DES TRES
Quelques ganglions cervicaux en chainette le long du sterno-cléidomastoïdien; ganglions axillaires bilatéraux gros, à droite comme une noisette.
Cœur : Pas de bruits anormaux, tachycardie ; tension artérielle faible.
Pas d'écoulement urétral récent; mais douleur profonde à la miction; rétrécissement peu serré au niveau de l’urètre membraneux, amélioré par le cathétérisme.
Pas de bacilles dans les crachats.
Ophtalmo-réaction positive, précoce, d'intensité moyenne.
Traitement: Toniques généraux ; antiseptiques pulmonaires; suralimentation.
Le malade sort, le 29 mars 1910, amélioré,
DATE (1910) 19 mars 29 mars HÉROS TO NET ER en ent era 100 °/, 90 °/, TD ERNEST Re EE ES A 5.400.000!5.115.0C0 RO NUIe SEP IAN CPR ET VA RAT de < 0 2 3 42.400] 11.780 PHPPOIYATCLÉESMEUITOPRIICS APR ER RUE 58,24 ?/, | 62,43 °/, £| Grands lymphocytoïides ...................... » 0,54 8 | Lymphocytes (moyens, petits). .................. 25,25 27,83 RMOononnCiéés (EAST rt ue 11,85 4,05 2 | Polynucléés éosinophiles ............. RU 4,64 4,86 Z AS DAC IEC RS TRE VA ee Pr TE UE » »
S Mononucléés MAIDIODÉS AR rune » 0,27 Quotient neutro-leucocytaire.................... RE LE 14,6
SE Polynuclées r ; , | DATES : I ll III I\ \ Valeur eutrophiles | (1910) g de ue = SRE PS © nucléaire P M |Echan. | Etr.
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19 mars He221 46 | 37 Y 0 268 29 mars 7354 a. 18 43 29 7 0 266
En résumé, tuberculose pulmonaire au début, non ouverte, sans expectoration chez un individu jeune, à ophtalmo-réaclion
positive. La faible atteinte de l'organisme se traduit par une formule sanguine de résistance. Pas d'anémie, hyperleucocytose modérée, polynueléés en proportions physiologiques. Taux élevé des lymphocytes et des éosinophiles (4,8); quotient neutroleucocytaire bas (1,6 et 1,3).
Formule de résistance permettant un pronostic favorable.
OnservarioN X VIT Tuberculose pulmonaire au début. Amélioration
Jules B..., dix-neuf ans, entre à l'hôpital Saint-André, salle 14, couchette n° 3, pour épilepsie et troubles pulmonaires. RE
Papille de l'Assistance publique, n’a pas connu ses parents.
Etant enfant, bronchites à répétition pendant l'hiver; pas de pleurésies, pas d'affection pulmonaire aiguë grave. Suppurations chroniques des oreilles ; quelques ganglions sous-maxillaires tuméfiés non suppurés.
Depuis l'âge de dix ans, crises convulsives avec perte de connaissance, morsure de la langue, miction involontaire, survenant trois ou quatre fois par mois, nécessitant des séjours répétés d’abord à l'hôpital des Enfants assistés, puis dans les salles de l'hôpital Saint-André.
Depuis un an, bronchite chronique avec toux nocturne et matinale, pas d’expectoration, très peu de sueurs nocturnes ; pas d’amaigrissement notable; douleurs persistantes dans la région sous-claviculaire droite et dans la fosse sus-épineuse du même côté.
Examen le 10 mars 1910 :
Bon état général; pas d’amaigrissement; pas de fièvre ; pas d'expec-
toralion.
Appareil puimonaire : Au sommet droit, diminution du murmure vésiculaire, respiration rude, craquements secs inspiratoires ; retentissement de la voix et de la toux; base droite saine. Du côté gauche, respiration normale. Quelques ganglions sous-axillaires droit et gauche, pas de ganglions cervicaux.
Appareil circulatoire : Pouls égal, régulier, tension moyenne : 84 pulsations à la minute.
ER
Cœur : Dans la région mésocardiaque, roulement diastolique, souffle présystolique, dédoublement permanent du second bruit. Pas de souffle “organique aux orifices aortiques ni pulmonaires.
Appareil digestif : Langue non saburrale. Appétit conservé, digestions normales, pas de diarrhée, pas de douleurs abdominales.
Système nerveux : Pendant son bref séjour dans la salle le malade a plusieurs crises épileptiques typiques. D'humeur très instable, il quitte brusquement le service.
Cuti-réaction au bras droit positive, précoce, moyenne.
Pas d'éxpectoration.
7 mai 1910. Jules B... est de nouveau à l'hôpital depuis vingt jours. S’étant fatigué, est rentré à l'hôpital à bout de forces, dit-il. Amaigrissement léger à l'entrée, expectoration, fièvre nocturne avec sueurs abondantes; est considéré, nous dit-il, comme tuberculeux. Persistance des crises comitiales.
Auseultation : Obscurité respiratoire aux deux sommets, surtout à gauche ; à droite, après la toux, frottements pleuraux très fins; craquements secs à gauche.
En réalité, les lésions pulmonaires n'ont pas progressé depuis son dernier examen. L'état général est le mème, peut-être un peu d’amaigrissement. Température vespérale : 37,5, 38,2. Le malade se dit amé-
lioré.
DATE (1910) 14 mars 7 mai D EC te ee Dr de aigle 957 100 °/, CHODULOR ON EPS EN PEN Re nr peus 6.000.000 /%.000.000 HONTE ÉDIANR CS ne ec mate mets 140.540, 12,400 £ | Polynucléés neutrophiles...........:......... 74,23 °/., | 70,74 °/, Grands iymphoryhoidés eur... 1 » »
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5\ Mononucléés multilobés............... AN 1,70 0,64 Quotient neutro-leucocytaire.,,.....,,.......... si 27 2,4
Image neutrophile du sang et valeur nucléaire
| 5 Ï | T0 Polynuclées 1] II IV A Valeur DATES neutrophiles 2 Re DRTIRRS ant Es PO ERE S N ETT DT = | 2 fo Êre Le oe Es 14 mars 19/1 5 8 | 46 | 3 4 2 283 7 mai 8.771 24 | 36 | 30 8 > 300
En résumé, un comilial de dix-neuf ans présente des lésions de tuberculose pulmonaire au début, non ouverte, bilatérale, ophtalmo et culi-réaction à la tuberculine positives. Elat général bon. Les examens de sang pratiqués à la fin de deux séjours faits à l'hôpilal montrent des rapports leucocylaires normaux, avec polynucléés éosinophiles en proportions un peu forles (3,5et3,7°/). Quotient neutro-leucocylaire physiologique. Valeur nucléaire forte.
Formule de résistance : pronostic favorable.
OBsEervaTION X VIII
Tuberculose pulmonaire au début, non ouverte. Amélioration
Jeanne L..., âgée de seize ans, entre le 10 janvier 1910, dans le service de M. le Professeur Cassaët (salle 5, lit 23). Vient pour des troubles digestifs et des douleurs dans FPhémithorax droit.
Depuis un an environ accuse des douleurs multiples, siégeant le plus souvent dans lhémithorax droit, accrues par les grandes inspirations et par la toux ; la toux est quinteuse, fréquente; l’expecloration est très spumeuse el présente une coloration spéciale, unilormément rosée, comme si elle était colorée par de l’hémoglobine dissoute.
Troubles digestifs assez accusés; la malade mange très vite, sans mâcher ct ressent après le repas une sensation de brülure à l’épigastre. Constipation habituelle.
Essoulilement rapide, à l’eftort, à la marche rapide: parlois palpitations, pas de douleur à la région précordiale,
Jeanne L... à eu une enfance maladive; il y a cinq ans, fluxion de poitrine; en 1907, bronchite aiguë, pas de pleurésie; tendance &ux bronchites fréquentes.
Père bien portant; mère morte à vingt-neuf ans, d’une affection pulmonaire chronique (notre malade avait deux ans et demi à la mort de sa mère et fut nourrie au sein par elle).
À l’arrivée à l'hôpital, on constate chez Jeanne LL. un état général bon, sans fièvre, sans amaigrissement notable (poids : 46 kilogram mes) :
Appareil pulmonaire : Toux quinteuse, nocturne, expectoralion peu abondante, peu fréquente, rougetre (on soumit la malade à une surveillance active et l'on put constater que la coloration suspecte des crachats était due à une supercherie et provoquée par le saignement voulu des gencives).
Submatité au sommet droit; rudesse respiratoire aux deux sommets, surtout à droite où l'inspiration est saccadée et où l'on perçoit des craquements secs très fins. Pas d'autres signes pulmonaires.
Appareil circulatoire : Pouls égal, régulier; pas de tachycardie, tension artérielle moyenne.
L'auscultation du cœur révèle à la pointe : un roulement diastolique, un souîfle présystolique, un dédoublement constant du deuxième bruit.
Estomac : Dilatation gastrique; signes de gastrite avec hyperchlorhydrie. .
Système nerveux : Jeune fille nerveuse, pathomime, pas de grandes crises de nerfs, mais impatiente, colérique; perte de la sensibilité cornéenne et pharyngienne.
Température normale, oscillant entre 36,6 et 37,4.
Le 46 mars, au moment du départ de l'hôpital. Poids : 45 kil. 700; la toux et l’expectoration ont cessé, la coloration hématique de la salive ne se reproduit plus depuis la découverte de la supercherie.
Les signes pulmonaires sont stationnaires : inspiralion rude ct saccadée aux deux sommets; murmure vésiculaire diminué à droite. On ne perçoit plus les craquements secs.
Ophtalmo-réaction pratiquée le 20 février : positive, faible, tardive.
Cuti-réaction à la tuberculine brute, le 14 mars : positive, précoce, forte,
Examen du sang, le 16 mars 1910 :
Hémoglobiné 2 2-7 cuves? Bar Globules rouges par millimètre cube........ 5.000.000 Giobule sb neR ren MEET ne else 12.400 Formule leucocytaire :
Leucocytes polynucléés neutrophiles ........ 59,66 °/. Petits et moyens lymphocyles............:. 39,19 Grands MOnONUCIÉES A ee 4,90 Mononucléés multilobés................... 0,56 Grandes formes Ilymphocytoïdes ............ 0,24 Polynucléés éosinophiles .................. 0,84 Quotient neutro-leucocytaire........,....... 41,4
Figure neutrophile du sang :
See A6 IV 00 EE NE 0,057.
Valeur nucléaire : 180.
En résumé, tuberculose au début fermée avec ophtalmoréaction et cuti-réaction à la tuberculine posilives; absence de bacilles de Koch dans les rachats; état général bon, apyrétique. Le sang dénote un laux d'hémoglobine un peu faible; de l'hyperleucocylose sans polynucléose, avec lymphocytose et hypo-éosinophilie; quotient neutro-leucocylaire faible. Valeur nucléaire à 180. Le sang indique une accalmie dans l’évolution du processus pathologique; l'hyperleucocytose et la valeur nucléaire faible sont deux éléments d'un pronostic réservé.
Ogservarion XIX
Tuberculose pulmonaire ouverte à évolution fibreuse Amélioration
V..., âgée de vingt-sept ans, institutrice, entrée le 7 décembre 1909, dans le service de M. le Professeur Cassaët {salle 5, tit 23). Malade depuis six ans ; elle est atteinte, dit-elle, de bronchite chronique.
Pas d'affection pulmonaire chronique dans sa famille. Jusqu'à l’âge de vingt el un ans, si l'on excepte une méningite à douze ans, affection