‹ Contribution à l'étude de l'évolution de la formule hémoleucocytaire dans la tuberculose humaine: son utilisation pour le pronosticChapitre 34 sur 46 · PONT TOT CE RUS · texte numérisé non relu

PONT TOT CE RUS

À droite, au sommet, murmure vésiculaire diminué, souffle expiratoire, craquements humides en avant dans la fosse sous-claviculaire; en arrière, dans la fosse sus-épineuse, emphysème vicariant dans le tiers moyen. Respiration presque normale à la base ; quelques râles humides,

Appareil digestif : Langue humide non saburrale, appétit diminué, digestions faciles, parois toux émétisante: diarrhée liquide, fréquente, pas de mœælena.

Traitement : Gaïacol, vésicatoires, suralimentation, opiacés.

Du 13 au#20 avril, la malade a, toutes les nuits, au cours de quintes de toux très pénibles, des hémoptysies peu abondantes, mais fréquentes ; elle crache ainsi tous les jours un demi-crachoir de sang. Les moyens employés sont peu efficaces : chlorure de calcium, opiacés, ipéca n'exercent que peu d'influence sur cette expectoration.

A partir du 20 avril, cessation des lhémoptysies, persistance de ia dyspnée; fièvre très irrégulière, oscillant entre 37,6 et 39,8; fièvre hectique.

1° mai. Etat stationnaire ; cyanose et dyspnée persistent, la malade ne peut se tenir qu’'assise sur son lit.

Les lésions pulmonaires s’accentuent; on note du gargouillement au sommet droit; la congestion des tiers moyens augmente; œdème des bases; les hémoptysies ne se sont pas renouvelées.

Crachats : Bacilles de Koch en grande abondance (10 à 15 par champ d'immersion), peu de microbes associés.

5 mai. Etat général très mauvais; la cyanose et la dyspnée sont extrêmes, la malade est presque comateuse. On fait à la veine du pli du coude une prise de sang de 10 centimètres cubes pour hémoculture et recherche du bacille de Koch. Dans la soirée, la malade est emportée par sa famille et meurt le lendemain.

Hémoculture : 5 centimètres cubes de sang, addilionnés de quelques gouttes d'une solution stérilisée de citrate de soude à 20 pour 100, sont ensemencés après centrifugation dans 10 centimètres cubes de bouillon. Cinq jours après on ne constate dans le mélange aucune culture microbienne.

Bacillhémie : Pas de bacilles acido-résistants colorés dans le sang.

DATE (1910) de avril 25 avril 5 mai

HÉMOSIODIPE » 90 °/, 80 °/.

Globules ronipes A RER CERTES, » 4.557.000/3.937.000 Cou es MINES ME RE MERE » 9.300! 14.880 £/ Polynucléés neutrophiles .......... 66,59 °/, | 79,48 °/, | 88,64 °/s £| Grands lymphocytoïdes............ » 0,22 » 8 | Lymphocytes (moyens, petits) ...... 15,23 7,98 3,04 is MONODUGIÉ ES IE RANTS) PAPE RENE 14,79 9,28 7,175 2 | Polynucléés éosinophiles .......... 1,68 0,65 0,00 SMS TI ne NUE » » »

Ê Mononueléés multilobés ...,....... 1,68 2,37 0,55 Quotient neutro-leucocytaire ,......... 2 3,8 7,8

Image neulrophile du sang et valeur nucléaire

= Polynucléés r ; DATES neutrophiles RES Re IT II IV Ÿ Valeur (1910) par m.m.c. Mr lente nucléaire 0 ve ge 1e, of 27e 25 avril 7.391 110621102401 621000 270 9 Mal 13.189 22 55 22 1 1 280

En résumé, une tuberculose pulmonaire cavitaire, sans bacillhémie ni microbes d'infection secondaire dans le sang circulant, a été suivie par nous pendant un mois.

Au début, l'état de la malade commençant à inspirer de fortes inquiétudes, les rapports leucocytaires s’écartent peu de la normale.

Vingl-cinq jours après, la situation s'aggrave: on note : une anémie légère, de l'hyperleucocytose avec polynucléose, hypocosinophilie, ascension du rapport neutro-leucocylaire.

In extremis, l'anémie a augmenté, ainsi que lhyperleucocytose (14.000) avec polynucléose, absence d'éosinophiles ; rapport nculro-leucocytaire triple de la moyenne; cependant la valeur nucléaire ne s’abaisse pas.

| Formule d'abord d’aggravation progressive, puis annonciatrice de l'issue fatale.

oi pres Bb 2:

OsservarTion XLV Tuberculose pulmonaire à évolution caséeuse. Mort

Angèle M..., quarante-trois ans, chiffonnière, entrée le 26 janvier 1910, salle 5, lit 17.

Vient à l'hôpital pour une affection pulmonaire chronique.

Début de la maladie il y a sept mois par « fluxion de poitrine », toux, expecloration muco-purulente, frissons, fièvre, douleur dans l'hémithorax droit. Cel épisode aigu dure une quinzaine de jours, puis tout semble rétrocéder. Cependant la malade s’amaigrit, s’affaiblit peu à peu ; sueurs nocturnes abondantes ; toux quinteuse survenant surtout durant la nuit et, au réveil, expectoration tantôt spumeuse et noirâtre, tantôt muco-purulente, jaune verdâtre ; quelques filets de sang dans les erachats ; sensation de fièvre le soir, parfois frissons.

Appétit irrégulier, capricieux, digestions faciles. Alternatives de diarrhée et de constipation.

Femmme très amaigrie, au facies émacié ; maigreur presque cachectique ; suppuration chronique de l'oreille droite.

A l'auscultation, sommet droit, respiration soufflante et quelques craquements humides. Région hilaire submate à la percussion ; dans le tiers moyen du poumon, souffle de condensation ; très nombreux râles humides, soit gros râles muqueux, presque cavernuleux, soit râles sous-crépitants très abondants ; frottements à la base droite. La respiration du côté gauche est forte, rude, légèrement soufflante au sommet.

Haleine fétide, dentition en très mauvais état ; appétit presque nul ; digestions indolores ; selles demi molles quotidiennes, parfois diarrhée tenace.

Cœur : Pas d’altération pathologique des bruits du cœur, tachycardie.

Pendant son séjour à l'hôpital la malade reçoit le traitement suivant :

Révulsion locale : vésicatoires dans la région hilaire droite.

Expectorants (terpine, ipéca) ; toniques du cœur (caléine) ; antiseptiques pulmonaires (carbonate de gaïacol) ; toniques généraux (arrhénal,

cacodylate) : régime de suralimentation (huile de foie de morue, viande crue, elc.).

Examen des crachats: Bacilles de Koch en moyenne abondance avec microbes nombreux d'infection secondaire, streptocoques, staphylocoques, diplocoques, bätonnets Gram négatiis.

14 mars 1910. Etat stationnaire, amaigrissement notable, pàleur de la face, toux et expectoration abondante; température fébrile.

Cuti-réaction à la tuberculine glycérinée, positive, tardive, faible.

25 mars. La malade dont l’état est stationnaire, avec tendance à l'aggravation, quitte brusquement l'hôpital.

17 mai 1910. Angèle M... revient à l'hôpital. Son état à empiré. La toux est incessante et pénible, l'expectoration purulente et très abondante; le teint est terreux, l'amaigrissement extrême. Température élevée à grandes oscillations irrégulières.

A lexamen de lappareil pulmonaire, submatité au sommet droit, sonorité normale à gauche ef aux bases. A l’auscullation, souffle cavitaire et gargouillements au niveau du lobe supérieur droit qui parait excavé dans sa totalité ; lésions de ramollissement du sommet gauche : respiration soufflante, craquements humides,

Perte de l'appétit, haleine fétide ; diarrhée tenace. Suecurs nocturnes très abondantes.

Traitement : Gaïacol, opiacés, toniques généraux, suralimenlation.

23 mai, Amaigrissement profond, lividité du teint; pas d'hippocratisme des doigts. Toux quinteuse pénible, expectoration très abondante ; sueurs profuses : somnolence ; diarrhée incoercible ; haleine fétide ; état général très mauvais. Fièvre hectique.

Pouls, (120 pulsations) égal, régulier, tension faible.

Langue humide, dépouillée : suppuration chronique persistante, mais peu abondante, de l'oreille gauche.

Poumons : Submatité au sommet droit en avant avec douleur vive de la paroi à la palpation ; à ce niveau, souffle cavilaire et gargouillement{s sonores.

À gauche, en avant, murmure vésiculaire diminué, craquements humides.

À droite, en arrière, souffle cavitaire et gargouillements jusqu'à l'angle inférieur de l’omoplate ; respiration rude et pluie de râles sous-

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