‹ Contribution à l'étude de l'évolution de la formule hémoleucocytaire dans la tuberculose humaine: son utilisation pour le pronosticChapitre 28 sur 46 · ABS TE · texte numérisé non relu

ABS TE

25 mars 9-313

4 avril BIG | ë

5 mai 9.034 46 |39 |14 1 0,0 253 25 mai 15.948 25 | 63,3 | 10,7 | 0,9 | 0,0 219

En résumé, tuberculose avec hémoptysies anciennes, aggravalion progressive des lésions.

Anémie de moyenne intensité et hyperleucocytose avec polynucléose, hypo-6osinophilie croissante, quotient neutro-lencocytaire en augmentation lentement progressive, diminution de la valeur nucléaire : forme d’aggravation progressive.

OBservarTiIoN XXXV

Tuberculose ostéo-périostique à foyers disséminés ramollis : accidents méningés subaigus. Mort. Tuberculome du cervelet

M. L..., âgée de trente-trois ans, domestique. entre le 12 mai 1910 (salle 5, lit 21) dans le service de M. le Professeur Cassaët. Elle vient à l’hôpital parce que depuis un mois environ elle souffre de la tête et vomit,.

Le début de la maladie s’est effectué sans éclat, par l'apparition de maux de tête survenant dars la journée, persistant la nuit, gênant le sommeil, douleur profonde siégeant dans la région pariétale et à la nuque des deux côtés, ne cédant à aucun traitement, Les vomissements se sont installés le 9 avril : vomissements bilieux, survenant à la suite d'efforts très pénibles, en dehors des heures du repas ou après le repas ; jusqu'au 12 avril la malade traîne, puis se décide enfin à consulter un médecin. Jusqu'à ce moment pas de constipation, selle quotidienne non diarrhéique ; dès le début de la maladie, apparition des règles avec une avance légère.

Le 12 avril, la malade est examinée par M. Cassaët qui constate une céphalée persistante, des vomissements incoercibles, pas de constipation, pas de troubles du pouls ni de la respiration ; il ordonne le repos au litet successivement l'application de quatre vésicatoires à la nuque sans obtenir d'amélioration ; potion de Rivière et eau de Vals, régime lacto-végétarien ne calment pas les vomissements.

Au bout d’un mois, alors que l'amaigrissement s’accuse, la malade entre à l'hôpital. Dans l'intervalle, vers le 25 avril, une suppuration froide ancienne de l’extrémité distale du radius à droite se réchauffe, une collection suppurée s’amasse à ce niveau, qui s’évacue par le trajet d'une fistule ancienne profonde.

Depuis l’âge de dix ans, M. L... n'aurait jamais été malade.

Il y à dix ans, l'introduction d'un fragment métallique sous la peau, au niveau du pouce droit, détermina une lymphangite du bras avec adéno-phlegmon axillaire du même côté; cette suppuration, survenue rapidement en trois semaines, s’éternisa et dura plus de six mois; il en

est résulté une cicatrice volumineuse et très irrégulière sur la paroi interne du creux de l’aisselle.

En octobre 1909, introduction sous l'ongle de l’annulaire droit d'une écharde de bois qui détermina une suppuration chronique, une hypertrophie progressive de la phalangette qui devient douloureuse ; l'extrémité du doigt se renîle en baguette de (tambour ; sous l’ongle on voit sourdre quelques gouttes d'un séro-pus jaunàl(re ; rougeur diffuse de toute l'extrémité du doigt.

Vers novembre 1909, gonflement du poignet droit au niveau de l'extrémité inférieure du radius, gonflement qui est suivi d'une suppuralion profonde, cicatrisée au bout d'un mois el qui depuis ces jours derniers s'est rouverte.

La malade n'a pas eu d'enfant, n’a pas fait de fausse couche.

Père mort à soixante-treize ans d'une affection du cœur; mère vivante, asthmatique, nerveuse. Quatre sœurs bien portantes.

19 mai. Malade légèrement amaigrie, rougeur vive des pommettes. Cicatrice à la joue et à la région cervicale droite due à une suppuralion chronique ancienne (adénopathie bacillaire ancienne),

Très peu de raideur de la nuque. Cependant la colonne vertébrale, lorsque la malade est assise sur son lit ou marche, est raide, figée, le corps se mouvant tout d'une pièce.

Pas de signe de Kernig, pas d'exagération des réflexes, pas de troubles de la vue ni de l’ouie ; pas de rétraction de la paroi abdominale, pas de douleurs abdominales ; pas de diarrhée, plutôt depuis quelques jours tendance à la conslipalion.

Les seuls phénomènes morbides, à part les sSuppurations déjà indiquées, sont les vomissements, la céphalée. La céphalée siège dans la région frontale et à la nuque, elle est continue avec paroxysmes quolidiens dans la soirée et pendant la nuit; les douleurs, que la malade compare à des lancements, ne s'irradient pas. Douleurs lombaires du mème genre.

Les vomissements surviennent tous les jours et plusieurs fois par jour, ils s'accompagnent d'efforts (rès pénibles ; ils sont parfois alimentaires, parfois verdàtres et muqueux, Pouls (88 pulsations) égal, régulier, tension normale, Bruits du cœur normaux bien frappés |

da r 7 3. Va . . . .

as de toux, pas d'expectoration, pas de signes de localisation pulmonaire.

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