11 mai HÉMOBIO DIN OR EE RER AA RRNS ie 400 °/. SAT RS Re te Mere 5.150.000 4.433.000 LOU EN SE RER 11.160! 13.640 = Polynucléésneutrophiles#...,:...1..:::,:., 57,85 °/, | 55,04 °/ £E Grands lymphocytoïdes ...................... » » 8 Lymphocytes (moyens, petits)................. 21,54 25,69 Re Monagueléés (grands) #27 ie ue dun 14,75 14,91 'PPolynueléés éosinophiles 7.2... 17:50 #7 3, 76 2,98 E MAS CZ CLONE TORRES AR nn, » »

S| Mononucléés multilobés...................... 2,09 1,37 Quotient neutro-leucocytaire ..................... 1,3 1,2

Pnage neulrophile du sang et valeur nucléaire

Polynucléés 7 7 :

D nds Data | Um | |: V- |, Vileur (1910) par m.m.c. va liéhantl Etr. nucléaire ne QI UE De os 5 avril 6.456 22 |49 |23 5 { 214 11 mai eo 35,7 | 38,5 | 17,4| 8,2 | 0,0 310

En résumé, tuberculose à foyers multiples, externe et interne (pleurésie double). Interventions chirurgicales multiples portant sur l’astragale, la tète du péroné; nombreuses injections modi-

ficatrices. En cours de traitement, l'examen du sang n'accuse pas d'anémie, une hyperleucocytose à 11.000, une mononucléose sans abaissement des éosinophiles ; quotient neutro-leucocytaire égal à 1,2. La valeur nucléaire est plutôt faible. L'état du malade restant à peu près stalionnaire (les lésions osseuses indiquant

cependant une tendance à l'amélioration), on note : un peu d'anémie, hyperleucocytose marquée (13.000), mononucléose, taux des éosinophiles normal; quotient neutro-leucocylaire bas, valeur nucléaire plus élevée que précédemment : formule de résistance, avec pronostic réservé (intensité de la polynucléose, faible réaction éosinophile) dû à l'aggravation des troubles pulmonaires.

OBSERVATION XIV Tumeur blanche tibio-tarsienne droite

Marcel B..., seize ans, apprenti forgeron, entre le 3 mai 1910 salle 41, lit 5, dans le service de M. le Professeur agrégé Bégouin, pour affection chronique de l'articulation tibio-tarsienne droite.

Le début de l'affection remonte en juillet dernier; à ce moment, le cou-de-pied droit a gonflé sans douleur, sans boiterie, sans cause appréciable; depuis septembre 1909, gène à la marche: puis peu après douleur progressive après la marche, calmée par le repos. En septembre, léger traumatisme qui active peut-être l’évolution de la maladie. Depuis janvier 1910, le malade à été obligé de cesser tout travail et ne peut marcher que-péniblement appuyé sur des cannes; il reste allongé ou assis toute la journée.

Pas d'affection pleuro-pulmonaire de l'enfance; rhumes fréquents, mais rapidement guéris; un crachat sanguinolent(?) ces jours derniers. Pas d'affection vénérienne. Père et mère bien portants; pas de tuberculose osseuse ni pulmonaire dans la famille.

6 mai 1910. Gonflement de l'articulation tibio-tarsienne droite, plus marquée au niveau des malléoles, surtout de la malléole interne. Gon-

Îlement mollasse, pseudo-fluctuant sur la face externe, à 1 centimètre en avant de la malléole.

et

La mortaise tibio-tarsienne n'est pas douloureuse; le col de l’astragale présente un point douloureux vers sa face externe.

Il existe une légère mobilité anormale de l'articulation dans le sens latéral.

Les mouvements provoqués de l'articulation tibio-larsienne (flexion, extension) sont limités, très douloureux; les mouvements spontanés sont presque nuls. L

Les muscles du mollet sont manifestement atrophiés, il en est de mème des masses musculaires de la cuisse.

- Au repos au lit, aucune douleur; à la marche, boiterie, douleur nécessitant le repos complet.

Le malade ne lousse ni ne crache, ne sue pas la nuit; l'examen de l'appareil pulmonaire ne révèle aucune lésion pathologique.

Appétit conservé, digestions faciles, pas de diarrhée.

Bon état général, pas d’anémie, pas d'amaigrissement appréciable. Pas de fièvre. ,

Température : Le 3 mai, à l’arrivée, température vespérale, 37,6; les 4 et 5 mai, température vespérale, 37,6; les jours suivants, 37,2.

7 mai. Le membre est placé dans un appareil plätré.

1% mai. Injection intra-articulaire de chlorure de zinc. Le soir même, température vespérale, 37,8; le 15 au soir, 38,6; les jours suivants, 31,4, 91,8, puis 37,2 en moyenne.

25 mai. Ponction de l'articulation; on recueille 3 centimètres cubes d'un pus chocolat, très fluide, à aspect typique de pus tuberculeux ; injection d'éther iodoformé intra-articulaire.

29 mai. Nouvelle ponction de l'arliculation, qui est gonflée et fluctuante dans la région de la malléole externe. On recueille environ 5 centimètres cubes d’un liquide chocolat séro-purulent mal lié, avec de pelits grumeaux. ;

lecherches bactériologiques. — Pas de microbes, d'infection secondaire. À l'examen direct on réussit à voir des bacilles de Koch, une dizaine dans une préparation; les uns, longs et granuleux, isolés; les autres, plus nombreux, petits, non granuleux, en amas de quatre ou Six.

Ensemencement sur bouillon : Résultat négatif.

Ensemencement sur gélose : Résultat négatif.

Ensemencement sur gélose maltosée : Résultat négalif.

Dupérié 6

INR

4 juin. Troisième ponction de l'articulation Uibio-larsienne gonflée el fluctuante. On recueille quelques centimètres cubes d’un liquide sanguinolent, sérosilé trouble où nagent des flocons et des grumeaux fins en suspension. L'examen direct montre des bacilles de Koch beaucoup moins nombreux que lors de la ponction précédente (on réussit à en voir 6, au cours d'un examen attentif, sur deux préparations).

Pas d'amaigrissement; pas de fièvre, sinon une très légère ascension à 37,6 après chaque ponction (plateau thermique à 37° et 36,8.

12 juin. Quatrième ponction évacuatrice de l'articulation du cou-depied : l'intervention est commandée par l'abondance de l’épanchement qui distend les téguments. On retire 20 centimètres cubes d’un séro-pus roussâtre, très fluide, dans lequel, à l'examen direct, on trouve encore des bacilles de Koch (on en trouve 4, grâce à une recherche prolongée, sur une préparation).

L'état général est excellent ; pas d’amaigrissement; appétit conservé:

température normale.

DATE (1910) 6 mai 21 mai 4 juin 12 juin HEMOSIODINE PE PEN PRE TES 90 «/, 100 °/, 90872 CHER Globules rouges... 3.782.000!%.802.000/5.080.000!5.200.000 Globules blancs............. 6.2900| 13.020 17.360 8, 060) £[ Polynucléés neutrophiles .| 67,79 °/, | 70,44 °/, | 66,08 2/7, | 62,63 °/, £| Grands lymphocytoïdes.. » » 0,66 0,21 8 Lymphocytes (moyens, petits). | 14,2: 16,40 18,06 23,80 & { Mononucléés (grands)... ..| 41,86 7,47 8,37 5,21 claMosollen nan » » » » $| Mononucléés multilobés. . | 1,35 3,16 1,98 5,01 Quolient neutro-leucocylaire RTE 2,3 4,9 4,6

Image neutrophile du sang et valeur nucléaire

TE Polynueleés DATES neutrophiles = Valeur (1910) par m.m.c. } nucléaire |

6 mai , 321 21 mai 9: i 302 4 juin ; : 277 {2 juin : 281

n résumé, lumeur blanche du cou-de-pied chez un adolescent ne présentant par ailleurs aucune lésion tuberculeuse en activité.

A son entrée à l'hôpital, l'examen du sang dénole une anémie de moyenne intensité, sans hyperleucocytose, avec un taux d'éosinophiles un peu au-dessus de la normale.

Qualre jours après une injection de chlorure de zinc intraarticulaire, le taux des globules blancs s'est élevé (il en est de mème pour les globules rouges). Le pourcentage des polynucléés neutrophiles a augmenté: celui des éosinophiles à un peu Îléchi; ce qui domine au second examen, c'est l'hyperleucocytose : le nombre des polynucléés a doublé par millimètre cube après l'injection, landis que fléchissait légèrement la valeur nucléaire pour 100.

Ce second examen Lémoignail d’une poussée aiguë due probablement à la réaction de l'organisme au chlorure de zinc; de fait, un abcès intra-articulaire se collectait à ce moment, dont l'examen révélait la nature luberculeuse, avec celle particularilé intéressante de bacilles de Koch facilement conslatables daus le pus.

Alors que du séro-pus, contenant encore des bacilles, se collectait dans l’arüiculation, l'état du malade étant excellent et sa température normale, de nouveaux examens de sang révélèrent le retour des éléments blancs à une formule de résistance plus favorable.

OBsERvATION XV Tuberculose iléo-cæcale hypertrophique, sténosante. Mort

Jean P..., plâtrier, âgé de quarante-cinq ans, entre, le 9 mars 1910, dans le service de M. le Professeur Demons, pour une tuberculose iléocæcale à forme sténosante hypertrophique.

Ophtalmo-réaction nettement positive.

Etat général mauvais. Signes de sclérose pulmonaire des deux som-

mets.

nn

L'imminence de troubles d’obstruction intestinale forcent à une opéralion. Laparotomie ; résection de la tumeur et des anses intestinales.

Le malade meurt quatre jours après l'opération. Hémoglobine, 45°/.; globules rouges, 4.681.000 par millimètre cube; globules blancs, 17.360 par millimètre cube.

Peu de plaquettes sanguines. Pas de réaction iodophile des leucocytes ; çà et là réaction iodophile positive dans quelques plaquettes san-

guines.

Formule leucocytaire :

Polynucléés neutrophiles "mr et 92,5 °/ à E È n Petits et moyens lymphocytes............... 4,5 CTATTSMONOAUCICES RE NT 3,0 Quolient neutro-leucocytaire................ 12

L'examen de fragments de la tumeur prélevés au moment de l'opération révèle une infiltration tuberculeuse typique avec cellules géantes.

OBsErRvATION XVI

Tuberculose pulmonaire au début, non ouverte. Amélioration

Louis S..., dix-sept ans, entre à l'hôpital, salle 14, lit 37, blennorragie ancienne et affection pulmonaire chronique.

Tousse depuis plusieurs années, a tous les hivers des bronchites passagères ; en élé, tousse pendant la nuit et le matin au réveil, ne crache pas.

Pas de pleurésie dans l'enfance. Coqueluche à cinq ans. Pas d’adénite suppurée; écoulement tenace des oreilles; pas de rhumatismes.

Père et mère en bonne santé; un frère mort en bas âge de méningite.

Jeune homme pale et amaigri; toux quinteuse, nocturne et matinale, sans expecloralion; jamais d’hémoptysies. Pas de fièvre pendant son séjour à l'hôpital.

Appareil pulmonaire : Respiralion rude aux eux sommets, avec diminution du murmure vésiculaire au sommet droit où l'on entend des

râles ronflants et sibilants peu nombreux. Les bases respirent librement.

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