‹ Contribution à l'étude de l'examen radiographique dans l'occlusion intestinale aiguëChapitre 8 sur 27 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Rudis-Jicinski rapporte, en 1901, deux observations d’occlusion intestinale diagnostiquées par les rayons X, qui semblent être les premières.

Il s’agit d’abord d’un enfant de 10 ans, qui a avalé un sifflet; celui-ci détermine des crises d’occlusion intermittentes : un examen aux rayons X montra le corps étranger à l’union du grêle et du gros intestin.

En second lieu, c’est un enfant de 12 ans chez lequel on diagnostique une invagination de la partie supérieure de l’illéon. La radiologie montra une occlusion du grêle, en dessous de l’ombilic, près de la ligne médiane, un peu à gauche. À l’opération, on trouve un sifflet avalé, l’enfant, trop fatigué, n'ayant pu le dire.

Pour vérifier la valeur de cette méthode, Rudis-Jicinski l’expérimenta sur des chiens à l’aide de pilules — Ie repas opaque ne devant être utilisé par Riéder qu'un peu plus tard. Satisfait des résultats, il ingère lui-même une pilule pour en suivre les périgrinations dans son intestin, déclarant le procédé très intéressant.

Schwartz, de Vienne, en 1911, en même temps que Béclère en France, décrit la présence d’ombres gazeuses dans le grêle et les images en tuyaux d'orgue dont il indique la signification pour le cas d’occlusion aiguë du grêle.

A. Mathieu, en 1913, à propos de l’occlusion intestinale d’origine cancéreuse, admet la valeur de la radiologie et dit « qu'il faut être d’une prudence très grande quand il s’agit d’administrer du bismuth en doses élevées à un malade en crise d’occlusion.

Stierlin, à la même époque, reconnait la valeur de l’image hydroaérique.

OC

En 1917, Bensaude et Gueneaud font un long travail sur le Radiodiagnostic des sténoses du gros inteslin; ils insistent sur la nécessité de mettre le malade en position droite, la seule qui mette en évidence les niveaux liquidiens. En outre, ils sont les premiers à montrer les avantages que l’on peut retirer de l'administration d’un lavement baryté.

Guillaume, en 1922, dans sa thèse, montre la valeur de l'examen sans préparation, mais il préconise la position couchée qui justement fait disparaître les images hydroaériques.

Jusqu'en 1930, cette méthode semble, en France, être tombée dans l’oubli. Gatellier, Montier et Porcher signalent la constatation des images hydro-gazeuses sans en reproduire l’aspect dans leur atlas.

Mondor, « Diagnostics urgents », édit. 1930, ne semble pas lui accorder une confiance bien grande et il cite Martens, Wortmann, Jeff Miller, qui proscrivent l'examen baryté.

À l'étranger, au contraire, surtout aux Etats-Unis et en Allemagne, dans la période comprise entre 1920 et 1930, ce mode d'investigation est l’objet de nombreux articles et d’études expérimentales; nous citerons parmi les auteurs les noms de Case, Ochsner, Granger, Wangensteen, Kalbfleisch, Del Campo, Hintze, Martens, Weber.

Eu France, à partir de 1930, certains utilisent l'examen radiologique dans l’occlusion intestinale aiguë : Trémolières, Zadoc-Kahu, Kwong, Cain et Meyer, Bizard et Vandenhorp, A. Bernard. En 1933, Ledoux-Lebard, dans son traité de « Radiodiagnostic clinique » déplore la crainte qu'il suscite chez les chirurgiens. Les publications se multiplient et cette question, en 1935, est l’objet d’un certain nombre de rapports et de longues discussions à la Société nationale de chirurgie et à la Société de radiologie médicale de France.

Nous tenons à rappeler les articles des auteurs bordelais sur cette question : les docteurs Guichard et Auriac en 1933, A. Laporte en 1934, et le docteur Charbonnel en 1935

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