‹ Contribution à l'étude de l'extraction secondaire des corps étrangers intrathoraciquesChapitre 10 sur 26 · CET PR · texte numérisé non relu

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sur la ligne du mamelon, le projectile étant situé à 8 centimètres 1/2 de profondeur. A vant qu’on éteigne la lumière, on note l'endroit où se fera l’introduction de l'instrument d'extraction, dans le cas particulier dans le cinquième espace, à 7 ou 8 centimètres en dehors du repère. On prend un bistouri, avec lequel on ponctionne à cet endroit soit la peau seule comme l'enseigne Petit de la Villéon, soit l'espace intercostal tout entier en créant d'emblée le pneumothorax nécessaire et en ouvrant la route, comme le faisait Popp. On a créé ainsi une boutonnière large comme la lame du bistouri, ou un peu plus si le projectile est gros.

On remplace immédiatement le bistouri par l’exmilé de la pince et l’entrée de l'air est ainsi réduite au minimum : un pelit sifflement el c’est tout. La grosse difficulté pour le non-radiologiste, sur laquel!e n’insistent pas du tout les créateurs de la méthode, c’est alors de diriger la pince sur le corps étranger. Le néophyte a tendance à croire qu'il va se perdre dans cette masse molle, sans résistance, où il pénétre sans obstacle. Evidemment s’il y a erreur de route, ‘on peut se reprendre, comme nous l’avons fait dans l'observation IV ou même modifier la direction de la pince introduite (obs. V); ces vagabondages en tissu pulmonaire, pour s’être montrés sans danger, sont tout de même un peu troublants et il y a lieu de les réduire au minimum. Pour cela nous avions l'habitude, avant d'éteindre, d'apprécier grossièrement dans l’espace la place du projectile par rap-

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port à la peau et d'enfoncer la pince de quelques centimètres dans la direction présumée ; on faisait alors l’obscurité et on continuait la route amorcée sur la même ligne es au voisinage du point visé.

Pendant toutes ces manœuvres, nous n’avons rien remarqué de particulièrement inquiétant dans l’état général du malade : quelques respirations précipitées, un ralentissement du pouls assez constant ei c’est tout. Mise en marche de l’'ampoule, rétréeissement du diaphragme au minimum de manière à voir nettement l'éclat et le bout de la pince, séparés par un espace clair.

A ce moment décalage de l’ampoule, moyen simple de vérifier la position respective de l’un et de l’autre sans bouger le malade. La pince se mobilise-t-elle moins vite que l'éclat, on est trop superficiel ; se mobilise-t-elle plus, on est trop profond. On arrive par tâtonnement el très rapidement avec un peu d'habitude à un déplacement égal : on se trouve au point cherché.

On pousse hardiment et on mobilise alors le corps étranger et sa zone de réaction. Il s’agit de le décortiquer et de le saisir, ce qui est plus ou moins facile selon les cas. Il faut surtout s'être bien pénétré du dogme de la tolérance du poumon et ne pas avoir peur, faute d’être obligé d'abandonner à ce moment, comme le firent certains timorés, ce qui est dommage. Après quelques gratlages énergiques, la coque s'effondre en un point et on a le contact parfait per

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