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Ilen résultait que nous avons pu assister à une extraction de projectile d'un membre par ponction de la peau au bistouri, au point le plus proche, introduction d’une pince à grand renfort de biceps, prise du projectile sous rayons, et extraction non moins brutale. Ilest juste de dire que les trajets d'extraction ne suppuraient pour ainsi dire pas. Cette façon de faire n’est pas défendable ; et cela pour les raisons bien simples que des organes importants peuvent être lésés et que le principal de la blessure, c’est-à-dire le trajet du projectile, passait du second plan quand il n’était pas purement et simplement laissé de côté. Tel n’était pas l'avis des extracteurs sous écran, qui non seulement conti» nuèrent à enlever des projectiles des membres,même . en zone dangereuse, d’ailleurs avec des résultats divers et pour cause, mais se mirent à en enlever du poumon, pratique admissible dans certains cas, et se proposèrent d’en enlever des médiaslins, dû cerveau, et même du cœur, pratique définitivement condamnable,comme l’a jugée avec raison la Société de Chirurgie.
La question à se poser, en ce qui concerne le poumon, est donc la suivante : quels sont les cas qui sont justiciables de la méthode de la pince sôus écran, sans danger ?
Dès qu'il y aura danger, il faudra s'adresser aux procédés d'extraction à ciel ouvert, qui permettent
seuls d’y parer.
Si la question est simple à poser, elle est plus