I. — Projectites pulmonaires corticaux
On a à sa disposition trois procédés de thoracotomie.
1° Le procédé de Marion, qui consiste en une résection costale sans couverture de la plèvre. Le poumon est suturé à la plèvre pariétale par quel-
ques points transfixiants : cette preumopexie effectuée on pénètre dans le tissu pulmonaire sans créer de pneumothorax. ;
2° Le procédé de Duval qui s'exécute en plèvre libre, après résection costale. Un cône pulmonaire est attiré au dehors et on pratique l'extraction du projectile pour ainsi dire en dehors du thorax.
3° Le procédé de Mauclaire qui est un procédé radio-opéraloire, une sorte de compromis entre la méthode de la pince et les procédés précédents. Get auteur estime prudent de pratiquer une thoracotomie systématique, de manière à pouvoir pratiquer un lamponnement s’il survient une hémorragie après V’ablation du projectile à ta pince.
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Nous reviendrons dans le chapitre suivant sur ces différentes techniques pour l'extraction des corps étrangers du poumon.
IT. — Projectiles du médiastin postérieur . Deux procédés sont en présence : la {horaco-pneumotomie postérieure économique, avec résection costale entre omoplate et rachis, préconisée par Petit de la Villéon et la thoracoltomie large transpleurale antéro-latérale, qui, d’après Le Fort, permet d'accéder sur la totalité du médiastin postérieur.
Nous laissons de côté la voie extrapleurale, autrefois exécutée sur le vivant par J. L. Faure pour aborder l’œsophage, qui est d’une gravité et d’une difficulté considérables et qui par cela même mérite l'oubli. |
: Le procédé de Petit dela Villéon, bien que donnant peu de jour, mème complété par la résecticn de l'articulation costo-vertébrale et des apophyses transverses proposée par Ferrari, s’appuie surun nombre de succès assez imposant : on n’en saurait tirer argument pour le considérer comme procédé de
choix, car il laisse à peu près désarmé en cas d'accident. C'est un reproche qu’on à adressé aussi à l'extraction des projectiles corticaux à la pince, mais qui à notre avis doit être pris en beaucoup plus sérieuse considération pour le médiastin en raison de l'importance des vaisseaux qui peuvent être lésés.
La voie transpleurale large est un procédé plus chirurgical et, bien que sans doute plus traumatisante, ne comporte pas ces restrictions