CHAPITRE Il
Les méthodes radioscopiques en chirurgie thoracique
Les deux parties de ce travail présupposent pour des raisons différentes l'emploi de la radioscopie comme moyen d'extraction des projectiles du thorax : l’une à trait en effet à une méthode entièrement radioscopique, c’est l'extraction à la pince sous écran.
L’extraction à ciel ouvert, est d'autre part considérablement aidée par l’usage des rayons qui permettent d'enlever le projectile à coup sûr: nous pourrions même presque dire que la radioscopie est indispensable ; car on n’a pas le droit de tenter une thoracotomie, opération grave, légitimée par la présence d’un corps étranger nocif, si on court le risque, si minime soit-il, de le manquer; ce qu’on ne peul se flatter d'éviter avec les autres procédés de localisalion.
On a à sa disposition, pour le thorax, tous Îles procédés de repérage qui ont été proposés et ultilisés au cours de la guerre; mais il n’est pas exagéré de dire que là plus qu'ailleurs, l'emploi des rayons
P. Fouquiau 2
est la méthode de choix, car là plus qu'ailleurs, il est essentiel de ne pas passer à côté du but qu’on se propose : l’ablation d’un projectile nocif. Se reprendre pour un projectile des membres difficile et que l’on n’a pu trouver est chose concevable et légitime, faire des thoracotomies iteratives ne l’est pas.
Nous ne parlerons donc pas ici, pour les thoracotomies, des différents procédés de fortune qui ont été imaginés. Nous ne dirons qu’un mot des divers compas qui ont été employés. À Lous ces appareils, fort ingénieux et qui ont rendu de réels services on peul faire les reproches suivants. Une bonne partie des projectiles de la région thoracique ont la caractéristique d’être mobiles, soit avec le poumon soit avec le cœur. Cette mobilité, sans interdire à proprement parler l’usage de ces instruments, nécessite quelques artifices gênants sur lesquels nous n’avons pas à nous étendre ici.
Pour des raisons analogues, dans des interventions aussi complexes que les thoracotomies, il est malaisé de conserver aux tissus, dans lesquels l'opérateur doit évoluer, la situation qu'ils avaient au moment où à été prise l’image radiographique d’après laquelle le compas est réglé. Enfin les échecs sont irrémédiables.
Tous ces inconvénients sont réduits à néant par les procédés radioscopiques purs, à l’aide desquels le chirurgien ou le radiologiste voient le projectile, ce qui laisse loute facilité, soit pour modifier la technique opératoire, autant qu’il en est besoin au
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succès les tentatives manquées.